jeudi 29 décembre 2011
Ecorcheurs de Provence
mardi 27 décembre 2011
Ghost in the machine
lundi 26 décembre 2011
La vérité était ailleurs
Au moment où commencent les mutineries de 17, Kris emmène le lecteur dans les premiers chars d'assaut, dans un hôpital militaire, dans un souterrain gazé. Il donne la parole à tous types d'acteurs de l'époque, et insiste sur le hiatus entre la vision romantique que beaucoup de soldats avaient de la guerre à ses débuts et la confrontation permanente à la réalité macabre et grotesque du front. Il met aussi en évidence la manière inhumaine et pleine de morgue avec laquelle les officiers traitent la troupe. On découvre aussi comment la République envoya au front des mineurs délinquants, dans une mascarade de réhabilitation dont aucun ne sortit vivant. On voit enfin un arrière qui n'imagine même pas les souffrances qu'endurent les hommes au front, et des poilus qui se sentent devenus parfaitement étrangers à tous ceux qui n'ont pas connu le feu. Le dessin de Maël illustre à merveille la confusion des sentiments et des situations.
PS : A noter un remerciement de Kris à mon vieil ami André Loez pour ses travaux au sein du Crid 14-18, celui-ci par exemple.
Notre mère la Guerre t3, Kris, Maël
Résistance germaine
En Germanie, le préfet Varus, obscène, brutal, et corrompu, ruine à lui seul toute chance d'une acceptation de la Pax Romana. Dans les profondes et sombres forêts teutoniques, la révolte gronde. Arminius, officiellement romanisé, travaille en sous main avec les rebelles germains, et Marcus est envoyé le rejoindre sur les marches par Auguste, avec la mission de "mettre un terme", si nécessaire, aux "fonctions" de son frère de lait. Alors que les tribus germaines rêvent de secouer le joug de Rome, les deux protagonistes de l'histoire se retrouvent dans des camps opposés. On imagine sans peine que les deux derniers tomes verront leur antagonisme culminer et se résoudre dans le sang.
Les aigles de Rome t3, Marini
dimanche 25 décembre 2011
Delicatessen
samedi 24 décembre 2011
Time of high adventure
vendredi 23 décembre 2011
Under
jeudi 22 décembre 2011
Me and you, and you and me
mercredi 21 décembre 2011
Love is danger (Virgin Prunes)
La morsures de la passion, Michele Hauf
Ils ont aimé aussi : Val, Lhisbei, et Cédric.
Back to the Winter Time Travel
mardi 20 décembre 2011
Idées-cadeau pour Noïel
samedi 17 décembre 2011
Loin des yeux, loin du coeur
Non, ce qui fait l'intérêt de cet album c'est l'histoire qu'il raconte. L'histoire du massacre de Nankin, perpétré par les Japonais entre 1937 et 1938. Une histoire peu connue en Occident, une histoire que des historiens japonais révisionnistes tentent régulièrement de remettre en cause.
En 1937, durant la guerre sino-japonaise, l'armée nationaliste chinoise est vaincue à Nankin. L'armée japonaise entre dans la ville, et pendant un mois environ, elle va se livrer à des exactions rarement observées ailleurs. Exécution de prisonniers de guerre en violation de toutes les conventions internationales, massacre de civils, destruction des cadavres par le feu, concours de décapitation, viols de masse (femmes de réconfort), et tant d'autres choses qu'il faudrait des pages pour les raconter. 300000 tués selon les estimations, et au moins 20000 violées, y compris de très jeunes filles. Nul ne put protéger la population de Nankin, malgré les tentatives de quelques occidentaux dont John Rabe, membre du parti nazi qui tenta d'utiliser l'alliance de son pays avec le Japon pour sauver le plus possible de chinois. Ici, nous nous souvenons d'Oradour, qui prouve que les nazis étaient très méchants, de Coventry, qui montre qu'ils ne respectaient rien, de Dresde ou d'Hiroshima, qui prouvent que les alliés aussi ont été des salauds, et ça nous fait du bien d'en être sûrs, tant les occidentaux aiment s'auto flageller. Mais le massacre de Nankin est peu connu en Occident, d'abord parce que les Japonais c'est des amis, ensuite parce que les Chinois, ben, c'est des chinois. Voici l'occasion de réparer cette insultante erreur.
Nankin, Nicolas Meylaender, Zong Kai
Enfin : La morsure de la passion
vendredi 16 décembre 2011
Un poisson de 60 tonnes
"The Old Man and the Wasteland" est un roman post apocalyptique de Nick Cole. Il est court, bon marché, mais surtout c'est un adaptation du « Vieil homme et la Mer » d'Hemingway. En ce qui me concerne, je n’avais pas besoin d’en savoir plus, et je remercie Cédric Jeanneret de m’avoir fait découvrir ce petit texte.
Dans un futur relativement proche, en Arizona, une petite communauté survit après la guerre nucléaire qui a détruit la plus grande partie de l'humanité. Un vieil homme dont nous ne connaîtrons jamais le nom est « maudit » ; il n'arrive plus à trouver les artefacts de l'ancienne civilisation. Le village de chasseurs-cueilleurs auquel il appartient arrive d’habitude à améliorer l'ordinaire en récupérant les restes utilisables de la société américaine d’avant la destruction. Piles, médicaments, conserves, aident à adoucir un peu une vie particulièrement difficile. Le vieil homme ne trouve plus, rien ; les autres villageois le disent maudit et refusent qu’il les accompagne dans leur quête quotidienne de récupération, pour ne pas être affectés par sa malchance.
Après presque quatre-vingt jours de disette, le vieil homme décide de partir loin, plus loin qu’il n'est jamais allé, pour tenter de ramener le plus bel artefact qu’on ait jamais vu. Seul dans le désert, il connaîtra la faim, la soif, la maladie, les affres de la chaleur et de la solitude. Il oscillera souvent à la limite de la folie. Il lui faudra survivre à des rencontres avec des animaux sauvages, mais c'est au contact des rares hommes qu'il sera le plus en danger. Après avoir failli mourir piégé dans un motel abandonné, le vieil homme découvrira son requin, sous la forme d'une brute dégénérée qui n'a guère plus de sens moral qu'un squale et qu’on peut se représenter comme le Pluto de La Colline a des Yeux.
"The Old Man and the Wasteland" est agréable à lire. C’est d’abord une adaptation assez fidèle du roman d'Hemingway qui en reprend donc les qualités narratives. Dans le roman d'Hemingway le vieil homme a un ami qui lui fait confiance et le motive, un petit garçon. Ici c'est la petite-fille du vieil homme qui joue ce rôle, même si le lecteur la voit peu. Il lui parle dans sa tête, il agit pour elle, elle est ce qui matérialise, pour lui, sa communauté. C'est elle qui le verra revenir, dans un final plus optimiste que celui d'Hemingway. Comme chez Hemingway, ou dans le superbe film avec Spencer Tracy, on sent la solitude, le désespoir, la détermination sans faille. Le vieil homme se parle à lui-même, s’encourage, pèse les options qui s’offrent à lui. Il va toujours plus loin sans savoir s’il trouvera les provisions qui lui permettront de revenir au village. Qu’importe, il continue. S’il finit par trouver son « poisson » et gagner son défi contre la nature, c’est qu’il est poussé par une foi et une dédication que rien ne peut entamer. Il sait bien que les villageois prendraient soin de lui s'il n'allait plus à la cueillette aux artefacts ; il choisit néanmoins de mettre sa vie en danger pour ramener quelque chose d'utile au village, tant il est capital pour lui de prouver qu'il n'est pas maudit. Il se confronte volontairement à une nature hostile, mais surtout à des résidus d'humanité qui n'ont plus d'humains que la forme, et encore. La Horde, qui vit à quelques jours de marche du village, est composée d'êtres sans culture, sans morale, poussés par des pulsions que rien n'arrête. On y pratique le meurtre, les sacrifices humains, les viols de routine, autant de barbaries commises sans même y penser. Inconnue des villageois, invisible comme les requins sous les eaux, elle est une menace mortelle pour le petit groupe de survivants auquel appartient le vieil homme. Sans la folie de ce dernier qui la met à jour involontairement, que serait-il advenu ?
"The Old Man and the Wasteland", sans être le roman du siècle, est une histoire post apocalyptique plaisante, agréable à lire, nantie d'une tension qui monte progressivement jusqu'à un final revigorant. Nick Cole mêle intelligemment les inquiétudes, les pensées, les espoirs d'un homme seul, engagé dans une quête qui le dépasse, et qui vit dans la compagnie permanente des souvenirs d'une époque révolue où la vie était plus simple. Le vieil homme est vieux, il a connu l'avant, et cet avant avec lequel il est en paix ne le quitte jamais. L'histoire du vieil homme est, comme chez Hemingway, une histoire de courage, d'abnégation, de dignité, mais elle dit en plus, chez Cole, la volonté de survivre à la catastrophe tout en restant humain.
The Old Man and the Wasteland, Nick Cole
Lu dans le cadre du Challenge Fins du Monde de Tigger Lilly
mardi 13 décembre 2011
Qu'y a-t-il de mieux dans la vie ?

"Chien du Heaume", Grand Prix de l'Imaginaire 2010 aux Imaginales, est un anti roman de fantasy, écrit par une jeune femme qui pratique la forge et l'équitation. Attirance / répulsion pour ce style ?
De fantasy d’abord, il n’est guère question. Peu de magie, un merveilleux plutôt étrange, onirique, jamais clairement détaillé. "Chien du Heaume" pourrait devenir, sans y changer grand chose, un roman historique pur, un roman de chair et de sang, sans la moindre once de mana.
Justine Niogret prend ensuite les codes sexuels (sexistes ?) de la fantasy et les retourne ( ! ) allègrement. Chien du Heaume est une femme, mais pas une prostituée ou une princesse à sauver (ce qui, honnêtement, revient un peu au même). Elle est une mercenaire, compétente et brutale, maniant la hache là où tant de héros de fantasy s’illustrent à l’épée. Non contente d’être une combattante, elle n’est même pas belle comme Red Sonja, ni séductrice comme Althéa Vestritt, ni merveilleuse comme Galadriel. Elle est plutôt laide, grassouillette, sans charme ni grâce. Elle n’a pas de sexualité (visible en tout cas), et n’exprime aucun désir fort sur ce plan. Elle ne veut pas d’enfants.
Chien du Heaume ressemble au Conan de Jonh Milius. Taiseuse, rude, dure, brute de fonderie, elle choisit ses rares amis avec grande parcimonie et s’accroche à sa hache comme Conan à son épée, cherchant l’origine de l’arme comme le cimmérien cherchait deux serpents face à face mais ne faisant qu’un. Comme lui Chien du Heaume peut inspirer l’admiration mais sûrement pas l’amour. Elle n’est pas de ceux sur qui on écrit des chansons.
Chien du Heaume n’est pas non plus une héroïne ou une figure chevaleresque. Elle sacrifie une petite fille pour sauver sa vie. Elle n’éprouve que mépris pour les paysans. Sa quête ne concerne qu’elle ; elle recherche son nom véritable. Elle n’aide jamais la veuve et l’orphelin, et laisse même massacrer un village entier sans intervenir. Certes, elle aide son ami le chevalier Sanglier, mais il n’y a rien d’héroïque à aider un ami. C’est un devoir naturel. Et puis des batailles, il n’y en a pas. Ou si peu. On se souvient des batailles passées plus souvent qu’on en vit de nouvelles. Ce temps est derrière. La nostalgie pèse (surtout sur Sanglier) mais l’inertie est trop forte. Quitter le confort, même décrépit, du castel pour partir dans un océan de gloire, il ne le peut pas. Son ost non plus. Les deux seules pertes enregistrées dans cette troupe seront dues à un guerrier surnaturel et à une traitrise pendant un combat pour rire. Les vieux guerriers sont pitoyables. Ils auraient du mourir au combat, les lits ne sont pas pour eux, ils y pourrissent.
Le monde de Chien du Heaume est crépusculaire. Le temps de la guerre et de l’héroïsme à la Conan a été ; il est révolu. Les chevauchées sont rares, d’ailleurs Chien du Heaume n’aime pas les chevaux. Les belles et jeunes dames ne trouvent pas de champion, et s’en vengent par traitrise. Les villes fleurissent et prospèrent, remplies de miséreux attirés par leur lustre comme des phalènes par le feu, d’artisans regroupés par quartiers, et de richesses en quantité presque incroyable. Une religion « nouvelle », une religion de prêtres, s’insinue et traque, comme de juste, les anciennes croyances et leurs tenants.
Tout ceci fait de "Chien du Heaume" un roman intéressant, de part le sort funeste que l'auteur réserve aux conventions de la fantasy. De plus, le style de Justine Niogret sert à merveille son récit. Son parler est rude comme ses personnages, sonne vraiment médiéval, mais d’un médiéval à la Martin de la Chair et le Sang, pas à la Lancelot du Lac. Même les parties non dialoguées profite de ce style brut et économe de mots qui évoque le récit d’un chroniqueur peu disert. La forme du récit en sert parfaitement le fond. Le ciselage de l’œuvre est réussi.
Et pourtant, je n’ai jamais vibré à la lecture de "Chien du Heaume". Une quête trop quelconque à laquelle même Chien du Heaume ne semble plus s’intéresser au bout d’un certain temps, des évènements trop peu liés les uns aux autres et qui donnent l’impression d’être une collection de nouvelles accolées, trop peu de grandes douleurs, de rushes d’adrénaline, ou de moments de quête véritables, une résolution trop rapide et un peu moliéresque, un personnage de reine noire qui aurait pu faire plus et ne le fait pas, jusqu’à une fin cathartique. Cheminant du début à la fin, je me suis parfois un peu ennuyé, comme extérieur à ce que racontait le roman, comme observant un objet d’art réussi techniquement mais dépourvu d’émotion. "Chien du Heaume" n’est pas le retable d’Issenheim, c’est bien dommage.
Chien du Heaume, Justine Niogret

L'avis de Xapur
dimanche 11 décembre 2011
London's burning

Juste un mot pour signaler cette traduction de Panini. Mini-série en six épisodes de Ian Edginton et Davide Fabbri, "Victorian Undead, Sherlock Holmes versus Zombies" mélange allègrement Sherlock Holmes, le professeur Moriarty, des zombies, du steampunk. Sans être indispensable, c'est distrayant et très agréable à lire, (et d'autant plus pour les amateurs du détective de Baker Street et/ou de zombies) quand tant de comics sont objet de regrets dès qu'ils sont refermés. L'histoire est enlevée, sa progression est logique et rythmée, le dessin plutôt joli, et la colorisation (avec beaucoup de vert) appropriée.
Un bon moment de lecture que je ne peux que conseiller à tous ceux que la couverture, très réussie, inspirera, et en attendant la seconde saison "Sherlock Holmes versus Dracula".
Victorian Undead, Sherlock Holmes versus Zombies, Ian Edginton, Davide Fabbri
samedi 10 décembre 2011
What we do in life echoes in eternity

En refermant "Nicolas Eymerich, inquisiteur", le roman très connu (et primé) de Valério Evangelisti, j’étais extrèmement dubitatif, et c’est un euphémisme. Roman « à sketches » entrelacés (là, j’exagère un peu), "Nicolas Eymerich, inquisiteur" fleurait bon le roman SF de gare, noyant son inconséquence scientifique sous un discours fumeux à la Star Trek. Ainsi donc, Nicolas Eymerich, inquisiteur ayant réellement vécu au XIVème siècle, enquête, dans l’Espagne de la Reconquista, sur la résurgence incongrue d’un culte antique en terre récemment rechristianisée d’Aragon. Dans ce volume, Eymerich prouve qu’il est sévèrement burné (en Espagne les cojones, ça compte, c'est quand même le pays qui a créé la distinction d'Hidalgo de bragueta), et résout trop facilement une affaire un peu confuse de machination hérétique impliquant la famille royale, dans une Saragosse trop peu décrite pour être autre chose qu’un cadre. Parallèlement, dans un avenir pas trop éloigné, le Malpertuis, un vaisseau psytronique O_o ! voyageant dans l’espace et le temps, par la force de la pensée, sans vraiment voyager (un peu comme les navigateurs de Dune, mais sans épice), tout en voyageant assez pour ramener des choses de son voyage, part pour une mystérieuse mission de collecte. Le lecteur sent bien que l’équipage est étrange et très peu amène et que la quête du Malpertuis n’est guère banale. Hommes et machines sont inquiétants, usés, corrompus, rappelant le Cycle des Inhibiteurs d’Alastair Reynolds, mais, là aussi, la brièveté et le caractère succinct des descriptions techniques et sociales font du Malpertuis le simple décor d’une pièce un peu fellinienne par l’hystérie sous-jacente qu’on y sent. Enfin, le lecteur peut profiter des explications « scientifiques » de l’inventeur du déplacement psytronique, dans un galimatias qui rappelle à la fois la théorie de l’éther et celle du phlogiston, en prétendant expliquer aussi, par exemple, téléportation et ectoplasmes. On a écrit ici ou là que ce roman se situait à mi-chemin entre « Le Nom de la Rose » et les feuilletons de Paul Féval, on me permettra d’objecter et d’affirmer qu’on est bien plus près de Féval que d’Eco.
Si je n’avais pas eu le second volume sous la main, j’aurais sûrement arrêté là. C'eut été dommage. En effet, le second tome, "Les chaines d'Eymerich", est un très bon roman d’aventure, plaisant, rapide, intrigant.
Evangelisti reprend le principe des histoires liées, situées à des époques différentes. Mais les défauts du premier volume (incorporalité des lieux, brièveté des intrigues, discours scientifique fumeux) sont absents, et l’intérêt de la narration entremêlée apparaît. Dans le droit fil des récits d’Histoire Secrète, Evangelisti mélange faits réels et imaginaires, et déroule une intrigue multi séculaire impliquant un Nicolas Eymerich à la chasse aux cathares cachés, des créatures monstrueuses mi-hommes mi-bêtes, un complot nazi, un trafic d’organes, les évènements de Timisoara, la femme défunte du « Génie des Carpates », une Europe future divisée entre un Ouest sous le contrôle virtuel de l’Allemagne (tiens donc) par le biais de la banque centrale, et un Est morcelé en fiefs, dans lesquels une organisation de type fasciste conduit une politique eugéniste d’esclavage à grande échelle (on se rappellera que c’est le destin que les nazis promettaient aux populations slaves, on se rappellera aussi que c’est l’étymologie même du mot), sous le regard impuissant ou complice de soldats guère plus brillants qu’à Srebrenica. Cette fois, ce sont les effets de la colchicine sur la mitose qui servent de prétexte à l’histoire ; il y a donc au moins une vague crédibilité que n’avait pas la théorie (!) psytronique. Le récit est vif, les dialogues (notamment lors des interrogatoires d’hérétiques) percutants, les personnages et les lieux croqués avec bien plus de précision que dans le premier tome, et Eymerich acquiert dans ce volume une profondeur, absente du premier, qui ajoute des facettes psychologiques intéressantes à la ferveur fanatique qui est la sienne. On peut ici parler sans hésitation de littérature populaire de qualité. "Les chaines d'Eymerich" se lit vite et avec plaisir, tant le lecteur a envie de savoir comment les divers fils sont (peu) liés.
Nicolas Eymerich, inquisiteur, et Les chaines d'Eymerich, Valerio Evangelisti













































