<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132</id><updated>2012-01-30T23:38:44.913+01:00</updated><category term='SF'/><category term='Planète SF'/><category term='Sapience'/><category term='Fantasy'/><category term='BLUFFANT'/><category term='Sons/Images'/><category term='Dispensable'/><category term='Interview'/><category term='Fantastique'/><category term='BD/Polars/Autres'/><title type='text'>Quoi de neuf sur ma pile ?</title><subtitle type='html'>Des livres, des livres, encore des livres. Un voyage dans la pile qui menace à chaque instant de s'écrouler et de m'ensevelir.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>705</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-8096685853321049981</id><published>2012-01-27T09:50:00.000+01:00</published><updated>2012-01-27T10:42:24.289+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><title type='text'>Black ops</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-_yWuMmW8rLA/TyJhskKjX_I/AAAAAAAACEc/oEXjpw4DdZ0/s1600/Les+rapines.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/-_yWuMmW8rLA/TyJhskKjX_I/AAAAAAAACEc/oEXjpw4DdZ0/s200/Les+rapines.jpg" width="131" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;Quand on n’a des Guerres de religion que des souvenirs scolaires, on se souvient qu’Henri III, le roi bougre (un adjectif dont le sens a été oublié avec le temps), et ses « mignons », sont détestés du peuple français, que le futur Henri IV, seulement de Navarre à l’époque et chef du parti protestant, finira par ceindre la couronne en acceptant la messe, que le duc de Guise est le chef du parti catholique, qu’il y a un Condé qui a sûrement un rapport avec celui qui s’entremit avec Bonaparte, que ces guerres ont été longues, cruelles, qu’elles ont culminé dans les atrocités de la Saint Barthélémy, etc. Tout cela est lointain, et un peu vague.&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;Dans "&lt;i&gt;Les rapines du duc de Guise&lt;/i&gt;", Jean d’Aillon plonge le lecteur au cœur de cette période très troublée, capitale pour l’Histoire de France. Un meurtre horrible, commis dans la maison pourtant sécurisée d’un bourgeois parisien, est le point de départ d’une enquête qui mettra progressivement à jour une immense fraude fiscale dont le but, outre l’enrichissement personnel de quelques corrompus, est de voler l’argent des taxes dues à Henri III pour le remettre au duc de Guise et à sa « Ligue », afin de financer les projets de renversement du pouvoir royal de ce dernier.&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/ecorcheurs-de-provence.html"&gt;Comme chaque roman de Jean d’Aillon&lt;/a&gt;, celui-ci est le fruit de longues recherches bibliographiques, et on les sent à la lecture (même le personnage principal, Nicolas Poulain, n’est pas fictionnel, et on le trouve par exemple dans une histoire de &lt;a href="http://books.google.fr/books?id=2xlbAAAAQAAJ&amp;amp;pg=PA206&amp;amp;lpg=PA206&amp;amp;dq=confessions+de+nicolas+poulain&amp;amp;source=bl&amp;amp;ots=eVZF4pfJ9K&amp;amp;sig=KxlKBsuq553_wRePXfe_JVDdKO0&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;ei=tl4iT-2mNsjA0QWG4aTOCg&amp;amp;sqi=2&amp;amp;ved=0CDUQ6AEwAg#v=onepage&amp;amp;q=confessions%20de%20nicolas%20poulain&amp;amp;f=false"&gt;Sismondi&lt;/a&gt;, et naturellement dans ses &lt;i&gt;Confessions de Nicolas Poulain&lt;/i&gt;). La France et le Paris que montre l’auteur sont très proches de ceux que décrivent les historiens. Les détails sont innombrables (sur le mobilier, l’équipement, les modes de vie, l’hygiène, l’habillement, les repas, etc…), le vocabulaire juste et précis, les citations nombreuses, les personnages abondants. Le lecteur trouvera donc dans "&lt;i&gt;Les rapines du duc de Guise&lt;/i&gt;" un monde en transformation profonde. La foi catholique n’est plus hégémonique, elle est contestée, y compris au sommet du pouvoir, par sa version réformée contestataire, en France mais aussi dans les royaumes européens. Pilier de l’ordre social, elle manœuvre et engrange les soutiens ou les défections politiques en fonction des convictions des puissants, mais aussi des succès ou des échecs de ses supporters. Le roi est catholique certes, le plus puissant seigneur français aussi, mais la perspective d’un roi protestant est presque insupportable, à cause entre autres de la doctrine selon laquelle &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cujus_regio,_ejus_religio"&gt;cujus regio, ejus religio&lt;/a&gt;, même si Henri de Navarre veut faire montre d’une grande tolérance dans le domaine religieux. Sous une forme ou une autre les Guerres de religion dureront presque un siècle, et les persécutions se poursuivront sporadiquement un siècle de plus.&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;Quand commence le roman, en 1585, le traumatisme de la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_la_Saint-Barth%C3%A9lemy"&gt;Saint Barthélémy&lt;/a&gt; n’est pas guéri, et la longue durée de la guerre civile, avec son cortège d’atrocités et de victimes collatérales, l’a rendue odieuse à une partie de la population. Mais qu’importe, les puissants veulent conquérir ou conserver le pouvoir, et ils entrainent à leur suite des palanquées d’insatisfaits (souvent manipulés) par l’appauvrissement du royaume et les dépenses somptuaires du roi, de croyants convaincus de lutter pour leur foi et leur salut éternel, ainsi qu’une majorité d’hommes sans foi ni loi qui ne voient dans le conflit qu’opportunités de pillages, de viols, de meurtres. Constante des révolutions : être presque puissant, et donc la faire, en utilisant les petits, pour le devenir complètement.&lt;/div&gt;&lt;span style="line-height: 160%;"&gt;On verra Henri III, faible et indécis, qui ne veut pas le retour de la guerre, et qui pour cela aligne concessions et reculades jusqu'à perdre son pouvoir effectif et se transformer en roi virtuel qui ne contrôle plus grand chose, même s’il ne perd jamais tout. Les villes basculent pour la Ligue, les bourgeois parisiens, largement autonomes depuis les Etats d’Etienne Marcel, sont majoritairement ligueurs et complotent à n’en plus finir pour se&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 25px;"&gt;débarrasser&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 160%;"&gt;&amp;nbsp;du monarque, certains voulant même l'assassiner, le projet ultime étant de le remplacer, mort ou vif, par le cardinal de Bourbon, homme de paille du duc de Guise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;On verra, une fois encore, l’incroyable complexité administrative caractéristique de l’époque, et l’imbrication des hiérarchies et des allégeances qui rend largement imprévisibles les alliances qui se noueront et les trahisons qui ne manqueront pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;On verra enfin la corruption d’un royaume peu contrôlé par des détenteurs de charges achetées (qui font donc "produire" à leur position du rendement en se servant sur la bête), la brutalité d’un Etat qui est très loin d’être de droit, l’avidité des détenteurs des plus petites parcelles de pouvoir, la fraude à grande échelle, et la folie d’un roi et de grands seigneurs qui se mettent dans les mains des banquiers (on verra d’ailleurs fonctionner le système bancaire du moment, avec ses lettres de change, ancêtres des billets de banque).&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;Au final, un passionnant roman de complot et de meurtre qui rend le lecteur bien plus érudit qu’il ne l’a pris. Je regrette juste, car rien n’est jamais parfait, le personnage de l’assassin catholique, qui, à force d’échecs, finit par ressembler aux méchants éternellement malheureux des dessins animés.&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;&lt;i&gt;Les rapines du duc de Guise, Jean d’Aillon&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-8096685853321049981?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/8096685853321049981/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=8096685853321049981' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8096685853321049981'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8096685853321049981'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2012/01/black-ops.html' title='Black ops'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-_yWuMmW8rLA/TyJhskKjX_I/AAAAAAAACEc/oEXjpw4DdZ0/s72-c/Les+rapines.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-190836661661933104</id><published>2012-01-26T08:45:00.000+01:00</published><updated>2012-01-26T08:45:27.825+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SF'/><title type='text'>L'erreur spirite</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-JwsaZpQK14s/TyEBHoCrDmI/AAAAAAAACEA/QavhtgRGVcg/s1600/Les+mains+d%2527Orlac.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://4.bp.blogspot.com/-JwsaZpQK14s/TyEBHoCrDmI/AAAAAAAACEA/QavhtgRGVcg/s200/Les+mains+d%2527Orlac.gif" width="161" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;Il y a au moins trois manières de lire "&lt;i&gt;Les mains d'Orlac&lt;/i&gt;" de Maurice Renard, réédité par Les Moutons Electriques.&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;Comme chercheur, historien de la littérature, critique en gestation, on s'émerveillera devant le travail d'un des précurseurs de l'anticipation moderne, qu'il appelle « merveilleux scientifique ». On lui donnera une place méritée au sein d'un panthéon, avec Jules Vernes ou HG Wells, entre autres, panthéon dans lequel il a pleinement sa place en tant que prosélyte de la pensée rationaliste, démontrant habilement dans son roman ce qu’est l'imposture spirite (pour citer Guénon) et les errances de la croyance dans le surnaturel, car tout finit par s’y expliquer scientifiquement (même le fantôme) ; Occam avait donc raison. On appréciera aussi qu'il ait eu l'intuition des greffes de main presque cent ans avant la première. On reconnaîtra enfin la finesse de ses analyses concernant l'appropriation par l'esprit de la partie matérielle du corps et les questions d'identité que posent les transferts d'organes, a fortiori quand ils sont aussi visibles et aussi personnels que des mains ou, mais ce n'est pas le sujet du roman, un visage.&lt;/div&gt;&lt;span style="line-height: 160%;"&gt;Comme lecteur de base, il sera difficile d'empêcher&amp;nbsp;"&lt;/span&gt;&lt;i style="line-height: 160%;"&gt;Les mains d'Orlac&lt;/i&gt;&lt;span style="line-height: 160%;"&gt;"&amp;nbsp;de tomber des mains (justement). Hurlant, vociférant, hystérique, le style de l'auteur rappelle tellement le comique muet du début du siècle qu'en fermant les yeux on a l'impression de voir les personnages s'agiter et courir en tous sens.&amp;nbsp;Renard créé notamment un « couple » de spirites hauts en couleurs, omniprésents pendant cent cinquante pages, dans le but, j’imagine, de démontrer l'inanité de leurs pratiques, mais, à trop vouloir montrer la femme à barbe pour prouver qu'elle triche, on lasse son spectateur du spectacle même de la femme à barbe.&amp;nbsp;Oscillant entre le Fantomas de Louis de Funès et le théâtre de boulevard (avec même un mari rentrant tard et un placard), les deux premiers tiers du roman, au moins, offrent un spectacle navrant dont on ne sait s'il est censé être drôle, voire s’il l’était à l’époque. Ajoutons à cela le pire dans le style feuilletoniste de ces années-là : on trouvera donc dans&amp;nbsp;"&lt;/span&gt;&lt;i style="line-height: 160%;"&gt;Les mains d'Orlac&lt;/i&gt;&lt;span style="line-height: 160%;"&gt;"&amp;nbsp;un « spectre » nommé « Spectrophélès » (là je&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 25px;"&gt;suis&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 160%;"&gt;&amp;nbsp;à court de mot) ou des cambrioleurs qui se donnent le nom de « la bande infrarouge ». Mouarf !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;Enfin, comme consommateur de produits culturels (nouveau nom élégant des acheteurs de livres), l’ouvrage est une grande déception. L'édition des Moutons Electriques, pourtant bien pourvue d’intéressants articles en bonus, contient plus de coquilles qu’il n'y a de poux sur le crane d’un gueux, et c'est totalement indigne d'une publication professionnelle.&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;Au final je me citerai Molière et me demanderai ce que j'allais faire dans cette galère. J'aurais bien mieux fait de me contenter de l'un des petits résumés qu’on trouve sur Internet, ce qui m'aurait épargné une lecture qui s'est rendue odieuse par son outrance même, et le contact d’un objet à la fabrication de piètre qualité.&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;&lt;i&gt;Les mains d'Orlac, Maurice Renard&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-190836661661933104?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/190836661661933104/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=190836661661933104' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/190836661661933104'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/190836661661933104'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2012/01/lerreur-spirite.html' title='L&apos;erreur spirite'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-JwsaZpQK14s/TyEBHoCrDmI/AAAAAAAACEA/QavhtgRGVcg/s72-c/Les+mains+d%2527Orlac.gif' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-8834823122728215514</id><published>2012-01-23T09:09:00.000+01:00</published><updated>2012-01-23T09:16:31.382+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SF'/><title type='text'>La fifille dans le pucier</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-9SUCIb9yBuo/Tx0TlpW7Y2I/AAAAAAAACC8/ohAn9biPDXo/s1600/Chroniques+des+terres+mortes.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://4.bp.blogspot.com/-9SUCIb9yBuo/Tx0TlpW7Y2I/AAAAAAAACC8/ohAn9biPDXo/s200/Chroniques+des+terres+mortes.jpg" width="130" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;"&lt;i&gt;Chronique des terres mortes&lt;/i&gt;" est un recueil de nouvelles de Claire et Robert Belmas publié en 2001, après l'obtention du prix Alain Dorémieux en 2000. Il compte neuf nouvelles, indépendantes mais reliées par une progression chronologique et des personnages communs et récurrents, comme dans un cadavre exquis de personnalités.&lt;br /&gt;"&lt;i&gt;Chronique des terres mortes&lt;/i&gt;" regorge d’idées, de celles qu’on trouve dans les bons romans de SF, voire dans le cyberpunk. Les auteurs décrivent un monde futur très proche du notre, mais assez différent pour interroger.&lt;br /&gt;Les biotechnologies se sont développés au point qu’on sait régénérer les corps et leur donner une longévité touchant les deux siècles. De ce fait, le monde est devenu gérontocratique et les jeunes sont surtout envisagés comme un cheptel sexuel disponible. Le clonage existe aussi, ainsi que les améliorations biologiques ou bioniques. Il y a même des corps artificiels, améliorés, dans lesquels les puissants téléchargent leur personnalité (&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2007/09/mmoire-morte.html"&gt;Richard Morgan&lt;/a&gt; avant l’heure); comme l’aurait écrit Sterling « Humankind is a dead media ».&lt;br /&gt;Urbanistiquement parlant, la société s’est regroupée dans des mégapoles, délaissant les espaces ruraux qui se sont progressivement vidés de leurs habitants, à quelques exceptions près. Un corps de « Régulateurs » assure un minimum de surveillance et de sécurité dans ces zones que la Nature a rapidement reconquises. Le modèle est fondamentalement celui de la clairière médiévale, espace dégagé dédié à l’occupation humaine au milieu de la grande, mystérieuse et inquiétante forêt.&lt;br /&gt;Politiquement, les États nations se sont progressivement isolés les uns des autres, et ont durci leur politique de contrôle social. Puis, on comprend qu’au fil des années ils s’effacent progressivement au profit de mégacorps richissimes et surpuissantes, suffisamment pour devenir souveraines, sur la Lune par exemple.&lt;br /&gt;Dans ce monde, peu accueillant sans être dystopique, les auteurs placent des aventures, rapides, rythmées, qui se lisent avec plaisir comme de bonnes petites histoires d’aventure. Il y a de l’action, du mystère, de la trahison, de l’énergie ; le livre emporte le lecteur dans un tourbillon qui peut rappeler les romans de cape et d’épée.&lt;br /&gt;Alors suis-je content ? Poser la question, c’est y répondre. Malgré ses qualités indéniables, et le plaisir régressif que j’ai pris à le lire, Chroniques est presque archétypique de ce que je n’aime pas dans une certaine SF française.&lt;br /&gt;Les auteurs ont un monde intéressant mais ils n’en font pas grand chose. Le &lt;i&gt;world building&lt;/i&gt; est faible, uniquement en background, par manque de descriptions précises et détaillées, d’éléments d’ambiance, de fils narratifs annexes éclairants. N’est décrit que ce qui est indispensable au récit. Ce n’est pas du &lt;i&gt;world building&lt;/i&gt;, au mieux du &lt;i&gt;scene building&lt;/i&gt;.&amp;nbsp;&lt;span style="line-height: 160%;"&gt;Les personnages, eux, sont trop peu développés pour être vraiment intéressants ou attachants. Ici, c’est sans doute le manque de pages par rapport au nombre d’histoires racontées qui empêche de développer vraiment. Certes il y a le méchant Klapmann, qui tel un Fu-manchu du futur ne meurt jamais et revient toujours se venger, faisant montre d’une capacité à fuir sans laisser de trace digne d’un super-vilain Marvel. Pour le reste, on ne sait d’eux que ce qui est nécessaire à l’histoire. Ils n’existent que dans l’action puis tirent leur révérence avant de revenir dans une autre scène, comme dans une pièce de théâtre. D’ailleurs beaucoup de choses se passent backstage. Tout ça bande mou quelque part.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le style est trop franco-franchouille. Malgré une fluidité stylistique certaine, il y a de nombreuses images ou néologismes plutôt malheureux, en tout cas guère époustouflants. De plus, et toujours j’imagine en hommage aux Tontons flingueurs, on trouve dans le recueil des termes tels que « pucier » (trouvez moi un seul flic au monde né après 1940 qui dise pucier), « fifille », ou autres, qui dans une histoire de SF font tache. De même, et j’imagine qu’ici c’est à la gauloiserie française qu’on se réfère, il y a une récurrence de scènes de nudité, de déshabillage, de désir, de sexe suggéré, qui, je le suppose, signifient qu’il y a eu une vraie libération sexuelle, mais qui, par leur côté « Sexe au premier regard » rappellent un peu la grande vogue des pornos des années 70 avec leurs MILF se tapant le plombier qui sonne à la porte.&lt;br /&gt;Le recueil mélange la SF avec une forme de fantastique vaguement mystique difficilement justifiable. En gros, les ruraux ont déserté les campagnes, et les forces primitives reprennent le pouvoir. Le mélange des genres (et oui, pas très transgenre le Gromovar) me gène, et il est, quelle que puisse être ma sensibilité, injustifiable sur des échelles de temps aussi courtes.&lt;br /&gt;Enfin, sur le plan scientifique, et même si les auteurs l’assument en postface, aucune effort véritable de plausibilité n’est fait. Crise économique, les gens vont en ville. Point. Une IA est capable de communiquer plus ou moins par télépathie. Point. Des créatures génétiquement modifiées communient avec leurs sœurs mortes. Point. Une bouillie nutritive prébiotique a des vertus régénératrices. Point. Et je ne parle pas des patches sous-cutanés O_o, etc…&lt;br /&gt;Et pour finir vraiment, le recueil ne serait pas complet sans complot néo-fasciste, car l’auteur de SF français, tel le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Suricate"&gt;suricate&lt;/a&gt; debout devant son terrier, passe sa vie entière à guetter le complot néo-fasciste.&lt;br /&gt;Voilà, par ailleurs ça m’a vraiment distrait, mais ça m’a insupporté à un point rare.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Chronique des terres mortes, Claire et Robert Belmas&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-8834823122728215514?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/8834823122728215514/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=8834823122728215514' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8834823122728215514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8834823122728215514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2012/01/la-fifille-dans-le-pucier.html' title='La fifille dans le pucier'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-9SUCIb9yBuo/Tx0TlpW7Y2I/AAAAAAAACC8/ohAn9biPDXo/s72-c/Chroniques+des+terres+mortes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-76250361861104607</id><published>2012-01-22T17:46:00.001+01:00</published><updated>2012-01-22T17:46:45.740+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>La chute</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-y-zHuXPFjZ8/Txw3yk7ea9I/AAAAAAAACC0/QUT9oeSx948/s1600/locke-and-key-3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-y-zHuXPFjZ8/Txw3yk7ea9I/AAAAAAAACC0/QUT9oeSx948/s200/locke-and-key-3.jpg" width="131" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;"&lt;i&gt;La couronne des ombres&lt;/i&gt;" est la troisième volume de la série &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/06/essai-dexploration-de-linconscient.html"&gt;Locke &amp;amp; Key&lt;/a&gt; de Joe Hill et Gabriel Rodriguez.&amp;nbsp;Les épreuves qu'endurent la famille Locke continuent, sous les assauts incessants de leur Nemesis.&lt;br /&gt;Cette troisième installation a, je trouve, les qualités et les défauts qui&amp;nbsp;étaient&amp;nbsp;ceux de la seconde. Hill poursuit sa plongée&amp;nbsp;dans&amp;nbsp;le passé des personnages afin d'éclairer les&amp;nbsp;événements&amp;nbsp;présents. Et alors que l'ignoble Dodge, caché&amp;nbsp;dans&amp;nbsp;l'obscurité tel un rat,&amp;nbsp;passant&amp;nbsp;de portes en portes, poursuit sa quête des clefs manquantes, la famille Locke se désagrège progressivement, la mère et la fille notamment s'étant lancées dans des voies de fuite de la réalité profondément délétères. Ne reste que Ty qui fait son possible pour soutenir ce qui peut encore l'être et protéger le petit Bode. La déliquescence mise en scène par le scénariste est l'élément fort et poignant de ce volume. La difficulté du deuil est le second thème fort, présent déjà dans les deux premiers tomes et illustré par l'attitude autodestructrice de la mère et les problèmes existentiels des enfants, mais renouvelé ici avec le rêve absurde d'une resurrection possible. Enfin, Hill décrit un moment de mort imminente émouvant et stressant, même s'il finit par être résolu un peu trop facilement.&lt;br /&gt;Les défauts ne sont pas nouveaux, malheureusement, sans être rédhibitoires.&amp;nbsp;Une&amp;nbsp;histoire un peu trop longue qui perd donc de son intensité, mis à part à quelques moments clefs. Une&amp;nbsp;part&amp;nbsp;sans doute&amp;nbsp;trop forte accordée à des éléments de &lt;i&gt;soap opera&lt;/i&gt;. Un fantastique qui tangente parfois le grotesque, en réussissant&amp;nbsp;néanmoins&amp;nbsp;à ne jamais y tomber, &lt;i&gt;imho&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;Au final, une lecture très agréable dont j'espère qu'elle aboutira à une conclusion rapide, car il finirait par devenir contre-productif de tirer à la&amp;nbsp;ligne.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Locke &amp;amp; Key t3, La couronne des ombres, Hill, Rodriguez&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-76250361861104607?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/76250361861104607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=76250361861104607' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/76250361861104607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/76250361861104607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2012/01/la-chute.html' title='La chute'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-y-zHuXPFjZ8/Txw3yk7ea9I/AAAAAAAACC0/QUT9oeSx948/s72-c/locke-and-key-3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-4230808715576393908</id><published>2012-01-19T21:11:00.000+01:00</published><updated>2012-01-19T21:27:12.770+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantastique'/><title type='text'>Les fils du reclus de Providence</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-4CEFY_K2dJo/Txhz0rJmWMI/AAAAAAAACCo/gkn5YrqfQQo/s1600/new_cthulhu_the_recent_weird.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-4CEFY_K2dJo/Txhz0rJmWMI/AAAAAAAACCo/gkn5YrqfQQo/s200/new_cthulhu_the_recent_weird.jpg" width="133" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;"&lt;i&gt;New Cthulhu, the recent weird&lt;/i&gt;" est un recueil de nouvelles lovecraftiennes écrites par de bons auteurscontemporains. C’est du moins ce que dit la couverture. Est-ce vrai ? Lesnouvelles contenues dans cet ouvrage sont-elles vraiment lovecraftiennes ?Répondre à cette question impliquede se demander ce qu’est une histoire lovecraftienne ?&lt;br /&gt;Rappelons d’abord que Lovecraftlui-même n’a jamais parlé de Mythe de Cthulhu, que sa cosmogonie s’estconstruite progressivement, sur de nombreuses années, et qu’il n’y avait pas deplan directeur au départ.&lt;br /&gt;Si on a lu toute la production dumaître de Providence et les quelques essais qui lui ont été consacrés, uncertain nombre de points saillants semblent se dégager, un idéal-type. Commetout idéal-type, il ne s’applique pas intégralement à chaque nouvelle de Lovecraftmais il en est la substantifique moelle.&lt;br /&gt;Une histoire lovecraftienne a pourpersonnage principal un lettré, un scientifique, ou quelqu’un qui, s’en l’êtreformellement, va devoir chercher, dans des travaux antérieurs, des explicationsaux évènements dont il est témoin et qu’il ne peut comprendre. Il y a unrecours obligé à une connaissance accumulée préalablement, même si elle estapprofondie par le personnage principal. Cette recherche est essentiellement livresque,mais elle pourrait se faire dans des serveurs informatiques avec le même impactnarratif.&lt;br /&gt;Une histoire lovecraftienne estl’aboutissement, sous les yeux d’un protagoniste humain, de processus quiprennent leurs racines dans un passé immémorial, et dont le témoin finalprendra plus ou moins connaissance au fil du récit, du moins s’il avaitcommencé par être un béotien. Le chercheur aura conscience de l’existence et del’importance de ce passé pré-humain.&lt;br /&gt;Une histoire lovecraftiennecontient un « secret » qui sera progressivement révélé. La véritématérielle du mythe est sous terre, au fond des mers, dans les espaces infinisou dans le monde des rêves. Il faut donc chercher à voir pour voir, il fautvouloir voir et comprendre. Le chercheur doit déchirer un voile d’ignorancepour commencer à la percevoir, et vaincre incrédulité et préjugés pour accepterd’y croire.Le secret se tapit parfois dansl’histoire familiale.&lt;br /&gt;Une histoire lovecraftienne contient souvent des thèmesautour de l’héritage, de la famille, des non-dits, de la transmission de biensou de connaissances. La famille est aussi, souvent, le lieu de ladégénérescence ou de la métamorphose.&lt;br /&gt;Une histoire lovecraftienne est leplus souvent construite sur le mode du récit, de la confession, du testament, àla première personne. Celui qui a côtoyé l’incroyable veut témoigner del’indicible et laisser une trace.&lt;br /&gt;Dans une histoire lovecraftienne,le personnage principal est progressivement gagné par un sentiment d’horreurquasi religieux (&lt;i&gt;awe&lt;/i&gt; imho) quand il prend conscience de l’énormité de ce qu’ildécouvre et de ce que ça implique en terme d’insignifiance de la race humaine,a fortiori de la sienne propre.&lt;br /&gt;Une histoire lovecraftienne setermine mal, par la mort, la folie, ou un désespoir existentiel définitif. Iln’est plus possible de vivre normalement en sachant ce qu’on sait, et il n’estpas possible de vaincre de manière absolue et définitive.&lt;br /&gt;Aussi, il ne suffit pas depersiller une nouvelle de créatures du mythe ou de faire chanter ÏaShub-Niggurath pour écrire une histoire lovecraftienne. Si des créatures dumythe ou des ouvrages arcaniques sont utilisés comme des éléments de décorremplaçant avantageusement un vampire ou un loup-garou, on est au mieux face àun clin d’œil, au pire face à un sale boulot. Ca peut être du bon fantastique,pourquoi pas, mais pas du fantastique lovecraftien.&lt;br /&gt;Faisons donc un bilan (rapide sipossible) de ce New Cthulhu et des ambiances lovecraftiennes qu’on peut ytrouver. Il y a dans ce recueil 9 nouvelles lovecraftiennes, 11 nouvelles àcoloration lovecraftienne sans en avoir la quintessence, 6 nouvellesfantastiques dans lesquelles Lovecraft et son œuvre ne sont qu’un prétexte àfaire du &lt;i&gt;name dropping&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Nouvelles lovecraftiennes&amp;nbsp;:&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Mr Gaunt, John Langan&lt;/i&gt;. Où onconfirme, s’il en était besoin, que « curiosity killed the cat ».Réussi, entre Lovecraft et Barbe Bleue.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The crevasse, Dale Bailey et Nathan Ballingrud&lt;/i&gt;. Un hommage aux Montagnes Hallucinées, très en dessous del’original.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Old Virginia, Laird Barron&lt;/i&gt;. Où unetrès ancienne créature enterrée utilise une ancienne créature transformée pourattirer des proies.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The dude who collected Lovecraft,Nick Mamatas et Tim Pratt&lt;/i&gt;. Où un collectionneur apprend à ses dépens quelire les œuvres du maitre de Providence dérange l’esprit.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The Oram County Whoosit, SteveDuffy&lt;/i&gt;. Peut-être la meilleure. Ruée vers l’or, créatures inconnues endormiespuis réveillées. L’Histoire se répète, pour le malheur des protagonistes.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The essayist in the wilderness,William Browning Spencer&lt;/i&gt;. Comment un passionné de nature découvre sans le vouloirune nouvelle et inquiétante espèce. Envoutante.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Another fish story, Kim Newman&lt;/i&gt;. Oùon apprend comment Charles Manson et sa « famille » ont faillidéclencher une apocalypse. Un récit passionnant.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Tsathoggua, Michael Shea&lt;/i&gt;. Pas toutà fait dans le canon, mais pas tout à fait en dehors non plus. Tsathoggua enCalifornie.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;A colder war, Charles Stross&lt;/i&gt;. Dans la lignée du cycle de la Laverie, une trèsbonne histoire secrète mêlant guerre froide, recherches nazies d’armesésotériques, apocalypse, etc… Du lourd et du bon.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Nouvelles à colorationlovecraftienne :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Pickman’s other model (1929),Caitlin R. Kiernan&lt;/i&gt;. Une suite au modèle de Pickman, plus sensuelle, plusscandaleuse. C’est tout.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The vicar of R’Lyeh, Marc Laidlaw&lt;/i&gt;.Mouais. Bof.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Bad sushi, Cherie Priest&lt;/i&gt;. Parcequ’il y a des sushis partout aujourd’hui, et qu’il serait bon de savoir d’oùils viennent et avec quoi ils sont faits.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;A study in emerald, Neil Gaiman&lt;/i&gt;.Sherlock Holmes meets The Elder Ones. Plaisant mais dispensable.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Buried in the sky, John Shirley&lt;/i&gt;.L’histoire n’est pas déplaisante, mais elle n’a de lovecraftienne que le nom.Déjà, les petits héros gagnent la partie, c’est dire.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Take me to the river, Paul McAuley&lt;/i&gt;.Plaisante histoire dans le milieu anglais de la musique des années 70. Drogueet portes de la perception. Finit comme le « choose life » de Trainspotting.Dommage.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The disciple, David Barr Kirtley&lt;/i&gt;.Petite histoire finalement très morale qui pourrait se passer du mythe.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Shoggoths in bloom, Elizabeth Bear&lt;/i&gt;.Des shoggoths, comme des dauphins. Mouais.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Cold water survival, HollyPhillips&lt;/i&gt;. Entre les Montagnes Hallucinées et Robinson Crusoé. Plaisant maisdispensable.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Grinding Rock, Cory Goodfellow&lt;/i&gt;.Bien écrite, dans le ton, mais ce n’est finalement qu’une scène de sacrifice.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Moongoose, Elizabeth Bear et Sarah Monette&lt;/i&gt;. Excellente histoire SF, rythmée, nerveuse, entre Alien et lesChiens de Tindalos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Nouvelles simplementfantastiques :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Fair exchange, Michaël MarshallSmith&lt;/i&gt;. Aucun besoin d’invoquer Lovecraft pour cette histoire de sacrifice quiprouve que « There’s no honor among thieves ».&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The fungal stain, W.H. Pugmire&lt;/i&gt;.Mouais. Bof.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The great white bed, Don Webb&lt;/i&gt;.Jolie mais mouais. Bof.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Lesser démons, Norman Partridge&lt;/i&gt;.Zombies ou presque, post-apo. Plaisante.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Details, China Miéville&lt;/i&gt;. Une bonnehistoire fantastique, mais où est Lovecraft. Il y a une autre dimension, certes.Il n’est quand même pas le seul à avoir utilisé le concept.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Head music, Lon Prater&lt;/i&gt;. Sauf si onconsidère que toute histoire avec une créature marine est lovecraftienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final beaucoup d’histoiresagréables à lire, même si toutes ne sont pas aussi lovecraftiennesqu’annoncées.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;New Cthulhu, the recent weird, Anthologie&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-4230808715576393908?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/4230808715576393908/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=4230808715576393908' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4230808715576393908'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4230808715576393908'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2012/01/les-fils-du-reclus-de-providence.html' title='Les fils du reclus de Providence'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-4CEFY_K2dJo/Txhz0rJmWMI/AAAAAAAACCo/gkn5YrqfQQo/s72-c/new_cthulhu_the_recent_weird.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-1849732963204126759</id><published>2012-01-14T12:13:00.000+01:00</published><updated>2012-01-19T10:47:19.016+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sapience'/><title type='text'>On peut plus sortir sans se faire égorger</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-kfV8bL3MfqM/TxFgnLr2qnI/AAAAAAAACCg/vpA4bSLCXgE/s1600/Invention+de+la+violence.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-kfV8bL3MfqM/TxFgnLr2qnI/AAAAAAAACCg/vpA4bSLCXgE/s200/Invention+de+la+violence.jpg" width="123" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;"&lt;i&gt;L’invention de la violence&lt;/i&gt;" est un essai visiblement énervé de &lt;a href="http://www.laurent-mucchielli.org/"&gt;Laurent Mucchielli&lt;/a&gt;. On sent très distinctement, au fil des pages, son énervement de sociologue spécialiste des questions de violence et de délinquance, confronté quotidiennement aux contre-vérités, aux prénotions, aux analyses infondées du « bon sens populaire », et à la prégnance contemporaine des « faits divers », non seulement dans la presse, mais aussi dans beaucoup de conversations, et malheureusement dans l’interprétation dilettante de la société.&lt;br /&gt;Mucchielli prend donc son bâton de pèlerin et livre au lecteur des chiffres et des principes méthodologiques, dans le but de l’aider à dépasser le « jourdainisme » ambiant d’une population, d’une presse et de politiques qui sociologisent à tort et à travers, et analysent des chiffres incomplets ou mal compris à l’aide de théories imparfaites pour en tirer des conclusions définitives. La tache est nécessaire, l’effort méritoire.&lt;br /&gt;La thèse de Mucchielli est simple. Il n’y a pas vraiment plus de faits de violences, en fait il y en a même moins dans beaucoup de catégories, mais ils sont d’une part plus médiatisés, d’autre part moins supportés par une population dont le seuil de tolérance à la violence a fortement baissé par rapport à ce qu’il était dans le passé, ce qui crée une&amp;nbsp;insécurité (qui est un sentiment) fort alors que la sureté (qui est un fait objectif) est plutôt plus grande qu'auparavant.&lt;br /&gt;Dans une première partie, Mucchielli montre comment le discours sur la violence et l’insécurité est devenu un discours obligé des médias et des politiques, dans une perspective catastrophiste. Il montre que l’insécurité est devenu un thème politique porteur et payant pour ceux qui l’utilisent ; il montre aussi comment le mode de production de l’information journalistique, marqué par l’habitus de l’urgence et du scoop (comme Bourdieu l’avait montré dans « &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sur_la_t%C3%A9l%C3%A9vision"&gt;Sur la télévision&lt;/a&gt; ») et une paupérisation des entreprises de presse qui va de pair avec une précarisation des journalistes, amène à survaloriser les faits divers dans l’information transmise, et à affirmer pour exister, même en l’absence d’informations fiables et vérifiées.&lt;br /&gt;Il montre notamment comment est construit le discours sur la violence des jeunes, « de plus en plus jeunes et de plus en plus violents », et cite les chiffres officiels qui prouvent que, au delà de certains faits divers rares et médiatisés, c’est une contre-vérité. Les enquêtes de victimation, mais plus encore les enquêtes de délinquance auto-déclarée, montrent que les taux n’ont guère variés depuis les années 70, et que ces faits suivent des logiques de construction, absolument pas nouveaux, qu’on connaît très bien en sociologie, au moins depuis le magistral « &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Outsiders_%28sociologie%29"&gt;Outsiders&lt;/a&gt; » de Howard Becker.&lt;br /&gt;Sur l’autre discours prégnant contemporain, qui établit un rapport quasi causal entre immigration et délinquance, Mucchielli montre, à l’aide des chiffres officiels des ministères de l’intérieur et de la justice, que la surreprésentation véritable des étrangers parmi les auteurs de faits délictueux s’explique sans difficulté par l’existence d’un certain nombre de délits, liés à la nationalité, qui ne concerne que les étrangers. Il montre aussi que la politique du chiffre initiée récemment, parce qu'elle prend comme critère d'évaluation principal le taux d'élucidation (c'est à dire le pourcentage de délits dont l'auteur est identifié et reçoit une réponse pénale), a pour conséquence la priorité donnée par la police à la recherche de délits élucidés au moment même de leur constatation, à savoir infraction à la législation sur les étrangers et consommation de stupéfiants, multipliant ainsi le nombre d'actes et faisant, de fait, grossir les chiffres de la délinquance, en les "tordant", de plus, vers certains types de délits.&lt;br /&gt;Mucchielli fait ensuite un bilan général et très détaillé de l’état de la violence en France. Il commence par faire un survol historique prouvant sans aucun doute que la société était aussi violente dns un passé proche et bien plus violente dans un passé lointain, à rebours de l’idée selon laquelle notre société est la plus violente qui ait existé. Il montre que le nombre d’homicides a été divisé par deux en trente ans, il montre que la grande majorité des homicides sont subis par des personnes qui connaissaient leur agresseur et/ou la cause de l’agression, ce qui implique que l’insécurité en tant que sentiment vécu par tous les Français, comme celui d’une menace impersonnelle et permanente pesant sur tous et chacun, n’a pas de fondement dans les faits. En France on tue peu, et la plupart de ceux à qui ça arrive savent pourquoi.&lt;br /&gt;Il montre que l’augmentation des viols et agressions sexuelles est bien plus largement du à l’augmentation des déclarations des faits, du fait de diverses mesures visant à faciliter les plaintes pour viol ainsi qu’à un refus sociétal de ce type de délits, qu’à une hausse massive des faits eux-mêmes. Il montre, comme pour les homicides, que les viols sont souvent des faits d’interconnaissance, loin donc de l’image de la menace diffuse.&lt;br /&gt;Il montre aussi que quantité de faits qui étaient gérés auparavant dans le cadre familial sont maintenant judiciarisés. Les violences conjugales, par exemple, sont maintenant dénoncées et entrent dans les statistiques, les faisant donc gonfler sans augmentation du nombre de faits constatables.&lt;br /&gt;Il montre enfin que les atteintes aux biens n’ont guère évoluées, simplement changé d’objet.&lt;br /&gt;Ainsi de suite…&lt;br /&gt;Mucchielli explique cette permanence de la crainte de la violence, appuyée à tort par les statistiques officielles, par l’effet de cinq phénomènes concomitants :&lt;br /&gt;- un processus sociétal de pacification des mœurs, mis en évidence depuis Norbert Elias et par nombre d’autres auteurs depuis, qui rend insupportable les relations non pacifiques.&lt;br /&gt;- un processus politico-juridique de disciplinarisation par la criminalisation, augmentant le nombre des renvois au parquet et diminuant le nombre des classements sans suite, du fait d'un recours de plsu en plus intensif à une réponse judiciaire, fut-elle le simple « rappel à la loi »&lt;br /&gt;- un processus de judiciarisation des conflits de la vie sociale ordinaire, transformant en délits des troubles de voisinage banaux.&lt;br /&gt;- un processus socio-économique de compétition pour les biens de consommation, amenant des solutions à la Merton, lorsque celui-ci qualifiait les délinquants « d’innovateurs », suffisamment intégrés pour valider ce que le société impose comme objectifs valorisés, et &amp;nbsp;cependant trop loin de toute possibilité de les atteindre de manière licite pour ne pas engendrer des comportements déviants.&lt;br /&gt;- un processus de ghettoïsation, amenant des phénomènes de délinquance organisée dans les lieux de relégation (dans le cadre d’une économie parallèle qui enrichit quelques-uns mais permet à d’autres de vivre) et des violences contre les institutions qui viennent encore gonfler les statistiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’invention de la violence est un excellent ouvrage de vulgarisation. Il doit permettre au grand public de prendre la mesure de la réalité de la violence, au delà des fantasmes. Je lui adresserai seulement trois critiques. La première, qui ne concerne que peu de monde, est la faible apport de ce livre pour un lecteur qui connaît les travaux de Mucchielli et qui a lu d'autres de ses ouvrages. La seconde porte sur le passage un peu rapide par pertes et profits des zones où une violence intense s’exprime au détriment de chiffres nationaux. Parler de la France dans son entièreté est le propos de Mucchielli, c’est son choix et il l’explique d’ailleurs, mais il risque d’être mal ressenti par les habitants de certains quartiers qui expérimentent une violence plus intense que les moyennes citées par l’auteur, décrédibilisant de fait sa parole auprès de ces populations. Enfin, l’anticulturalisme presque primaire de l’auteur me gène beaucoup. Que tout ne soit pas culturel, c’est une évidence, qu’il y ait beaucoup d’explications sociales, aussi, mais nier tout apport de la culture aux attitudes et aux comportements paraît être plus une volonté programmatique qu’un discours scientifique. Sur ce point je pense avec &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2010/10/theorie-du-chaos.html"&gt;Lagrange&lt;/a&gt;, que Mucchielli écarte d’un revers de main page 103 que la culture, notamment familiale, est l’un des facteurs explicatifs des comportements, y compris délinquants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;L'invention de la violence, Laurent Mucchielli&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-1849732963204126759?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/1849732963204126759/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=1849732963204126759' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/1849732963204126759'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/1849732963204126759'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2012/01/on-peut-plus-sortir-sans-se-faire.html' title='On peut plus sortir sans se faire égorger'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-kfV8bL3MfqM/TxFgnLr2qnI/AAAAAAAACCg/vpA4bSLCXgE/s72-c/Invention+de+la+violence.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-3260736152725845045</id><published>2012-01-14T11:10:00.000+01:00</published><updated>2012-01-14T11:12:57.806+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><title type='text'>L'incorruptible de Peyrebelle</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-zNMMGLJx4UA/TxFRiXcnrdI/AAAAAAAACCY/GAVv0xbpkMc/s1600/juge-bao-4-fei.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="143" src="http://2.bp.blogspot.com/-zNMMGLJx4UA/TxFRiXcnrdI/AAAAAAAACCY/GAVv0xbpkMc/s200/juge-bao-4-fei.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Nouvelle bonne livraison des Editions Fei avec ce tome 4 des aventures du &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/01/laffection-desabusee-qui-survit-un.html"&gt;Juge Bao&lt;/a&gt;, personnage historique chinois vénéré pour sa lutte contre la corruption et son soutien incessant aux plus misérables de l'Empire du milieu. Enlèvements crapuleux, vente illicite de femme, escroquerie des spéculateurs, le juge a fort à faire dans cet épisode.&lt;br /&gt;Anudar en parle&amp;nbsp;tellement&amp;nbsp;bien sur son blog que je n'ajoute rien à &lt;a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/2012/01/le-juge-bao-tome-4-lauberge-maudite.html"&gt;ce qu'il a écrit&lt;/a&gt; et que je&amp;nbsp;vous&amp;nbsp;invite à vous y reporter. J'ajouterai simplement qu'un &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Auberge_rouge_(film,_1951)"&gt;truculent film&lt;/a&gt; de Claude Autant-Lara avec Fernandel raconte l'histoire de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Auberge_de_Peyrebeille"&gt;l'auberge rouge d'Ardèche&lt;/a&gt;, et je signale aux touristes qu'on peut, encore aujourd'hui, visiter l'auberge dans son état d'origine ; on peut même y voir une&amp;nbsp;mauvaise&amp;nbsp;copie de la guillotine qui a servi a exécuter les aubergistes devant même leur établissement.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le juge Bao et l'auberge maudite, Marty, Nié&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-3260736152725845045?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/3260736152725845045/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=3260736152725845045' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3260736152725845045'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3260736152725845045'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2012/01/lincorruptible-de-peyrebelle.html' title='L&apos;incorruptible de Peyrebelle'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-zNMMGLJx4UA/TxFRiXcnrdI/AAAAAAAACCY/GAVv0xbpkMc/s72-c/juge-bao-4-fei.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-8222752296433352742</id><published>2012-01-13T13:58:00.000+01:00</published><updated>2012-01-13T14:02:33.321+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Interview'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Henry Lion Oldie, le Janus russe</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-jwGt7NAbQvs/TxAfFne_XPI/AAAAAAAACCQ/XyKacyMjmr8/s1600/Oldie.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="257" src="http://4.bp.blogspot.com/-jwGt7NAbQvs/TxAfFne_XPI/AAAAAAAACCQ/XyKacyMjmr8/s320/Oldie.gif" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;&lt;a href="http://henrylionoldie.hautetfort.com/"&gt;Henry Lion Oldie&lt;/a&gt; est un auteur russe bicéphale. Auteur de cinq nouvelles publiées en français, et de plusieurs romans traduits, dont la fantasy en deux volumes, &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/he-ho-hisse-he-ho-hisse_31.html"&gt;La loi des mages&lt;/a&gt; (un volume déjà sorti, le second sortira en février chez Mnémos), Oldie fait patiemment son trou dans l'imaginaire français. Il a gentiment, et avec la complicité de &lt;a href="http://russkayafantastika.hautetfort.com/"&gt;Viktoriya et&amp;nbsp;Patrice Lajoye&lt;/a&gt; sans qui cette interview&amp;nbsp;n'aurait&amp;nbsp;pas&amp;nbsp;existé&amp;nbsp;(ne serait-ce que pour des questions de traduction), accepté de répondre à quelques questions pour Quoi de Neuf...&lt;br /&gt;C'est l'occasion de découvrir un auteur encore assez peu connu du grand public français et qui, pourtant, gagne à l'être (on notera le bien beau patronyme du premier des deux membres de Oldie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Bonjour Henry, merci de nous recevoir,pouvez-vous vous présenter pour les lecteurs français qui ne vous connaissentpas ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;Nous sommes Dmitri Evguenievitch Gromov etOleg Semenovitch Ladyjenski. Dmitri est né le 30 mars 1963 à Simferopol enCrimée (Ukraine). Depuis 1974 il vit à Kharkov (Ukraine). Il estingénieur-chimiste de formation. L'un de ses hobbies est le hard rock, et plusspécialement le groupe Deep Purple au sujet de l'oeuvre duquel il a écrit unemonographie. Il est ceinture marron de karaté (école GODZu-ru). Il fut un tempsacteur au théâtre-studio « Pélican », où il a joué une dizaine derôles dont une moitié sont des rôles principaux.Oleg est né le 23 mars 1963 à Kharkov. Il estmetteur en scène de formation et a travaillé sur plus de 10 spectacles et amême été lauréat du 2e festival national des groupes de théâtre en 1987. Il estceinture noire de karaté et enseigne les arts martiaux. Il est passionné dejazz et de musique classique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Vous êtes de ces auteurs qui écrivent àquatre mains. En quoi est-ce difficile, ou pas, et commenttravaillez-vous ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord une idée naît. Pas chez les deux à lafois, bien sûr, mais en l'un de nous. Nous y réfléchissons pendant uncertain temps, et quand elle prend forme, que l'on peut l'exprimer à l'aide demot, alors celui qui a eu cette idée vient chez son co-auteur et l'exprime.Ensuite une longue conversation commence. L'idée se développe, on élimine desversions secondaires, on modifie des choses, les germes d'un sujetapparaissent... Nous discutons beaucoup, mais chaque fois, nous pouvons prendreassez vite une décision qui convient aux deux. Chacun de nous, à son tour, jouele rôle de générateur d'idées puis de sceptique, et cela se passe d'une façonassez spontanée. Une discussion peut durer plusieurs mois.Ensuite, quand les conceptions fantastiques,philosophiques et morales ont été élaborées, le sujet devient de plus en plusclair, nous déterminons les personnages principaux et une partie despersonnages secondaires, nous commençons un chapitre du futur texte. Nous nouspartageons ce que nous allons écrire : « Je veux écrire cechapitre ! Et moi celui-ci ! » Tout est foncièrement de bon gré.Nous ne nous « arrachons » pas des chapitres l'un à l'autre et nousne refusons pas de faire quelque chose. Jamais. Si les personnages narrateurssont différents, alors il arrive que l'un de nous prenne un (ou deux) de cespersonnages et écrive sa (leur) voix. Cela faisant, certains traits personnelsde la langue de l'auteur se transmettent à son héros, et puisque nous sommesdeux personnes bien différentes, alors nos personnages sont aussi différents.Lorsque nous achevons des fragments, nousnous les échangeons ; chacun de nous lit ce que l'autre a écrit, nouscorrigeons les fautes, les coquilles, le style ; nous réunissons nosfragments, puis chacun de nous prend un autre épisode en charge et nouscontinuons à écrire. Quand un grand passage est fini (une partie, un livre d'unroman), nous faisons une pause, nous imprimons ce passage et nous le lisonsencore une fois pour y déceler les erreurs encore non remarquées. En mêmetemps, nous discutons en détail du passage suivant. Et nous nous mettons àécrire à nouveau.Quand un roman est fini, nous y apportonsd'ultimes corrections, nous l'imprimons et le relisons. Nous le corrigeons ànouveau, le réduisons, le révisons. D'ailleurs, quand nous écrivons un roman,nous avons déjà en tête des idées à moitié formées pour une deux ou troisautres oeuvres. Toutes ces idées n'auront pas de suite, mais queque chose ensortira plus tard, malgré tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Quels sontles auteurs occidentaux que vous aimez lire et que pourriez-vous nousconseiller dans la littérature russe de l'imaginaire ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;Pour ce quiconcerne le fantastique occidental, nous aimons et estimons Ray Bradbury, FrankHerbert, Robert Sheckley, J. R.R. Tolkien, Clifford Simak, Roger Zelazny, DanSimmons, Neil Gaiman, China Mieville, Robert R. McCammon, Robert Merle, et biend'autres.Pour lefantastique russe, nous pouvons conseiller les oeuvres d'Andreï Valentinov, deMarina et Sergueï Diatchenko, de Evgueni Loukine, de Vadim Panov, de SviatoslavLoguinov et de Dalia Trouskinovskaya.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Nous allonscommencer par quelques questions sur votre roman "&lt;/b&gt;&lt;b&gt;La Loi desmages", dont le tome 1 a été récemment publié en France.&lt;/b&gt;&lt;b&gt;Le contexte de "&lt;/b&gt;&lt;b&gt;La Loi des mages" évoque une Russie alternative du début du XXesiècle. Pourquoi être restée proche de la réalité, ne pas avoir créé un universcomplètement imaginaire ?&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;Noustravaillons assez souvent dans un décor historique réel, en changeant seulementquelques détails. Pour nous, l'histoire réelle est plus riche et diverses quece que l'on peut imaginer pour un monde virtuel. En outre, à notre avis, iln'existe pas d'univers totalement inventé. D'une façon ou d'une autre, ils seforment sur la base de notre réalité, remaniée par la fantaisie de l'auteur. Ilexiste un aphorisme&amp;nbsp;: « aucune mythologie européenne n'a pu inventerle kangourou ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Pourriez-vousdécrire pour nous le monde dans lequel se place "La Loi desmages" ? Quel est le contexte international ? Quelle est la placede la Russie dans ce contexte ?&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;Si vous avezenvie de comprendre le monde du roman, il est en fait plus facile de prendre unmanuel d'histoire et de regarder ce qu'il en était pour l'Europe de la toutefin du XIXe siècle et du début du XXe, avant la Première Guerre mondiale. Nous avonssuivi ce canevas des événements. Sauf bien sûr pour ce qui concerne lesmages-bagnards, qui n'existaient pas dans la Russie réelle. De même nous avonsmodifié certains noms de famille, mais tout le reste, le contexteinternational, la position de la Russie au niveau mondial, correspond à laréalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Vos magessemblent structurés comme une mafia. Pouvez-vous nous en dire plus sur leurorganisation ? &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;Dans notreroman, les mages-criminels sont organisés presque de la même manière que lemonde criminel l'était en Russie à cette époque-là. Mais cette organisationdifférait un peu de celle des « familles » de la mafia italienned'alors, et d'autant plus de celle de la mafia actuelle. Le monde criminel russedu début du XXe siècle n'avait pas encore de structures hiérarchiques aussiforte et développées que celles de la mafia italienne. Mais en gros, sonorganisation ressemblait à peu près à celle de n'importe quelle autre mafia.Il y a desimples exécutants qui se spécialisent dans différents types de crimes :vol, pillage, fraude, etc. Il y a les leaders de bandes ou de simples cliques.Il a les parrains, dont l'opinion fait loi pour tous. Il y aussi une luttepermanente pour les zones d'influence.Dans notreroman, il y a une différence importante&amp;nbsp;: l'État considère la magie commequelque chose de criminel, et les gens qui possèdent ce don sont évincés par lasociété, relégués dans le monde du crime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Le systèmequi vise à réprimer les mages ressemble-t-il à des systèmes réels ou ayantexisté?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;Ce systèmede répression ressemble aux mesures mises en place en Russie au début du XXesiècle, destinées aux criminels ordinaires ainsi qu'aux prisonniers politiques.D'ailleurs en France aussi, en ce temps-là, à en juger par la littératurefrançaise classique, tout se faisait à peu près de la même manière :gendarmes, travaux forcés...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Dans La Loi desmages, les différences ethniques, notamment en ce qui concerne les Roms,semblent signifiantes. Est-ce le cas, et à quel niveau, dans la Russie etl'Ukraine moderne ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;Malgré lefait que beaucoup de Tziganes soient devenus sédentaires, en général, et encorede nos jours, ils se tiennent toujours à l'écart du reste de la population. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Et était-cele cas dans la Russie historique ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;Oui, et bienplus que maintenant. Cette partie de notre roman est assez réaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Dans vostextes, les rapports humains sont toujours rudes, parfois la limite del'agressivité. Le langage est cru, les gestes bourrus. Est-ce une spécificité dela culture ou de la littérature russe ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien depersonnages des romans de Victor Hugo – &lt;i&gt;Les Misérables&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Notre-Damede Paris&lt;/i&gt; par exemple – sont aussi agressifs. Pouvons-nous conclure à cetitre que la rudesse est une particularité de la culture française ?Certainement pas. Dans notre livre, il y a beaucoup de personnages dont ledestin est le bagne, la persécution, la pauvreté, la perte. Il est tout à faitnaturel que dans des situations difficiles – qui sont bien nombreuses dans leroman ! –, ils ne parlent pas poliment. Ce sont les singularité desbiographies, et par voie de conséquence les singularité des caractères decertains personnages, pas plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Lespersonnages parlent souvent en utilisant de longues phrases ou des périphrases.J'ai eu le sentiment qu'on pourrait toujours s'exprimer de manière plus conciseque ce que font les personnages, qu'ils sont toujours beaucoup dans l'emphase.Diriez-vous que la société russe est une société de la parole ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout lemonde aime parler. Les personnes françaises que nous connaissons sont bienéloquentes lorsqu'elles discutent avec nous. Par contre, sur internet où l'on« parle » avec les doigts, on utilise d'ordinaire des phrasescourtes, parfois non achevées. Mais dans la vie, il suffit de montrer àquelqu'un que tu es prêt à l'écouter pour qu'ensuite il soit difficile del'arrêter...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Les tenantsde l'autorité que vous décrivez sont souvent corrompus ou indolents. Est-cel'image que vous avez des institutions ? Correspond-elle à une réalitéobservable ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est notreexpérience personnelle, celle que nous avons eu en communiquant avec certainspouvoirs ; c'est aussi une expérience puisée dans des livres où il estquestion des temps passés. Oui, nous voudrions bien connaître un pouvoir sagaceet juste... nous sommes des écrivains de fantastique, quand même...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Je voudraisparler maintenant des 2 nouvelles post-apocalyptiques qui ont été traduites enfrançais, "Nevermore" d'une part, et "Viens me voir dans ma solitude" d'autre part.D'abord,pourquoi écrire du post-apocalyptique après la fin de la Guerre Froide&amp;nbsp;?Un texteaussi court (et par ailleurs brillamment écrit), que "Nevermore" peut-il être écrit à quatre mains ? Comment l’a-t-il été ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci pourvotre opinion sur Nevermore.Quinzeannées séparent ces deux récits. Nevermore a été écrit en 1991 ; Viensme voir dans ma solitude en 2006. Tous deux ont été écrit en collaborationet la brièveté du texte n'a rien changé. C'est aussi un aphorisme connu :« la taille n'a pas d'importance ». Un violoniste et un pianiste peuventjouer ensemble et sans problème un court morceau de musique et une sonate detrois heures. Pour ce qui concerne l'Apocalypse et la vie après la fin dumonde, ce sujet ne peut pas ne pas émouvoir les écrivains, quand l'humanité vitsur une pyramide de bombe thermonucléaires. Par contre la Guerre Froide et safin n'ont aucun rapport avec ces deux paraboles sur la vie et la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Dans Viens mevoir dans ma solitude, il n'y a qu'un homme et qu'une femme, qui se séparentsans chercher à faire descendance ; dans Nevermore, il n'y a aucunêtre humain. L'extinction de la race humaine vous paraît-elle inévitable, voiresouhaitable comme le djinn de Nevermore semble l'inférer ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme etla femme du récit Viens me voir dans ma solitude sont Charon, nocher desEnfers dans la mythologie grecque, et la Mort, telle qu'elle est dans leslégendes européennes. Hélas, dans ce récit, l'humanité a disparu, et il nereste plus que eux deux. Mais voilà ce que pense Charon : « Ellen’avait pu partir bien loin : s’il se dépêchait, il aurait le temps del’atteindre. [...] Il était impossible que deux personnes ne se rencontrent paslà où il ne restait plus personne en dehors d’elles, Adam et Ève d’un nouveaumonde. Et elle n’était pas encore vieille. » Nous voudrions dire que mêmes'il ne reste que la Mort, un espoir de rencontre, d'amour et de renaissancesubsistera.Donc nouscroyons en l'humanité et nous lui souhaitons sincèrement une très longue vie.D'ailleurs,dans Nevermore, le djinn ne voulait pas la mort de l'humanité, mais aété obligé d'accomplir le désir du corbeau qui l'a libéré de la bouteille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Les textespost-apocalyptique décrivent souvent une lutte pour la survie. Pas les vôtres.Que faites-vous de l'instinct de survie ? Pensez-vous qu’il vaudrait mieux que l’humanités’en débarrasse ?&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette lutteexiste, dira-t-on, en off. Si le lecteur proteste contre une telletriste fin, s'il s'indigne du fait que le destin est si sévère envers la racehumaine, alors cette lutte devient primordiale. Elle se passe dans le coeur, laraison et l'âme du lecteur, et non sur les pages du livre.Etl'instinct de survie est une des principales garanties de ce que nos enfants etpetits-enfants vivront. L'humanité a besoin de cet instinct. Il ne faut enaucun cas le nier !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Dans Relève-toi,Lazar, on peut gager des sentiments. Qu'avez-vous voulu dire dans ce texte(auquel je n’ai pas compris grand chose) ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne savons pas exposer brièvement les idées contenues dans notreoeuvre. Sinon, à quoi cela nous servirait-il d'écrire des récits, des nouvelleset des romans? L'idée est dissoute dans le texte, et l'extraire est l'affairedu lecteur. De notre part, nous ne pouvons qu'ajouter que les sentiments nesont pas une marchandise. On ne peut pas les mettre en gage, on ne peut pas lesvendre ni les acheter, et on ne peut pas les tuer non plus. C'est probablementde cela dont le récit parle. Mais il nous semble qu'il contient encore autrechose...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Pour terminer je voudraisvous poser trois questions plus générales.Quelle est la place de lanature, et singulièrement de la forêt, dans votre œuvre ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La même place que dans le monde. Unegrande place, mais qui malheureusement, diminue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Les rapportshommes-femmes que vous décrivez dans vos textes semblent complexes, dans desmécanismes d'attirance/répulsion et ou de séduction/violence. Est-ce l'état desrelations entre les sexes en Russie aujourd'hui ? Ou l’était-ce dans le passé ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A notreavis, les relations entre les femmes et les hommes sont beaucoup plus complexesque le schéma que vous proposez, « séduction/violence », etc. Celaconcerne la vie réelle, dans n'importe quel pays du monde, aussi bien que noslivres. Si un jour les relations entre les hommes et les femmes devaient sesimplifier, l'humanité disparaîtrait plus vite que du fait d'une bombeatomique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Dernièrequestion indispensable : les Russes boivent-ils vraiment autant que dans vostextes ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous estdifficile de parler pour tous les Russes. Les généralisations de ce genre sonttoujours douteuses. Nous dirons simplement que nous n'avons rien contre le faitde boire un petit verre ou deux. Mais dans les limites du raisonnable.D'ailleurs,lorsque nous étions en visite en France, on nous a raconté une blague qui noussemble bien à propos :« ÀParis, dans un café, un jeune homme commande une bouteille de vin rouge, puisune autre, puis une troisième... Un monsieur plus âgé, assis à une tablevoisine, détache son regard du journal qu'il est en train de lire, etdit :– Excusez-moi,monsieur, mais il ne faut pas boire autant. Savez-vous que selon lesstatistiques, un Français sur quatre est alcoolique ?Le jeunehomme remplit à nouveau son verre de vin et répond :– Cela ne meconcerne pas. Je suis Russe ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Je vousremercie du temps que vous avez consacré à répondre à ces quelques questions.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Et je remercie encore les Lajoye pour leur rôle indispensable de &lt;i&gt;fixers&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-8222752296433352742?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/8222752296433352742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=8222752296433352742' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8222752296433352742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8222752296433352742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2012/01/henry-lion-oldie-le-janus-russe.html' title='Henry Lion Oldie, le Janus russe'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-jwGt7NAbQvs/TxAfFne_XPI/AAAAAAAACCQ/XyKacyMjmr8/s72-c/Oldie.gif' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-3861078106591526425</id><published>2012-01-11T18:31:00.000+01:00</published><updated>2012-01-11T18:31:31.095+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Un peu mou</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-9qe3B7kbUZY/Tw3GAVJtaAI/AAAAAAAACCI/LCzfjGG_60g/s1600/The-Walking-Dead_TP_Vol15.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-9qe3B7kbUZY/Tw3GAVJtaAI/AAAAAAAACCI/LCzfjGG_60g/s200/The-Walking-Dead_TP_Vol15.jpg" width="130" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Après les climaxes multiples de &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/07/suite-pas-fin-et-tant-mieux.html"&gt;l'épisode 14&lt;/a&gt;, le 15 est un moment de transition, un peu décevant, en tout cas guère exaltant (même le dessin semble poussif). J'espère que les quelques fils ouverts dans ce volume donneront lieu dès le tome 16 à de nouveaux développements forts.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;We find ourselves, The Walking Dead 15, Kirkman, Adlard,Rathburne&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-3861078106591526425?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/3861078106591526425/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=3861078106591526425' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3861078106591526425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3861078106591526425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2012/01/un-peu-mou.html' title='Un peu mou'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-9qe3B7kbUZY/Tw3GAVJtaAI/AAAAAAAACCI/LCzfjGG_60g/s72-c/The-Walking-Dead_TP_Vol15.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-7342333052258479357</id><published>2012-01-10T21:43:00.000+01:00</published><updated>2012-01-10T21:46:49.095+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BLUFFANT'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SF'/><title type='text'>Nik Hadopi</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-rfzIKS6Y7Ds/Twyh1RtX81I/AAAAAAAACCA/31KNwbz52AU/s1600/Little+Brother+VF.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://4.bp.blogspot.com/-rfzIKS6Y7Ds/Twyh1RtX81I/AAAAAAAACCA/31KNwbz52AU/s200/Little+Brother+VF.jpg" width="123" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Sortie ces jours-ci du&amp;nbsp;meilleur&amp;nbsp;roman SF&amp;nbsp;Jeunesse&amp;nbsp;que j'ai lu, et même d'un très bon roman tout court. "&lt;i&gt;Little Brother&lt;/i&gt;", le petit chef d'oeuvre geek et rebelle de Cory Doctorow,&amp;nbsp;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2009/03/dont-trust-anyone-over-25.html"&gt;chroniqué&amp;nbsp;ici même il y a trois ans&lt;/a&gt;, existe maintenant en français. Vous n'avez donc plus aucune excuse pour ne pas l'avoir lu.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Little Brother, Cory Doctorow&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-7342333052258479357?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/7342333052258479357/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=7342333052258479357' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/7342333052258479357'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/7342333052258479357'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2012/01/nik-hadopi.html' title='Nik Hadopi'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-rfzIKS6Y7Ds/Twyh1RtX81I/AAAAAAAACCA/31KNwbz52AU/s72-c/Little+Brother+VF.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-442822564107880707</id><published>2012-01-09T12:55:00.000+01:00</published><updated>2012-01-09T17:02:01.189+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BLUFFANT'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Mon bien aimé, ma bien aimée</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-oje9Xy0LBso/TwrRRF6NehI/AAAAAAAACB4/_Wz7fM_-peg/s1600/Habibi.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/-oje9Xy0LBso/TwrRRF6NehI/AAAAAAAACB4/_Wz7fM_-peg/s200/Habibi.jpg" width="156" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;"&lt;i&gt;Habibi&lt;/i&gt;", de Craig Thompson, est un énorme pavé de plus de 600 pages, doté d'une couverture aspect cuir, belle et enluminée.Il est difficile de raconter&amp;nbsp;"&lt;i&gt;Habibi&lt;/i&gt;". Comme dans&amp;nbsp;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/08/le-eros-eternel.html"&gt;Luther Arkwright&lt;/a&gt;, le lecteur est face à une oeuvre énorme qui mêle habilement une histoire intéressante et des réflexions philosophiques ou religieuses. De même, la mise en scène du récit est réalisée à l'aide de dessins noir et blanc tracés à l'encre. Mais les styles graphiques diffèrent,&amp;nbsp;"&lt;i&gt;Habibi&lt;/i&gt;"&amp;nbsp;regorge d'enluminures, d'arabesques, de calligraphie arabe, pour un effet visuel absolument saisissant.&lt;/div&gt;&lt;span style="line-height: 160%;"&gt;L'histoire d'"&lt;/span&gt;&lt;i style="line-height: 160%;"&gt;Habibi&lt;/i&gt;&lt;span style="line-height: 160%;"&gt;"&amp;nbsp;est une tragédie. Le lecteur y suit les péripéties d'une petite fille faite femme à neuf ans par son vieux mari, et qui subira des années durant la violence sexuelle des hommes (violeurs, esclavagistes,&amp;nbsp;clients), ainsi que d'un petit garçon, plus jeune qu'elle, qu'elle a recueilli alors qu'ils étaient tous deux prisonniers d'un convoi d'esclaves, et qui trouvera un moyen radical de ne jamais exprimer lui-même de violence&amp;nbsp;misogyne. Leur amour&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 25px;"&gt;réciproque&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 160%;"&gt;&amp;nbsp;est la force qui leur permet de résister et de survivre à toutes les épreuves qu'ils traversent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="line-height: 160%;"&gt;L'univers que décrit Thompson évoque immanquablement les "mille et une nuits". Il en a le charme suranné, la magie, et la dureté. Néanmoins, ce que propose Thompson, ce sont des nuits modernes et qui fourmillent d'idées. Passons-en quelques-unes en revue.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;Comme dans les émirats arabes aujourd'hui, les modes de vie les plus traditionnels et inégalitaires&amp;nbsp;coexistent&amp;nbsp;avec le progrès technique et la pollution qui l'accompagne. Dans le monde d'"&lt;i&gt;Habibi&lt;/i&gt;", les inégalités sont extrêmes, et le progrès économique, symbolisé par le barrage et son générateur électrique, se fait au prix des souffrances du petit peuple, dans l'indifférence des dirigeants politiques et économiques. Le progrès économique se paie d'un désastre social et environnemental mais ce n'est pas grave ; les nantis vivent bien.&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;Le monde d'"&lt;i&gt;Habibi&lt;/i&gt;"&amp;nbsp;est très violent. On y pratique l'esclavage, on y échange facilement du sexe contre de la nourriture, on y vend une petite fille à un vieux grigou en appelant cette vente un mariage, on y tue sans difficulté et sans remord pour exprimer son pouvoir politique. La vie ne vaut pas grand chose dans ce monde.&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;Le propos de Thompson est aussi onirique. Les aventures tragiques des deux jeunes héros recoupent toujours plus ou moins des récits mythologiques. Les personnages rêvent beaucoup, pour se souvenir d'un passé meilleur ou anticiper un avenir espéré. Réalité, rêves, mythes, s'entrelacent au fil des pages.&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;Enfin, Thompson a un propos politique. Il tente de montrer qu'il n'y a que peu de différences entre les trois religions du livre. Racontant notamment l'histoire chrétienne à partir du Coran, il met en évidence le fait que les récits sont les mêmes, que même la manière de les raconter diffère peu d'un texte à l'autre. Parlant du Livre, Thomson met en exergue, tout au long du récit, le pouvoir des mots et l'importance de l'écrit. Au début la petite fille est mariée à un scribe qui lui apprend l'écriture, et qui lui apprend ce que signifie chaque lettre ; elle élèvera son « petit frère » en lui racontant les histoires du livre, et le protègera en lui offrant un talisman fait de lettres. "&lt;i&gt;Habibi&lt;/i&gt;" fourmille de lettres qui sont comme des personnages, du moins sur le plan symbolique.&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;Tout ce qui précède dit au lecteur toutes les bonnes raisons intellectuelles, raisonnables, qu'il y a à lire&amp;nbsp;"&lt;i&gt;Habibi&lt;/i&gt;" si l'on veut être un &lt;i&gt;honnête homme&lt;/i&gt;. Mais le plus important n'est pas là.&amp;nbsp;"&lt;i&gt;Habibi&lt;/i&gt;"&amp;nbsp;est beau. L'objet, en version originale, est beau, comme un vieux volume de sagesse orientale exhumé d'une antique bibliothèque. L'histoire qui est racontée est belle et émouvante, portée par des personnages forts et tristes, dont le destin ne peut laisser indifférent, y compris dans son aspect roman-fleuve. Enfin, la mise en image est belle, les djinns, les anges, les démons, les lettres arabes, tout ceci enrichit le dessin et fait de ce livre quelque chose qui est beaucoup plus qu'une &lt;i&gt;graphic novel&lt;/i&gt; ordinaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;&lt;i&gt;Habibi, Craig Thompson&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-442822564107880707?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/442822564107880707/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=442822564107880707' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/442822564107880707'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/442822564107880707'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2012/01/mon-bien-aime-ma-bien-aimee.html' title='Mon bien aimé, ma bien aimée'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-oje9Xy0LBso/TwrRRF6NehI/AAAAAAAACB4/_Wz7fM_-peg/s72-c/Habibi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-4538432178415872992</id><published>2012-01-07T16:36:00.001+01:00</published><updated>2012-01-09T09:29:52.660+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>When two worlds collide</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-i_Q16f_MxaE/TwhfRI8c95I/AAAAAAAACBw/Q5PnN6iZ170/s1600/D.jpeg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="136" src="http://3.bp.blogspot.com/-i_Q16f_MxaE/TwhfRI8c95I/AAAAAAAACBw/Q5PnN6iZ170/s200/D.jpeg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Nouvelle série réussie d'Alain Ayroles, à côté de &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2007/11/je-men-vais-dans-ce-post-vous-narrer.html"&gt;De Cape et de Crocs&lt;/a&gt;, ou de l'album &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2008/03/les-voies-du-seigneur-sont-impntrables.html"&gt;Sept missionnaires&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Dans l'oeuvre gothique appelée simplement "&lt;i&gt;D&lt;/i&gt;", Ayroles&amp;nbsp;déploie&amp;nbsp;des qualités de scénariste qui en font toujours l'un des tous meilleurs en BD. Il y réinvente le mythe de Dracula, en y&amp;nbsp;mêlant&amp;nbsp;un personnage directement inspiré du &lt;i&gt;larger than life&lt;/i&gt; &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Francis_Burton"&gt;Sir Richard Francis Burton&lt;/a&gt;, guerrier, aventurier, ethnographe, diplomate, entre autres, qui fut l'un des premiers occidentaux à visiter La Mecque, et le découvreur du lac Tanganyika.&lt;br /&gt;Ayroles maitrise les codes des histoires qu'il raconte et il en joue comme un virtuose. Son D évoque de manière très vive l'ambiance du Dracula de Bram Stoker, jusque dans l'approche parfois épistolaire du récit. On y visite un Londres de la haute société, frivole et corseté dans les&amp;nbsp;convenances&amp;nbsp;victoriennes. On y voit un prédateur surgit du fond des âges agir presque librement au milieu de cette trop naïve population anglaise, gavée de modernité et qui a oublié qu'il fallait avoir peur de la nuit.&amp;nbsp;On y sent parfaitement la tension sexuelle réprimée sous-jacente qui faisait la force du roman de Stoker, qu'on sentait aussi&amp;nbsp;dans&amp;nbsp;le film de Coppola, et qui est absente de tant de récits de vampires, même situés à la même époque.&amp;nbsp;On y suit un capitaine Drake (Burton plus vrai que nature, y compris&amp;nbsp;dans&amp;nbsp;son amitié avec le poète Algernon Swinburne, renommé ici Allistair Swindley, et son inimitié réciproque avec l'explorateur Speke, nommé Stanford par Ayroles) amoureux, fort en gueule, bagarreur et d'un courage immense, s'y&amp;nbsp;engager&amp;nbsp;dans une lutte à mort contre le vampire qui veut lui ravir sa Dulcinée ; tout le contraire des Harker and co sur le plan de la personnalité. On y apprend aussi, par&amp;nbsp;flash-backs&amp;nbsp;littéraires, des&amp;nbsp;détails&amp;nbsp;utiles sur la vie de Drake/Burton ainsi que sur une race vampirique (la&amp;nbsp;contrepartie&amp;nbsp;de Van Helsing dans la Bd n'étant encore qu'un débutant qui se documente) dont la Transylvanie n'a pas l'exclusivité. On y fait enfin&amp;nbsp;une&amp;nbsp;virée dans la lande du Yorkshire qui n'est pas sans rappeler celle du manoir des Baskerville, avec même en &lt;i&gt;easter egg&lt;/i&gt; un hommage au "Loup-garou de Londres" de Landis.&lt;br /&gt;Le dessin, souvent anguleux, n'est pas exceptionnel, mais la colorisation (je serais tenté de dire l'éclairage) est très joliment faite.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;D t1 Lord Faureston, et t2 Lady D'Angerès, Ayroles, Maïorana, Leprévost&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-4538432178415872992?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/4538432178415872992/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=4538432178415872992' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4538432178415872992'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4538432178415872992'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2012/01/when-two-worlds-collide.html' title='When two worlds collide'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-i_Q16f_MxaE/TwhfRI8c95I/AAAAAAAACBw/Q5PnN6iZ170/s72-c/D.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-5801550447026185902</id><published>2012-01-05T10:31:00.001+01:00</published><updated>2012-01-05T19:17:53.688+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SF'/><title type='text'>Cookie cutter human</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-IBhOedfJ3Io/TwVso8jZYwI/AAAAAAAACBo/XEd4YdHJCR8/s1600/joueur-1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/-IBhOedfJ3Io/TwVso8jZYwI/AAAAAAAACBo/XEd4YdHJCR8/s200/joueur-1.jpg" width="132" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Il y a bien longtemps de ça j'ai lu « Génération X » de Douglas Coupland. L'une des choses qui m'a le plus marqué dans cet excellent livre, au point que je m'en suis toujours souvenu, c'est que l'auteur y disait que l'avalanche d'informations apprend aussi peu que l'absence d'information et quelle est, de plus, néfaste. C’est l'une des idées qu'on retrouve dans "&lt;i&gt;Joueur_1&lt;/i&gt;", son dernier, court, et bon roman.&lt;br /&gt;Le monde que nous connaissons se termine. Il touche enfin, après l'avoir craint pendant des années, le pic pétrolier qui l'obligera à sortir de la civilisation de l'énergie abondante et bon marché. &amp;nbsp;La transition est douloureuse, le monde convulse, émeutes, accidents, violences, les humains expriment leur rage de voir s'achever leur mode de vie et leur peur face à ce qui va advenir. Pendant les cinq premières heures de ces événements, dans un huis clos étouffant, l'auteur place le lecteur face aux réactions et aux doutes de cinq personnes qui ne se connaissent pas, coincées dans un des lieux les plus impersonnels qui soit : un bar d'hôtel d'aéroport.&lt;br /&gt;Dans ce petit livre, Coupland se livre à un patient mais méthodique travail de déconstruction. Dans ce bar se trouvent quatre personnages « normaux » : une divorcée de quarante ans qui vient à un rendez-vous par Internet, l’autre moitié du rendez-vous, semblable socialement mais pas culturellement, le barman, ancien alcoolique divorcé, qui croit qu’il redonnera sens à sa vie grâce à l'aide d'un gourou, un ancien pasteur qui vient de perdre la foi et s'est enfui avec le tronc de l'église. Il y a aussi un personnage « anormal » : une jeune fille handicapée par de nombreux troubles mentaux de type autistiques, et qui cherche un reproducteur pour se prouver et prouver à son père qu’elle est malgré tout humaine ; en arrière-plan l’avatar virtuel de la jeune fille s’exprime aussi pour synthétiser sans affect les situations.&lt;br /&gt;La confrontation entre ces deux groupes de personnages est l'occasion pour Copland d'interroger les conventions, le sens des mots que nous prononçons sans cesse (sans y mettre le moindre sens fort), les attitudes et autres signaux non verbaux que nous émettons à longueur de temps afin de faire savoir aux autres ou de nous synchroniser avec eux. La jeune fille autiste ne sait pas véritablement interpréter ces signaux, et elle ne sait pas les émettre spontanément. Elle a dû apprendre à décoder ce qui est évident pour tous, et s'entraîner à émettre volontairement et consciemment ces signes qui lui permettront de communiquer avec ses semblables. Elle montre au lecteur à quel point tout n'est que signes, que ces signes n'ont pas de sens intrinsèque, et, qu'en émission comme en interprétation, ils ne sont que le résultat d'un apprentissage suffisamment réussi pour devenir inconscient. Dans le même temps, ses quatre compagnons d'infortune jouent parfaitement leur rôle et le jeu plus global de la communication interhumaine, mais ils entretiennent sans cesse un dialogue interne qui montre qu'ils n'y croient plus. Ils ne croient plus à leurs objectifs, ils ne croient plus à leur rêve, ils ne croient plus au jeu qu'ils ne jouent plus que par habitude, ils s'interrogent même sur ce qui fonde leur identité.&lt;br /&gt;Qu'est-ce qui me distingue de toi, lecteur ? Pour Coupland, la réponse est « quelque milligrammes d'ADN » ; tout le reste est générique, identique d'un être humain à l'autre, et même commun avec le reste des créatures vivantes. Mais, on objectera, il y a la conscience. Ce qui fait l'homme, ce n'est pas son corps, c'est sa pensée. Et elle est propre à chaque individu. Est-ce vrai ? Pour Coupland, même les consciences sont peu différenciées. La femme de quarante ans, secrétaire de psychiatre, voit défiler toujours les mêmes pathologies, exprimées dans les mêmes mots. L'ancien pasteur s’est lassé de faire éternellement le tour des sept mêmes péchés capitaux. Il en est venu à espérer qu'un huitième apparaisse pour changer un peu. Plus généralement, les humains, dans un même et bel élan, croient qu'il est capital d'avoir des rêves et de tenter de les réaliser, alors même que la majorité d'entre eux devra y renoncer, et souffrira pendant les années que durera le deuil. Seule la jeune fille autiste, qui regarde le monde comme un Candide, amène quelque chose de neuf, en interrogeant ce que personne n'interroge, offrant par là un point de vue intouché par la banalité de l’automatique humanité. Les autres, par-delà quelques détails qui leur paraissent essentiels, se ressemblent tous. Consommation, religion, individualisme, c'est de ces croyances futiles et de ces actes à courte vue et à faible implication que les humains remplissent leur vie. Coupland propose une autre vision du monde, un autre objectif, par la bouche de l'ancien pasteur qui propose sept nouveaux péchés capitaux utiles pour notre temps : accepter de tolérer la surcharge d'information, négliger de maintenir la démocratie, ignorer délibérément l'histoire, considérer sur le même pied la consommation et la créativité, rejeter la réflexion, croire que le spectacle est la réalité, vivre par procuration avec les célébrités.&lt;br /&gt;Le manque de pétrole obligera les humains à sortir du &lt;i&gt;dreaming innocence&lt;/i&gt;, pour le meilleur peut-être, mais d'abord pour le pire, et à gagner un peu de cette profondeur qui leur fait si souvent défaut. En effet, la fin de la civilisation, qui donnaient place, sens, et objectifs, à la vie de chaque individu, pourra les laisser dépourvus, livrés à une violence stérile, ou les obliger à redéfinir leur identité dans le cadre d'un monde nouveau. Dans le livre de Coupland, on comprend qu’un monde nouveau naîtra, passés les longs et douloureux soubresauts de la transition. Espérons qu’il a raison d'être optimiste.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Joueur_1, Douglas Coupland&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;Lu dans le cadre du &lt;a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/12/challenge-fins-du-monde.html"&gt;Challenge Fins du Monde&lt;/a&gt; de Tigger Lilly&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-pBLetcgYde4/TZb1VOWc4PI/AAAAAAAABUk/gX6TRCBmtMg/s1600/Fin%2Bdu%2Bmonde.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5590925732405371122" src="http://1.bp.blogspot.com/-pBLetcgYde4/TZb1VOWc4PI/AAAAAAAABUk/gX6TRCBmtMg/s200/Fin%2Bdu%2Bmonde.jpg" style="cursor: hand; cursor: pointer; display: block; height: 129px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 200px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-5801550447026185902?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/5801550447026185902/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=5801550447026185902' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/5801550447026185902'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/5801550447026185902'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2012/01/cookie-cutter-human.html' title='Cookie cutter human'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-IBhOedfJ3Io/TwVso8jZYwI/AAAAAAAACBo/XEd4YdHJCR8/s72-c/joueur-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-8102926134815460300</id><published>2012-01-02T10:06:00.000+01:00</published><updated>2012-01-02T10:49:58.712+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Interview'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Who fears death ? Not Nnedi Okorafor</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-L1msFBvBlmY/TwFvRJzyEDI/AAAAAAAACBc/gH0ccjZgoGE/s1600/Nnedi+Okorafor.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-L1msFBvBlmY/TwFvRJzyEDI/AAAAAAAACBc/gH0ccjZgoGE/s320/Nnedi+Okorafor.jpg" width="232" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;&lt;a href="http://nnedi.com/"&gt;Nnedi Okarafor&lt;/a&gt; est professeur d'écriture créative à l'Université de Chicago. Elle est l'auteur de plusieurs romans,&amp;nbsp;certains&amp;nbsp;"jeunesse", et plusieurs nominés ou primés. Elle a reçu en octobre 2011 le&amp;nbsp;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_World_Fantasy_du_meilleur_roman"&gt;World&amp;nbsp;Fantasy Award&lt;/a&gt; pour &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/09/juju-fantasy.html"&gt;Who fears death&lt;/a&gt;, son grand roman de fantasy innovante, rejoignant ainsi des personens aussi prestigieuses que Miéville, Murakami, Wolfe, Le Guin, Vance, et j'en passe. Elle a gentiment accepté de glisser le questionnaire de Quoi de&amp;nbsp;Neuf&amp;nbsp;dans un agenda surchargé (les amoureux de VO peuvent le trouver &lt;a href="https://sites.google.com/site/quoideneuflebistrot/interviewsvo/NnediVO.pdf"&gt;ici&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) &lt;i&gt;Bonjour Nnedi. Peux-tu te présenter pour les lecteurs français qui ne te connaitraient pas encore ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salutations, Je m’appelle Nnedi Okorafor, sorcière et savant fou littéraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) &lt;i&gt;« Who fears death » a récemment gagné le World Fantasy Award. Je peux imaginer que tu es très heureuse (je suis content pour toi et je pense vraiment que tu mérites ce prix), mais peux-tu nous dire ce que ça signifie pour toi comme auteur, comme femme, comme femme afro-américaine écrivant sur l’Afrique ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je préfère être définie comme « Nigerian American », parce que je suis la fille d’immigrants nigérians qui vinrent dans ce pays en 1969. Je n’ai pas d’autre histoire familiale (connue) aux USA à part ce que ma famille et moi avons créé à partir de 69. Que signifie le prix pour moi ? Je suis la première personne d’origine africaine à l’obtenir et j’admets que ça m’a laissé pensive. J’ai été plutôt surprise par cet évènement. Mais bien sûr j’ai été enchantée et profondément honorée d’avoir gagné ce prix. De tous les prix qui existent dans le genre, celui-ci me semble le plus approprié. J’aime penser que j’ai contribué à ouvrir plus grand la porte. J’aime aussi penser que j’ai fais savoir à plus de personnes de couleur qu’elles peuvent gagner ce prix ET qu’elles peuvent écrire de la SF/Fantasy qui parle d’elles, de ce qu’elles sont, et que les gens apprécieront. J’aime penser que j’ai compliqué les choses…dans le bon sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) &lt;i&gt;« Who fears death » est un nouveau genre de fantasy, de la fantasy africaine, très innovante et en même temps classique dans sa structure. Quels auteurs aimes-tu dans le genre ? Certains d’entre eux ont-ils influencé ton écriture ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Who fears death » est un roman qui puise autant dans la structure classique du voyage du héros que dans la tradition africaine du conte oral. Il reflète bien mon background culturel, moi qui suis américaine et nigériane.  C’est une chose que je n’ai réalisée qu’après avoir écrit le roman. Les auteurs que j’aime bien dans le genre sont, entre autres, Stephen King, Octavia Butler, Nalo Hopkinson, Jonathan Stroud, Hayao Miyazaki, Ngugi wa Thiong’o, Salman Rushdie… « dans le genre », c’est toujours une phrase piégeuse. Qu’est ce que le « genre » en réalité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) &lt;i&gt;Les femmes semblent être les personnages forts dans ton roman. Est-ce la même chose en Afrique ? Ou est ce que ça devrait l ‘être ? En même temps, de nombreux hommes du livre sont mauvais, ou au moins brusque. Dirais-tu que l’amour des hommes pour la guerre est le problème principal dans les pays en développement ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que les hommes dans « Who fears death » sont forts aussi. Beaucoup d’entre eux sont profondément traditionnel, en effet, et pourtant, ils sont capables de voir au-delà, ils sont quand même capables de VOIR la vérité. Je peux nommer à la volée six « BONS » personnages masculins complexes et intéressants. Et il y en a d’autres. Je peux aussi citer des exemples de « mauvaises » femmes dans le roman. Regarde la scène où Onyesonwu arrive enfant. Qui est présent ? Qui fait quoi ? Il y a pléthore de personnages dans le livre. Ce n’est pas un roman dans lequel tu peux dire facilement « ceci est bien » et « ceci est mal ». Même avec les personnages principaux. Il y a d’ailleurs une discussion à ce sujet dans le livre. Je ne crois pas que le bien et le mal soient des réalités séparées. Chacun est une partie de l’autre – tu ne peux pas avoir l’un sans l’autre. Dans « Who fears death », certaines personnes sont prisonnières de leur culture, certaines se rebellent et réussissent ou échouent, même l’héroïne de l’histoire. Elles sont humaines. Et les humains portent en eux à la fois le bien et le mal – chaque être humain porte les deux. J’ai grandi près d’un père très fort, et j’ai un jeune frère très fort aussi dont je suis très proche. J’ai autant d’amis hommes que d’amis femmes. Il m’est facile de trouver des exemples d’hommes forts. J’aime penser que c’est reflété dans les histoires que j’écris. Je pense que les femmes africaines sont fortes et très résilientes. Mais je parle ici de manière très générale. L’Afrique est un lieu très grand et divers, et les femmes y sont diverses aussi. Mais culturellement, je pense que, globalement, les femmes africaines sont loyales, ont une résistance incroyable, et savent comment survivre et construire. Et pourtant elle reçoivent très peu de reconnaissance ou de récompense pour tout ce qu’elles font. Voilà quelque chose qui doit changer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5) &lt;i&gt;Ton roman explore les conséquences des purifications ethniques et des guerres d’extermination. Peux-tu nous dire quelles en sont les causes, à ton avis ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sujets montrés et traités dans le roman NE SONT PAS la raison pour laquelle je l’ai écrit. Le roman a démarré avec ce personnage, Onyesonwu, qui me parlait. Elle voulait que je raconte son histoire. J’ai écouté ce qu’elle m’a dit, puis je l’ai écrit. Onyesonwu vit dans le « monde réel », il lui arrive donc des choses « réelles ». Ces choses « réelles » faisaient partie de l’histoire d’une manière organique. Je n’avais pas d’agenda quand j’ai écrit « Who fears death », sauf si tu considères comme tel la volonté d’écrire une histoire assez bonne et rythmée pour retenir ma propre attention. Ceci dit, quand je regarde le roman fini, je me rends compte que son histoire aborde de nombreux sujets. Le génocide (appelons-le par son nom) est quelque chose qui peut arriver n’importe où, à n’importe quel groupe de gens. Les Américains regardent ce qui se passe au Rwanda ou au Soudan, et ils hochent la tête avec pitié. Beaucoup ont oublié que c’est arrivé aux Etats-Unis aussi. Le génocide est intriqué dans la fondation même des Etats-Unis. Classification, symbolisation, déshumanisation, organisation, polarisation, préparation, extermination, et déni – ce sont les huit mêmes étapes à chaque fois. Nous devons tous être vigilants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6) &lt;i&gt;Tu connais le concept « d’empowerment ». L’histoire d’Onyesonwu est-elle une métaphore de ce concept ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’aime pas parler de mes personnages ou de leur histoire comme de simples métaphores. Je laisse ça aux critiques. Pour moi, Onyesonwu est une personne vivante qui fait ce qu’elle fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7) &lt;i&gt;L’inégalité sexuelle occupe une place importante de ton roman. Dirais-tu que c’est l’un des problèmes auquel l’Afrique aura à faire face et à résoudre ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’inégalité de sexe et de genre est un problème mondial. Je pense que chaque continent doit le résoudre. Quand ca sera fait, le monde sera un meilleur endroit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8) &lt;i&gt;La société que tu décris est au milieu d’un gué, entre tradition et modernité. Comment ces deux pulsions peuvent-elles coexister dans une société réelle, devenant ainsi une force, plutôt que d’entrer en conflit en engendrant de la faiblesse ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca se passe en ce moment en Afrique, c’est de là que j’ai tiré l’idée. Et c’est une force. Quand je rends visite à ma famille au Nigéria, je vois ce mélange du jeune et du vieux, de l’ancien et du moderne. Or, quand je lis des romans SFFF, je ne vois jamais personne écrire sur CETTE Afrique. Il y a un exemple que j’utilise toujours : on voit des femmes qui vont à la rivière avec des containers sur la tête pour aller chercher l’eau de la journée. Belle image africaine traditionnelle, pas vrai ? Mais, tout en marchant, les femmes envoient des textos à leurs amis depuis leurs téléphones cellulaires ! Le background futuriste de « Who fears death » a été facile à imaginer parce que la première version de celui-ci existe déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je remercie vivement Nnedi pour sa gentillesse, et signale que "Who fears death" sortira en France, dans l'année, chez Eclipses.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-8102926134815460300?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/8102926134815460300/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=8102926134815460300' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8102926134815460300'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8102926134815460300'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2012/01/who-fears-death-not-nnedi-okorafor.html' title='Who fears death ? Not Nnedi Okorafor'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-L1msFBvBlmY/TwFvRJzyEDI/AAAAAAAACBc/gH0ccjZgoGE/s72-c/Nnedi+Okorafor.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-8024942597426470981</id><published>2012-01-01T11:33:00.000+01:00</published><updated>2012-01-01T11:33:27.713+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Fallait que ça arrive</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2012/01/les-blogueurs-parlent-aux-blogueurs.html"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Hugin et Munin ont réussi à me coincer, et j'ai du me mettre à table sur le blog Hu-Mu.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-8024942597426470981?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/8024942597426470981/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=8024942597426470981' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8024942597426470981'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8024942597426470981'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2012/01/fallait-que-ca-arrive.html' title='Fallait que ça arrive'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-443115691316269124</id><published>2012-01-01T10:13:00.000+01:00</published><updated>2012-01-01T10:13:21.511+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dispensable'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Une bonne résolution pour 2012</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Je la recommande&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-qTHYqXtGDZs/TwAjQD9zfWI/AAAAAAAACA4/JIi4bjT3tSA/s1600/re%25CC%2581solution.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="91" src="http://3.bp.blogspot.com/-qTHYqXtGDZs/TwAjQD9zfWI/AAAAAAAACA4/JIi4bjT3tSA/s200/re%25CC%2581solution.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-443115691316269124?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/443115691316269124/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=443115691316269124' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/443115691316269124'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/443115691316269124'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2012/01/une-bonne-resolution-pour-2012.html' title='Une bonne résolution pour 2012'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-qTHYqXtGDZs/TwAjQD9zfWI/AAAAAAAACA4/JIi4bjT3tSA/s72-c/re%25CC%2581solution.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-874070830607321574</id><published>2011-12-29T14:25:00.000+01:00</published><updated>2011-12-29T14:25:19.774+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><title type='text'>Ecorcheurs de Provence</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-K3G3UNH1Dis/TvxnfYX0G3I/AAAAAAAACAs/K71xukrCnew/s1600/archipretre.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/-K3G3UNH1Dis/TvxnfYX0G3I/AAAAAAAACAs/K71xukrCnew/s200/archipretre.gif" width="121" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;"&lt;i&gt;L’archiprêtre et la cité des Tours&lt;/i&gt;" est un roman de Jean d’Aillon qui se passe dans ce qui deviendra la ville d’Aixen Provence, pendant la Guerre de Cent Ans.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Basée sur une importantedocumentation historique, complétée par l’imagination de l’auteur, l’histoire,située en 1357, met en scène les ravages que les grandes compagniesd’écorcheurs ont fait subir à la Provence au XIVème siècle. Elle permet aussid’assister à la naissance de la ville d’Aix à partir des éléments épars de sonagglomération médiévale.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Comme dans ses &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/04/bloody-mummers.html"&gt;autres ouvrages&lt;/a&gt;,d’Aillon décrit longuement les conflits de suzeraineté qui sontcaractéristiques de cette époque. L’agglomération aixoise est au centre d’unelutte d’influence qui met au prise l’empereur d’Allemagne, Charles IV, ledauphin de France (de manière indirecte), Charles (futur Charles V), leseigneur des Baux (famille revendiquant le pouvoir en Provence), Raymond desBaux, le pape Innocent IV, la comtesse de Provence, Jeanne Ière de Naples, etles bourgeois de la ville d’Aix qui veulent la plus grande autonomie possibleet le respect de leurs franchises et exemptions, à l’instar d’un Etienne Marcelà Paris. C’est l’âge où les villes, parfois dans la difficulté, s’émancipentdes pouvoirs seigneuriaux. C’est la cas pour Aix, comme ce le fut pour Paris.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Aix finira par devenir la capitalede la Provence et prospèrera peu après sous le règne du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Roi_Ren%C3%A9"&gt;Roi René&lt;/a&gt;. Mais en 1357,c’est la désolation qui prévaut. La peste de 1348 a dépeuplé les campagnes etvidé les villes de leurs artisans ainsi que les fiefs de leurs paysans&amp;nbsp;;la Guerre de Cent Ans s’éternise et amène dans le pays des bandes de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Routiers"&gt;routiers&lt;/a&gt;,mercenaires désœuvrés qui, non content de se payer sur la bête, massacrent etdétruisent pour le plaisir&amp;nbsp;; les droits seigneuriaux s’interpénètrent, etil est tentant pour un seigneur déçu de ruiner le fief de son adversaire plutôtque de le laisser en profiter (les paysans surtout sont considérés presquecomme une ressource naturelle dont il faut priver son adversaire pourl’affaiblir).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Quand l’histoire commence, la villed’Aix, menacée à la fois par les routiers d’&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Arnaud_de_Cervole"&gt;Arnaud de Cervole&lt;/a&gt; (surnommé l’archiprêtre),les troupes de la famille des Baux, et celles du comte d’Armagnac (appelé à larescousse et qui pille autant que les autres), qui pillent, tuent, et violentdans les campagnes en attendant de converger sur elle, a négocié un prêt avecla riche ville de Florence, dans le bût de payer du secours ou, au pire, deverser rançon pour inciter les mercenaires à partir. Pietro da Sangallo, anciencondottière, émissaire florentin qui a eu à louvoyer entre &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guelfes_et_gibelins"&gt;les guelfes et lesgibelins&lt;/a&gt;, convoie les fonds à Aix. Il sera pris dans les luttes intestines dela ville et devra résoudre une obscure affaire d’assassinats multiples.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Comme toujours chez d’Aillon,l’affaire criminelle n’est qu’un prétexte pour s’enfoncer profondément dans uneépoque et un conflit. Suivant da Sangallo, le lecteur sera instruit en grandsdétails de la situation politique en Provence en cette fin de XIVème siècle, ilcroisera les acteurs de ces politiques, nombre d’individus pour lesquels la viehumaine n’avait aucune valeur, des seigneurs à leur affidés, des bourgeois oudes moines pratiquant l’esclavage (rappelons que l’esclavage existera dansl’Europe médiévale jusqu’au XIVème siècle au moins) jusqu’aux illuminésreligieux qui martyrisaient leurs prochains à l’instigation de Dieu. Ilplongera dans un texte au vocabulaire médiéval très riche , au point qu’ilpourra aisément visualiser les pièces d’armement ou les élémentsd’architecture, entre autres. Le Moyen-Âge de d’Aillon est réaliste dans sacomplexité, dans sa cruauté, dans sa crudité extrême (les historiens quiveulent «&amp;nbsp;réhabiliter&amp;nbsp;» cette époque en montrant, ce qui est vrai,qu’il y avait aussi de la culture et des arts, oublient que la caractéristiqueen est sans doute l’insensibilité à la mort et à la souffrance qu’entrainaitchez les contemporains une vie courte et le plus souvent misérable) . Ce romanest donc hautement recommandable car il est simultanément distrayant etinstructif.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;&lt;i&gt;L'archiprêtre et la cité des Tours, Jean d'Aillon&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-874070830607321574?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/874070830607321574/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=874070830607321574' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/874070830607321574'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/874070830607321574'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/ecorcheurs-de-provence.html' title='Ecorcheurs de Provence'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-K3G3UNH1Dis/TvxnfYX0G3I/AAAAAAAACAs/K71xukrCnew/s72-c/archipretre.gif' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-8305022043508766026</id><published>2011-12-27T15:42:00.000+01:00</published><updated>2011-12-28T09:02:28.779+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SF'/><title type='text'>Ghost in the machine</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-L8uBVz-8RrA/TvnXijJ8NeI/AAAAAAAACAI/X9sE_SpbjOw/s1600/Jardins+virtuels.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-L8uBVz-8RrA/TvnXijJ8NeI/AAAAAAAACAI/X9sE_SpbjOw/s200/Jardins+virtuels.jpg" width="120" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;"&lt;i&gt;Jardins virtuels&lt;/i&gt;" est un recueil de Sylvie Denis regroupantdes nouvelles publiées il y a plus de dix ans et c’est un bien bon ouvrage. Jeremercie &lt;a href="http://efelle.canalblog.com/archives/2011/05/15/21144080.html"&gt;Efelle&lt;/a&gt; qui m’a donné envie de lire ce petit livre.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Sylvie Denis, c’est un peu Greg Egan qui serait tombé dansla marmite du Golden Age. Ses nouvelles développent l’effet des nouvellestechnologies sur l’humanité, dans une optique qui est souvent transhumaniste. Encela elle est proche d’Egan, mais contrairement à lui, elle n’oublie pas dedonner des sentiments humains à ses personnages. Clonage, IAs, intricationhomme machine, robots prenant leur indépendance, les thèmes sonttechnologiques, mais l’auteur prend soin de donner un sens politique auxhistoires qu’elle raconte, et des motivations humaines à ses personnages, enparticulier un amour de la liberté qui justifie de prendre des risquesphysiques. Enfin, elle utilise des éléments de contexte qui m’ont souventfurieusement fait penser au Golden Age par leur prosaïsme.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="line-height: 160%;"&gt;Dans les textes de Sylvie Denis, une humanité dépassant seslimites biologiques se divise souvent en factions indifférentes ou opposées, regroupéesautour d’idées simplistes dans la cadre d’organisations autoritaires. Desindividus tentent de résister ou de se libérer, découvrant parfois qu’il estplus noble de rester pour résister que de fuir. Au dilemme «&amp;nbsp;Exit&amp;nbsp;»ou «&amp;nbsp;Voice&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Hirschman" style="line-height: 160%;"&gt;d’Hirschmann&lt;/a&gt;&lt;span style="line-height: 160%;"&gt;, Denis répond sans hésiter «&amp;nbsp;Voice&amp;nbsp;», et même quand le tyran est diffus, résister est toujours&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 25px;"&gt;une bonne idée&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 160%;"&gt;. Leshistoires racontées sont de bonne facture, et ces textes se lisent avec plaisirsans oublier de titiller l’intellect.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;On trouvera donc dans ces pages, &amp;nbsp;entre autres choses, les très bons «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Dedans,dehors&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», prix Rosny Aîné 2010, nouvelle sur un intégrisme religieuxautoritaire miné par la résistance d’une jeune fille&amp;nbsp;et d’un homme qu’ontaurait pu croire absolument impuissant ; «&amp;nbsp;&lt;i&gt;L’anniversaire deCaroline&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», prix Solaris 98, dans lequel une femme condamnée à une peineatroce trouve un moyen de s’évader virtuellement et de reprendre un peu decontrôle sur le monde&amp;nbsp;; «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Fonte des glaces&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», où le militantismeest porté par l’émotion du souvenir&amp;nbsp;; «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Cap Tchernobyl&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», untexte triste dans lequel des robots en quête d’un lieu pour vivre libreschoisissent Tchernobyl, lieu ultime de l’absence humaine&amp;nbsp;; «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Labalade du singe seul&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», amusant, politique, sans doute tropfoisonnant&amp;nbsp;dans sa thématique ; «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Si Thébaldus rêve…&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»,description d’un lieu élitiste et clivant, un peu trop foisonnant aussipeut-être&amp;nbsp;; «&amp;nbsp;&lt;i&gt;De Dimbour à Lapêtre&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», très originale histoire declone et de sous-groupe humain, développant l’idée suivant laquelle les choixde vie des uns entrainent la désapprobation des autres&amp;nbsp;;«&amp;nbsp;&lt;i&gt;Magma-Plasma&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», texte plaisant d’un classicisme achevé (avechabitat martien and so on…) mis à part les dernières pages&amp;nbsp;résolumentbiotech ; «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Paradigme Party&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/03/guy-marchand-uber-alles.html"&gt;dont j’ai déjà dit tout le bien que je pensais ici&lt;/a&gt;&amp;nbsp;; et «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Nirvana, mode d’emploi&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», texte beau,poignant, sur l’exploration et la modification de la mémoire. Il n’y a donc quedeux ou trois nouvelles plus anecdotiques, ce qui est très peu.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Dans ce recueil hautement recommandable, Sylvie Denis livreune SF politique au sens profond du terme, intelligente et sensible, modérée etengagée, ce qui fait déjà pas mal de quadratures du cercle résolues dans un seulouvrage.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;&lt;i&gt;Jardins virtuels, Sylvie Denis&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://citriq.net/9782070424740"&gt;&lt;img alt="CITRIQ" src="http://citriq.net/widget/7z3.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-8305022043508766026?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/8305022043508766026/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=8305022043508766026' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8305022043508766026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8305022043508766026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/ghost-in-machine.html' title='Ghost in the machine'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-L8uBVz-8RrA/TvnXijJ8NeI/AAAAAAAACAI/X9sE_SpbjOw/s72-c/Jardins+virtuels.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-8778157393630145799</id><published>2011-12-26T17:37:00.002+01:00</published><updated>2011-12-26T17:54:18.903+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><title type='text'>La vérité était ailleurs</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-fpsDd3He_jQ/TvieZSmGZVI/AAAAAAAAB_8/hCbxiUtreFE/s1600/Notre+me%25CC%2580re+la+guerre+3.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://1.bp.blogspot.com/-fpsDd3He_jQ/TvieZSmGZVI/AAAAAAAAB_8/hCbxiUtreFE/s200/Notre+me%25CC%2580re+la+guerre+3.gif" width="156" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Tome 3 de la série "Notre mère la Guerre".&amp;nbsp;Il est aussi réussi que &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2010/10/suite-de-lexcellente-serie-notre-mere.html"&gt;les deux premiers&lt;/a&gt;, et prolonge les investigations sur la série de meurtres de femmes à&amp;nbsp;l'arrière&amp;nbsp;des tranchées. On a pu croire à l'issue du tome 2 qu'on savait qui étaient les assassins, il semble que c'était une fausse piste.&lt;br /&gt;Au moment où commencent les&amp;nbsp;mutineries&amp;nbsp;de 17, Kris emmène le lecteur dans les premiers chars d'assaut, dans un&amp;nbsp;hôpital&amp;nbsp;militaire, dans un&amp;nbsp;souterrain&amp;nbsp;gazé. Il donne la parole à tous types d'acteurs de l'époque, et insiste sur le hiatus entre la vision romantique que beaucoup de soldats avaient de la guerre à ses débuts et la confrontation permanente à la réalité macabre et grotesque du front. Il met aussi en évidence la manière inhumaine et pleine de morgue avec laquelle les&amp;nbsp;officiers&amp;nbsp;traitent&amp;nbsp;la troupe. On&amp;nbsp;découvre aussi comment la République envoya au front des mineurs délinquants, dans une mascarade de réhabilitation dont aucun ne sortit vivant. On voit enfin un arrière qui n'imagine même pas les&amp;nbsp;souffrances&amp;nbsp;qu'endurent les&amp;nbsp;hommes&amp;nbsp;au front, et des poilus qui se sentent devenus parfaitement étrangers à tous ceux qui n'ont pas&amp;nbsp;connu&amp;nbsp;le feu. Le dessin de Maël illustre à merveille la&amp;nbsp;confusion&amp;nbsp;des sentiments et des situations.&lt;br /&gt;PS : A noter un remerciement de Kris à mon vieil ami André Loez pour ses travaux au sein du &lt;a href="http://crid1418.org/"&gt;Crid 14-18&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2008/11/in-memoriam.html"&gt;celui-ci par exemple&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Notre mère la Guerre t3, Kris, Maël&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-8778157393630145799?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/8778157393630145799/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=8778157393630145799' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8778157393630145799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8778157393630145799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/la-verite-etait-ailleurs.html' title='La vérité était ailleurs'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-fpsDd3He_jQ/TvieZSmGZVI/AAAAAAAAB_8/hCbxiUtreFE/s72-c/Notre+me%25CC%2580re+la+guerre+3.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-5938887211959119728</id><published>2011-12-26T10:16:00.000+01:00</published><updated>2011-12-26T10:17:10.179+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><title type='text'>Résistance germaine</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-sn-xvg3LzR0/Tvg4g8G8UWI/AAAAAAAAB_w/NTjTLGLRpuc/s1600/Aigles+de+Rome+3.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-sn-xvg3LzR0/Tvg4g8G8UWI/AAAAAAAAB_w/NTjTLGLRpuc/s200/Aigles+de+Rome+3.jpg" width="152" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Retour sur la série "&lt;i&gt;Les aigles de Rome&lt;/i&gt;" de Marini. Le troisième tome confirme et amplifie &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2009/10/hbo-style.html"&gt;les&amp;nbsp;qualités&amp;nbsp;des précédents&lt;/a&gt;. C'est toujours superbement&amp;nbsp;dessiné, le scénario est complexe et éminemment politique.&amp;nbsp;Dans&amp;nbsp;la lignée du Rome de HBO, Marini raconte une histoire violente et païenne.&lt;br /&gt;En Germanie, le préfet Varus, obscène, brutal, et corrompu, ruine à lui seul&amp;nbsp;toute&amp;nbsp;chance&amp;nbsp;d'une acceptation de la Pax Romana. &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2008/05/lan-dernier-javais-beaucoup-apprci.html"&gt;Dans les profondes et sombres forêts teutoniques&lt;/a&gt;, la révolte gronde. Arminius, officiellement romanisé, travaille en sous main avec les rebelles germains, et Marcus est envoyé le rejoindre sur les marches par Auguste, avec la mission de "mettre un terme", si nécessaire, aux "fonctions" de son&amp;nbsp;frère&amp;nbsp;de lait. Alors que les tribus germaines rêvent de secouer le joug de Rome, les deux protagonistes de l'histoire se retrouvent&amp;nbsp;dans&amp;nbsp;des camps opposés. On imagine sans peine que les deux derniers tomes verront leur antagonisme culminer et se résoudre dans le sang.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Les aigles de Rome t3, Marini&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-5938887211959119728?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/5938887211959119728/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=5938887211959119728' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/5938887211959119728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/5938887211959119728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/retour-sur-la-serie-les-aigles-de-rome.html' title='Résistance germaine'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-sn-xvg3LzR0/Tvg4g8G8UWI/AAAAAAAAB_w/NTjTLGLRpuc/s72-c/Aigles+de+Rome+3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-6480685555016006311</id><published>2011-12-25T10:11:00.001+01:00</published><updated>2011-12-25T10:11:45.630+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dispensable'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Delicatessen</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-D_TldSk0wFI/Tvblr7Mf6fI/AAAAAAAAB_k/hUTYOFWhSnY/s1600/Xmas1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-D_TldSk0wFI/Tvblr7Mf6fI/AAAAAAAAB_k/hUTYOFWhSnY/s320/Xmas1.jpg" width="222" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;&lt;b&gt;Le Père Noël est bien aimable, malgré son air douteux et son renne qui a l'air d'avoir abusé des cigarettes qui font rire. Il m'a apporté de biens beaux livres (la pile est un rocher de Sysiphe), et je crois savoir qu'une autre volée d'elfes est en chemin. Joyeux Noël à tous avant la fin du monde. Profitez-en bien, c'est le dernier.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-T35S0CBobCc/TvbkA9H4XNI/AAAAAAAAB_Y/obbr75g_sms/s1600/CadeauxNoiel.JPG" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-T35S0CBobCc/TvbkA9H4XNI/AAAAAAAAB_Y/obbr75g_sms/s320/CadeauxNoiel.JPG" width="239" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-6480685555016006311?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/6480685555016006311/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=6480685555016006311' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/6480685555016006311'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/6480685555016006311'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/delicatessen.html' title='Delicatessen'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-D_TldSk0wFI/Tvblr7Mf6fI/AAAAAAAAB_k/hUTYOFWhSnY/s72-c/Xmas1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-2106374432479945333</id><published>2011-12-24T14:08:00.000+01:00</published><updated>2011-12-24T14:08:07.948+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Time of high adventure</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-prSbFU8stHo/TvXNm-lEdXI/AAAAAAAAB_A/YrNICeomnnM/s1600/servitude_tome3_cover.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-prSbFU8stHo/TvXNm-lEdXI/AAAAAAAAB_A/YrNICeomnnM/s200/servitude_tome3_cover.jpg" width="144" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Sortie de "&lt;i&gt;L’adieu aux rois&lt;/i&gt;",troisième tome de l’excellente série Servitude, déjà chroniquée &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2007/10/trahison.html"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2009/01/drekkars.html"&gt;là&lt;/a&gt;, qui est ce qui se fait de mieuxen fantasy.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Bourgier et David réalisent encoreun travail d’une immense qualité, en alliant un scénario complexe et tortueux,aux multiples pelures intriquées, à des dessins magnifiquement tracés puiscolorés au lavis donnant au tout une apparence à la fois ancienne et trèsréaliste.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Troisième tome oblige, on commenceà comprendre les relations qui existent entre les différentes histoires, et, comme dans «&amp;nbsp;Le trône de fer&amp;nbsp;» par exemple, ce qui avait commencécomme une guerre de frontière entre un suzerain et son vassal devient uneconflagration à grande échelle, impliquant toute l’humanité, et lestée d’enjeuxqui dépassent largement les conflits locaux qui la constituent. Les rapports deforce entre royaumes se modifient par le fer et le feu, l’équilibre despouvoirs à l’intérieur même des royaumes par l’assassinat et la conspiration.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;De riches annexes approfondissentla connaissance qu’on peut avoir du monde de Servitude et de sa cosmogonie. Au final, c’est un très bel album qui prolonge le travail fait surles deux premiers tomes. Plus que deux à tenir pour terminer cette série quisera, sans aucun doute, un des grands classiques de la fantasy en BD.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;&lt;i&gt;Servitude, t3, L’adieu aux rois,Bourgier, David&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-2106374432479945333?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/2106374432479945333/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=2106374432479945333' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/2106374432479945333'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/2106374432479945333'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/time-of-high-adventure.html' title='Time of high adventure'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-prSbFU8stHo/TvXNm-lEdXI/AAAAAAAAB_A/YrNICeomnnM/s72-c/servitude_tome3_cover.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-6933965793782970268</id><published>2011-12-23T22:08:00.000+01:00</published><updated>2011-12-23T22:08:04.600+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Under</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-mzXtNNTT3vI/TvTsevIeA-I/AAAAAAAAB-0/BAk_4oYHNAg/s1600/Under.jpeg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="130" src="http://4.bp.blogspot.com/-mzXtNNTT3vI/TvTsevIeA-I/AAAAAAAAB-0/BAk_4oYHNAg/s200/Under.jpeg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;"&lt;i&gt;Under&lt;/i&gt;" est un dyptique BD terminé de celui qui devient monscénariste préféré, Christophe Bec, assisté des frères Raffaele au graphismecomme dans de nombreux autres albums.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Dans un futur proche et violent, les égouts de Mégalopol (unemégalopole furutiste à l’obscène maire corrompu) sont infestés de parias(délinquants et/ou sans abris), de gigantesques crocodiles albinos, de serpentsaquatiques, mais surtout d’araignées mutantes géantes. La «&amp;nbsp;SewerPolice&amp;nbsp;» y patrouille, au péril de sa vie, une jeune étudiante en cryptozoologiey descend pour étudier la véracité des légendes urbaines sur la faune deségouts. Ils trouveront bien pire que ce qu’ils imaginaient.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Bec construit une &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2010/07/toujours-excellent.html"&gt;nouvelle BD horrifique&lt;/a&gt;, mais orientée action cette fois,&amp;nbsp;qui parvient àprovoquer une inquiétude réelle chez le lecteur, ce qui est d’habitude difficileà faire en BD, sans le support des bruitages, de la musique, des mouvements decaméra. Toute la grammaire du cinéma fantastique est inopérante dans ce mondede l’immobilité et du silence, et les effets terrifiants sont, de ce fait, leplus souvent manqués. La BD d’horreur déçoit presque toujours. Bec arrive àangoisser, c’est pour moi le signe de la qualité de son écriture. Il est, deplus, secondé par les frères Raffaele, au dessin et aux couleurs, qui rendentparfaitement l’ambiance sombre et violente de l’histoire.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Flic à la dérive, brillante assistante, Bec reprend descodes bien connus auxquels il ajoute d’immenses toiles d’araignées, desbestioles agressives, des gangs qui ne le sont pas moins, des cadavres à n’enplus finir, des bébés mutilés, une vraie cruauté jubilatoire avec ses secondsrôles. "&lt;i&gt;Under&lt;/i&gt;" est un &lt;i&gt;roller coaster&lt;/i&gt; qui saisit le lecteur et ne le lâcheplus&amp;nbsp;; c’est un vrai bon moment de lecture jouissive.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;&lt;i&gt;Under 1 White Ladies, et Under 2 Goliath, Bec, Raffaele&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-6933965793782970268?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/6933965793782970268/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=6933965793782970268' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/6933965793782970268'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/6933965793782970268'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/under.html' title='Under'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-mzXtNNTT3vI/TvTsevIeA-I/AAAAAAAAB-0/BAk_4oYHNAg/s72-c/Under.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-1279322957905011082</id><published>2011-12-22T09:54:00.000+01:00</published><updated>2011-12-22T09:59:26.924+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantasy'/><title type='text'>Me and you, and you and me</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-0gSQdQTPHss/TvLuqm_EUXI/AAAAAAAAB-o/GZ2bJNmq2p8/s1600/Volonte%25CC%2581+du+dragon.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://3.bp.blogspot.com/-0gSQdQTPHss/TvLuqm_EUXI/AAAAAAAAB-o/GZ2bJNmq2p8/s200/Volonte%25CC%2581+du+dragon.jpg" width="130" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;"&lt;i&gt;La volonté du Dragon&lt;/i&gt;", le courtroman de Lionel Davoust situé dans le monde d’Evanégyre, fourmille d'idéesoriginales et intéressantes. Il raconte la tentative d'annexion d'un petitroyaume périphérique, Qmharr, arriéré et médiéval, par l’empire d’Asreth, laplus grande puissance économique, scientifique, militaire, et donc politique, mondiale.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Le monde que décrit Davoust estattirant. Énormes guerriers en armures arcaniques, navires«&amp;nbsp;scientifiquement&amp;nbsp;» mystiques, armes excluant de la réalité(rappelant certaines créations de Pierre Bordage), Evanégyre est un universarcanepunk, avec tout ce que cela comporte d'émerveillement.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Au-delà du cadre, il y al’histoire. Dans son roman, Davoust décrit l'arrogance de la grande puissance,sa méconnaissance de la culture de l'agressé et des réalités du terrain, ilmontre comment la guerre n'est jamais ni rapide ni propre, et comment le faiblepeut blesser gravement le fort en profitant de son outrecuidance. Il décrit unempire sûr de sa force, mais aussi et surtout de son bon droit, qui considère que laconquête du monde entier est le seul moyen viable de faire régner un ordresatisfaisant sur toute la planète. Il est difficile, en lisant "&lt;i&gt;La volonté duDragon&lt;/i&gt;", de ne pas penser aux États-Unis, et particulièrement à la frange néo-conservatricede sa classe politique. Il est difficile aussi, de ne pas penser à l'Irak ou àl'Afghanistan, voire au Vietnam, et à l’humiliation quotidienne qu’eurent à ysubir les armées américaines. Davoust développe aussi les notions de libertéindividuelle et de soumission, il justifie théoriquement les deux approches, etoppose ainsi deux systèmes politiques. On sent qu’il y a beaucoup à découvrirsur l'empire, sa technologie magique, son «&amp;nbsp;Dragon&amp;nbsp;», superbe etmystérieuse, qui gouverne l'empire et le guide ; on sent même qu'il y auraitbeaucoup à découvrir sur Qhmarr, son organisation sociale et politique, sonrespect illimité du destin symbolisé par le concept de &lt;i&gt;lâh&lt;/i&gt;, son souverainautiste génial, ses nobles dont le rôle n'est pas clair.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Il y avait de ces vérités entrevuesdans «&amp;nbsp;Par-delà les murs&amp;nbsp;», la nouvelle publiée dans l'anthologie&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/08/iron-maiden.html"&gt;Victimes et Bourreaux&lt;/a&gt;. Cette nouvelle m'avait passionné, et m'a poussé à lire "&lt;i&gt;La volonté du Dragon&lt;/i&gt;" pour en savoir plus sur Evanégyre.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Malheureusement, j'essaie toujoursd'en savoir le moins possible sur les livres que je lis, et ici ça m’adesservi. J'entrai donc en confiance dans la volonté du Dragon sans imaginerque le gros du récit consisterait en une (épique) bataille navale. Or je n'aimepas les récits maritimes, et encore moins les récits de bataille navale. Ceroman et moi nous sommes manqués&amp;nbsp;; j'espère vivement que Lionel Davoustécrira d'autres nouvelles ou d'autres romans situés dans ce monde d' Evanégyreque je me ferai un plaisir de parcourir à nouveau, pourvu que ce ne soit passur l'eau.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;div style="line-height: 150%;"&gt;&lt;i&gt;La volonté du Dragon, Lionel Davoust&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 150%;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="line-height: 24px;"&gt;&lt;i&gt;&lt;a href="http://citriq.net/9782953499810"&gt;&lt;img alt="CITRIQ" src="http://citriq.net/widget/7yy.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-1279322957905011082?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/1279322957905011082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=1279322957905011082' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/1279322957905011082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/1279322957905011082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/la-volonte-du-dragon-le-courtroman-de.html' title='Me and you, and you and me'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-0gSQdQTPHss/TvLuqm_EUXI/AAAAAAAAB-o/GZ2bJNmq2p8/s72-c/Volonte%25CC%2581+du+dragon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-3648634604077529882</id><published>2011-12-21T11:07:00.000+01:00</published><updated>2011-12-31T08:06:46.534+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dispensable'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Love is danger (Virgin Prunes)</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-7R3TkVPItYM/TvGt_xvIieI/AAAAAAAAB-c/q2-qnp0SUI0/s1600/La+morsure+de+la+passion.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://4.bp.blogspot.com/-7R3TkVPItYM/TvGt_xvIieI/AAAAAAAAB-c/q2-qnp0SUI0/s200/La+morsure+de+la+passion.jpg" width="125" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;"&lt;i&gt;La morsures de la passion&lt;/i&gt;",n'hésitons pas à le dire, est le dernier grand pas en avant de la littératurefantastique.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Étant, à mon grand regret, dépourvudes compétences nécessaires pour analyser la myriade des concepts développésdans ce roman (notamment un dépassement de Nietzsche&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Comme il estbon et ironique de me baigner dans ta vie, à présent&amp;nbsp;! Ce qui m’a tué merend maintenant plus fort.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»), étant, de plus, trop court en vocabulairepour tenter de transmettre la beauté formelle de cette œuvre («&amp;nbsp;&lt;i&gt;Il sepressa contre elle pour mieux ressentir l’énergie de son orgasme imminent etglissa la main dans son pantalon de soie. Il aimait les femmes qui s’épilaient,parce que ce ne pouvait pas être seulement pour elles-mêmes…Elles le faisaientpour être regardées, admirées&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»), je vais devoir recourir à un expédientauquel je ne suis pas habitué, je vais résumer "&lt;i&gt;La morsures de la passion&lt;/i&gt;".&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Pour commencer on a un vampire.C'est un ancien neurochirurgien, parce que chez Harlequin les héros sonttoujours plus ou moins des médecins. Ayant sauvé des vies pendant des années,il ne peut se résoudre à en supprimer maintenant qu'il est vampire. Il ne tuedonc personne, il se contente de suçoter sans donner la mort. Il aimerait quesa tribu (car il en a une) l’imite.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Il y a aussi une sorcière. Elle a200 ans (ce qui en fera, potentiellement, la plus vieille couguar du monde).Elle déteste les vampires depuis que trois d'entre eux ont tué toute safamille. Elle les traque et les tue grâce à sa salive empoisonnée. Récemment,elle a tué des amis du vampire, elle a même failli le tuer lui, mais il asurvécu en buvant le sang d’un autre, un ami, ce qui lui a permis de devenir unPhoenix, un vampire très rare et très puissant, immunisé au pouvoir de lasorcière ainsi qu’au soleil (tant qu’à faire).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Quand le récit commence, le vampireest très en colère. Après tout, il a failli mourir, ce qui, pour un immortel,est vraiment ennuyeux. Il décide donc que, pour cette fois, il peut tuerquelqu’un. La vengeance l’exige. Il va chez la sorcière, dont il connaît, fortà propos, l'adresse, avec la ferme intention de la faire passer de vie àtrépas. Mais ce qu'il ne sait pas, c'est que la sorcière est, justement à cemoment-là, en train de fabriquer un philtre d'amour. Il arrive, il attaque, ilmort (juste un peu) et patatras, le philtre d'amour se renverse, la sorcière enboit un peu, et, du coup, son sang&amp;nbsp;envoûte le vampire. Ben mince. Il devient alors le plus amoureux deshommes et se met à poursuivre de ses ardeurs la sorcière. («&amp;nbsp;&lt;i&gt;Ca suffit, dit-il en la plaquant sur le lit. L’air était saturé detension. Sinon, je vais finir par croire que tu m’aimes aussi follement que jet’aime&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»). Au début, celle-ci ne veut pas l'aimer. Après tout, il faitpartie de la race maudite qui a anéanti sa famille. Mais il est tellementgentil, tellement attentionné, qu'elle finit par céder. («&amp;nbsp;&lt;i&gt;Cet hommesemblait connaître son corps. Il n’y avait pas un endroit qu’il effleurait ouembrassait qui ne la faisait frissonner&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»). De leurs étreintes torrides levampire tirera de nouveaux pouvoirs, par un mécanisme, la magie du sexe et dusang, que j'ai mal compris (quand je disais que ce livre dépassait lescompétences).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Puis l’affaire se complique, car ily a deux autres protagonistes (au moins).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Il y a d'une part, un méchantvampire qui veut devenir chef de la tribu à la place du vampire amoureux, etqui est un tueur brutal. Il veut rendre la tribu cruelle, et se fâcher avec lesloups-garous. Le gentil vampire ne veut pas, mais il s’est mis en porte à fauxen fréquentant une sorcière. Du coup le méchant vampire tue l'ami du gentilvampire pour l’embêter. Le gentil vampire finira par vaincre le méchant vampire, pour sauver la sorcière quand ce dernier voudra la brûler.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Il y a d'autre part, le diable(oui, le vrai), envers qui la sorcière à des dettes, et qui a tout manigancé(c’est lui qui a incité la sorcière à préparer un philtre d’amour). Et voicicomment le diable va jouer involontairement le rôle d’auxiliaire de la passion.Quand le philtre d'amour cesse d'agir, le gentil vampire est très, très encolère. En effet, il ne peut pas croire qu'il ne s’est pas vengé de celle qui atué ses amis avant que le roman commence. Il est convaincu de ne pas aimer lasorcière, d'avoir simplement été ensorcelé par elle («&amp;nbsp;&lt;i&gt;Oserait-il encorecroire en l’amour&amp;nbsp;?&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»). Or celle-ci, qui a pourtant résisté aussilongtemps que possible («&amp;nbsp;&lt;i&gt;Je hais le vampire, mais j’aime l’homme&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»),a succombé aux flèches de Cupidon («&amp;nbsp;&lt;i&gt;il y avait des choses qu’une femmesensée ne refusait jamais&amp;nbsp;: les bouquets de roses, les bijoux hors deprix, et les aventures érotiques exceptionnelles&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»). Elle aime le gentilvampire, et voudrait le retrouver comme avant, mais lui ne veut plus l'aimer.L’entrevue est difficile. C'est alors qu'intervient le diable. Il vient chez lasorcière pour réclamer son dû, l'enfant premier-né de celle-ci. Par chance,lorsqu’il arrive, le gentil vampire est là, au milieu d'une explicationorageuse. Par chance aussi, le diable a un pouvoir étonnant qu’il ne contrôlepas&amp;nbsp;: quand il parle à quelqu'un, il prend toujours l'apparence de lachose que la personne désire le plus au monde afin de la tenter. Et là,s'adressant au gentil vampire, il a l'apparence de la sorcière. Le gentilvampire comprend alors qu'il est réellement amoureux de la sorcière, et qu'ilserait fou de résister à l'amour. D'autant que, mais il ne le sait encore, lasorcière est enceinte de lui. Il passe alors un pacte (malheureux) avec lediable, puis le vampire et la sorcière décident de s'aimer par-delà leurs différences,par-delà les barrières, sans se soucier du regard des autres («&amp;nbsp;&lt;i&gt;Ill’embrassa avec tant de tristesse que Ravin résolut de ne plus s’inquiéter pourl’avenir. Du moins tant qu’elle pourrait se blottir dans les bras de sonvampire&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»).&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Les morsures de la passion est unsuperbe hymne à l'amour, porteur d'un message fort contre l'intolérance et lespréjugés. L'auteur renouvelle le mythe de Roméo et Juliette de fort bellemanière. Il me tarde de lire la suite, dans laquelle le vampire prend du bide etla sorcière a la migraine.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La morsures de la passion, Michele Hauf&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Ils ont aimé aussi :&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.valunivers.fr/fantastique/michele-hauf-la-morsure-de-la-passion/"&gt;Val&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/12/30/22944250.html"&gt;Lhisbei&lt;/a&gt;, et &lt;a href="http://siku00.blogspot.com/2011/12/la-morsure-de-la-passion.html"&gt;Cédric&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-3648634604077529882?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/3648634604077529882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=3648634604077529882' title='21 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3648634604077529882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3648634604077529882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/love-is-danger-virgin-prunes.html' title='Love is danger (Virgin Prunes)'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-7R3TkVPItYM/TvGt_xvIieI/AAAAAAAAB-c/q2-qnp0SUI0/s72-c/La+morsure+de+la+passion.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>21</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-9007670861249741227</id><published>2011-12-21T07:56:00.000+01:00</published><updated>2011-12-21T07:56:57.058+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Back to the Winter Time Travel</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-mc9L2kwKI8Q/TvF_xgF5AMI/AAAAAAAAB-U/2VN5RARp1ok/s1600/Winter+Time+Travel.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://4.bp.blogspot.com/-mc9L2kwKI8Q/TvF_xgF5AMI/AAAAAAAAB-U/2VN5RARp1ok/s200/Winter+Time+Travel.jpg" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="line-height: 160%;"&gt;Aujourd'hui commence le &lt;a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/12/21/22873915.html"&gt;Winter Time Travel&lt;/a&gt;, deuxième du nom, organisée par la maitresse des couloirs du temps (les plus vieux d'entre vous se&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 25px;"&gt;souviendront&lt;/span&gt;&lt;span style="line-height: 160%;"&gt;&amp;nbsp;de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Au_c%C5%93ur_du_temps"&gt;la série&lt;/a&gt; qui a occupé tous mes samedis après-midi d'enfant), j'ai nommé Madame Lhisbei. Rappelons qu'il s'agit de lire et de chroniquer des uchronies.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;Maints blogueurs participeront à ce challenge, dont l'aimable Gromovar (qui se demande vraiment quelles&amp;nbsp;bonnes&amp;nbsp;uchronies il n'a pas encore lues) qui s'en fait une joie.&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;Allez, petit cadeau d'un temps où Denise Fabre était speakerine, et où Danielle Gilbert était aussi excitante que Cécile de Ménibus.&lt;/div&gt;&lt;div style="line-height: 160%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;embed allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" flashvars="playerVars=autoPlay=no" height="248" name="Metacafe_4716999" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" src="http://www.metacafe.com/fplayer/4716999/au_coeur_du_temps_s01e02_le_chemin_de_la_lune.swf" type="application/x-shockwave-flash" width="440" wmode="transparent"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="font-size: 12px;"&gt;&lt;a href="http://www.metacafe.com/watch/4716999/au_coeur_du_temps_s01e02_le_chemin_de_la_lune/"&gt;Au Coeur Du Temps - S01E02 Le Chemin De La Lune&lt;/a&gt; - &lt;a href="http://www.metacafe.com/"&gt;The best free videos are right here&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-9007670861249741227?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/9007670861249741227/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=9007670861249741227' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/9007670861249741227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/9007670861249741227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/back-to-winter-time-travel.html' title='Back to the Winter Time Travel'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-mc9L2kwKI8Q/TvF_xgF5AMI/AAAAAAAAB-U/2VN5RARp1ok/s72-c/Winter+Time+Travel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-9131382275270749544</id><published>2011-12-20T11:26:00.003+01:00</published><updated>2011-12-20T11:27:27.056+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dispensable'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Idées-cadeau pour Noïel</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-QBYkY_xKF0U/TvBatHQnN8I/AAAAAAAAB6s/IY6gCGmLQuI/s1600/lettre_pere_noel.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-QBYkY_xKF0U/TvBatHQnN8I/AAAAAAAAB6s/IY6gCGmLQuI/s1600/lettre_pere_noel.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Ne résistant plus à la mégalomanieconseillante, je vous propose ma sélection des cadeaux qu’on peut encore faire enurgence. Cette liste compte tous les éléments classés Bluffant durant cette annéede blogging, plus quelques autres qui ont obtenu leur place par pur népotisme.Elle est forcément partielle,partiale, et plus grave, elle aurait sûrement été en partie différente si jel’avais réalisée il y a un mois ou dans un mois. Mais bon, à l’impossibleimpartialité nul n’est tenu, et je ne crois pas qu'il soit possible de faire autrement qu'avec sa sensibilité du moment et ce qu'on croit de l'accessibilité d'une oeuvre. Qu’on sache donc que tout ce qui suit est«&amp;nbsp;Gromovar approved&amp;nbsp;», récent, et lisible sans trop de prérequis. On pourra cliquer sur les titres dont on veut obtenir une chronique de qualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/02/no-one-ever-knows-or-loves-another.html"&gt;FULL DARK, NO STARS&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/si-on-achete-la-petite-bd-litalienne.html"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-Pwg9NSREkrA/TvBb0d7ll7I/AAAAAAAAB60/zvlURg0Lhbo/s320/Full_Dark_No_StarsGA.jpg" width="210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/si-on-achete-la-petite-bd-litalienne.html"&gt;NANKIN&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/--FRTVCVyaBM/TvBcHE8EltI/AAAAAAAAB-A/5EfGnk4Ds-g/s1600/NankinGA.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="219" src="http://1.bp.blogspot.com/--FRTVCVyaBM/TvBcHE8EltI/AAAAAAAAB-A/5EfGnk4Ds-g/s320/NankinGA.gif" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2010/11/un-livre-iso-9001.html"&gt;CLEER&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-VSvaZNjBkrg/TvBb0jLoGRI/AAAAAAAAB64/cCBKyK0ZJhY/s1600/CleerGA.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-VSvaZNjBkrg/TvBb0jLoGRI/AAAAAAAAB64/cCBKyK0ZJhY/s320/CleerGA.png" width="209" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2010/12/au-del%C3%A0-du-d%C3%A9sert-glac%C3%A9.html"&gt;KADATH&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-pVN66MjAuUY/TvBb1eybunI/AAAAAAAAB7A/UOCFtypLyqg/s1600/KadathGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-pVN66MjAuUY/TvBb1eybunI/AAAAAAAAB7A/UOCFtypLyqg/s320/KadathGA.jpg" width="256" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/04/le-livre-de-lespagnol-dement.html"&gt;LA CLÉ DE L'ABIME&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/--Q0N2tSYcG8/TvBb1-PALmI/AAAAAAAAB7M/4ksUDiuX5Sk/s1600/CledeLabimeGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/--Q0N2tSYcG8/TvBb1-PALmI/AAAAAAAAB7M/4ksUDiuX5Sk/s320/CledeLabimeGA.jpg" width="188" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/03/faux-semblants.html"&gt;CORPS-MACHINES &amp;amp; RÊVES D'ANGES&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-MiHU7UmZm5E/TvBb2z8mVwI/AAAAAAAAB7U/j3NFdIg-3aE/s1600/Corps-machinesGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-MiHU7UmZm5E/TvBb2z8mVwI/AAAAAAAAB7U/j3NFdIg-3aE/s320/Corps-machinesGA.jpg" width="255" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/02/hasta-la-victoria-sempre-ou-pas.html"&gt;PLANÈTE À LOUER&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-IOH2iYH60ME/TvBb4YlHSyI/AAAAAAAAB7Y/3qSY8bjogtw/s1600/Planete-a-louerGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-IOH2iYH60ME/TvBb4YlHSyI/AAAAAAAAB7Y/3qSY8bjogtw/s320/Planete-a-louerGA.jpg" width="210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/04/le-dormeur-doit-se-reveiller.html"&gt;TREIS, ALTITUDE ZÉRO&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-tlvo4REnHxo/TvBb49SefWI/AAAAAAAAB7k/cGBJhvTTglA/s1600/TreisGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-tlvo4REnHxo/TvBb49SefWI/AAAAAAAAB7k/cGBJhvTTglA/s320/TreisGA.jpg" width="215" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/05/zoon-politikon-ou-homini-lupus.html"&gt;SOFT APOCALYPSE&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Q4ecs5GRx0U/TvBb5-YCZgI/AAAAAAAAB7o/1Cvt45hPYaQ/s1600/SoftApocalypseGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-Q4ecs5GRx0U/TvBb5-YCZgI/AAAAAAAAB7o/1Cvt45hPYaQ/s320/SoftApocalypseGA.jpg" width="206" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/vers-lorient-complique-je-volais-avec.html"&gt;RÊVES DE GLOIRE&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-vj0_qJLN710/TvBb_EVK1tI/AAAAAAAAB8o/h-at3YxxEtg/s1600/Reves-de-GloireGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-vj0_qJLN710/TvBb_EVK1tI/AAAAAAAAB8o/h-at3YxxEtg/s320/Reves-de-GloireGA.jpg" width="232" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/08/cedric-ferrand-wastburg-mystery-tour.html"&gt;WASTBURG&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Kr0Un2cys5w/TvBb-io_AfI/AAAAAAAAB8k/mY4pUQRGnOg/s1600/wastburgGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-Kr0Un2cys5w/TvBb-io_AfI/AAAAAAAAB8k/mY4pUQRGnOg/s320/wastburgGA.jpg" width="259" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/08/maelig-suite-et-fin.html"&gt;CAR L'ENFER EST ICI&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-QocpNZ1HAk8/TvBb9nwPa-I/AAAAAAAAB8c/eDO3Ll9B4BU/s1600/Car+l%2527enferGA.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-QocpNZ1HAk8/TvBb9nwPa-I/AAAAAAAAB8c/eDO3Ll9B4BU/s320/Car+l%2527enferGA.gif" width="226" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/08/cute-baibies.html"&gt;THE LIFECYCLE OF SOFTWARE OBJECTS&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-hTq9NAdQ0rk/TvBb9RdsoTI/AAAAAAAAB8U/bHFNjutHVMg/s1600/Lifecycle1GA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-hTq9NAdQ0rk/TvBb9RdsoTI/AAAAAAAAB8U/bHFNjutHVMg/s320/Lifecycle1GA.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/08/hic-sunt-dracones.html"&gt;DRAGONS ET CHIMÈRES&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-TH_o6FasTFA/TvBb8jKY8xI/AAAAAAAAB8M/D2LIqFtBbI0/s1600/livre-dragons-et-chimeresGA.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="280" src="http://4.bp.blogspot.com/-TH_o6FasTFA/TvBb8jKY8xI/AAAAAAAAB8M/D2LIqFtBbI0/s320/livre-dragons-et-chimeresGA.gif" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/08/le-eros-eternel.html"&gt;LES AVENTURES DE LUTHER ARKWRIGHT&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-jOwVV2u2GFQ/TvBb733X2dI/AAAAAAAAB8E/TN5YFQP6M8w/s1600/LutherGA.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-jOwVV2u2GFQ/TvBb733X2dI/AAAAAAAAB8E/TN5YFQP6M8w/s320/LutherGA.gif" width="227" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/07/metamorphoses.html"&gt;A DANCE WITH DRAGONS&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-5EU85GptgRY/TvBb7S_vKfI/AAAAAAAAB78/RJueJom1XRY/s1600/A-Dance-With-DragonsGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-5EU85GptgRY/TvBb7S_vKfI/AAAAAAAAB78/RJueJom1XRY/s320/A-Dance-With-DragonsGA.jpg" width="210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/07/les-idiots.html"&gt;QU'A-T-ELLE VU, LA FEMME DE LOTH ?&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-BWZ1JO90j_g/TvBb61XjqPI/AAAAAAAAB70/kGIoITKvovU/s1600/Qu%2527a+t%2527elle+vuGA.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-BWZ1JO90j_g/TvBb61XjqPI/AAAAAAAAB70/kGIoITKvovU/s320/Qu%2527a+t%2527elle+vuGA.gif" width="190" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/06/ne-dites-pas-je-ne-savais-pas.html"&gt;2084 AN ORAL HISTORY OF THE GREAT WARMING&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-IrGPFOO2Bhk/TvBb6XXvUFI/AAAAAAAAB7s/M09zd1pkON0/s1600/2084GA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-IrGPFOO2Bhk/TvBb6XXvUFI/AAAAAAAAB7s/M09zd1pkON0/s320/2084GA.jpg" width="240" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/09/tous-les-moyens-sont-bons-quand-ils.html"&gt;ARACHNAE&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-UA-cAWWCUAc/TvBb_pnsIaI/AAAAAAAAB8w/F6Rp7pEas2Y/s1600/ArachnaeGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-UA-cAWWCUAc/TvBb_pnsIaI/AAAAAAAAB8w/F6Rp7pEas2Y/s320/ArachnaeGA.jpg" width="217" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/09/juju-fantasy.html"&gt;WHO FEARS DEATH&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Ac42aqituO0/TvBcAFrjB8I/AAAAAAAAB88/yaqz5krYP-A/s1600/Who+fears+DeathGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-Ac42aqituO0/TvBcAFrjB8I/AAAAAAAAB88/yaqz5krYP-A/s320/Who+fears+DeathGA.jpg" width="213" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/09/jai-demain-et-jeudi-matin.html"&gt;RAFAEL, DERNIERS JOURS&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-nDYJt14-Acg/TvBcBZJezoI/AAAAAAAAB9A/aUEi1f75zvM/s1600/RafaelDerniersJoursGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-nDYJt14-Acg/TvBcBZJezoI/AAAAAAAAB9A/aUEi1f75zvM/s320/RafaelDerniersJoursGA.jpg" width="192" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/sword-to-plowshare.html"&gt;OLD MAN LOGAN&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-fJgAyHa4TCI/TvBcB9_tVDI/AAAAAAAAB9I/50kAQPHg-Qk/s1600/wolverine-old-man-loganGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-fJgAyHa4TCI/TvBcB9_tVDI/AAAAAAAAB9I/50kAQPHg-Qk/s320/wolverine-old-man-loganGA.jpg" width="212" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/demonianthropie.html"&gt;CYTHERIAE&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-pFxcs71olyQ/TvBcCaOAb8I/AAAAAAAAB9Q/28VYwo-VT-I/s1600/CytheriaeGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-pFxcs71olyQ/TvBcCaOAb8I/AAAAAAAAB9Q/28VYwo-VT-I/s320/CytheriaeGA.jpg" width="210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/le-cote-obscur-des-lumieres.html"&gt;LE CIMETIÈRE DE PRAGUE&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-qUqvUwQbrn4/TvBcDOXnW4I/AAAAAAAAB9Y/JZtd9guN6l8/s1600/Cimetie%25CC%2580re+de+PragueGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-qUqvUwQbrn4/TvBcDOXnW4I/AAAAAAAAB9Y/JZtd9guN6l8/s320/Cimetie%25CC%2580re+de+PragueGA.jpg" width="218" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/city-and-city.html"&gt;THE CITY &amp;amp; THE CITY&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-3EkxzWCu0gE/TvBcDzRHK9I/AAAAAAAAB9o/jFYdVIDbUls/s1600/TheCityandTheCityVFGA.png" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-3EkxzWCu0gE/TvBcDzRHK9I/AAAAAAAAB9o/jFYdVIDbUls/s320/TheCityandTheCityVFGA.png" width="196" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/neo-gothique.html"&gt;MATRICIA&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-ayPDKnf8SMw/TvBcFWkjuDI/AAAAAAAAB9s/XykzVhQcMnw/s1600/MatriciaGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://2.bp.blogspot.com/-ayPDKnf8SMw/TvBcFWkjuDI/AAAAAAAAB9s/XykzVhQcMnw/s320/MatriciaGA.jpg" width="211" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/nanotechnologists-dont-dance.html"&gt;THE DERVISH HOUSE&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Ln87GPTc0DY/TvBcF5uIWLI/AAAAAAAAB90/nLFD21s3ZdY/s1600/Dervish+HouseGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://3.bp.blogspot.com/-Ln87GPTc0DY/TvBcF5uIWLI/AAAAAAAAB90/nLFD21s3ZdY/s320/Dervish+HouseGA.jpg" width="212" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/cest-linterprete-qui-compte.html"&gt;HAMELIN&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-gpeSkFE0VpY/TvBcGsBl-1I/AAAAAAAAB94/yhBd-H-qUwk/s1600/hamelin-couvGA.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-gpeSkFE0VpY/TvBcGsBl-1I/AAAAAAAAB94/yhBd-H-qUwk/s320/hamelin-couvGA.jpg" width="239" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-9131382275270749544?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/9131382275270749544/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=9131382275270749544' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/9131382275270749544'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/9131382275270749544'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/ne-resistant-plus-la.html' title='Idées-cadeau pour Noïel'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-QBYkY_xKF0U/TvBatHQnN8I/AAAAAAAAB6s/IY6gCGmLQuI/s72-c/lettre_pere_noel.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-3852602212450658447</id><published>2011-12-17T17:15:00.000+01:00</published><updated>2011-12-18T12:50:37.815+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sapience'/><title type='text'>Loin des yeux, loin du coeur</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-_4ze1OjVsEA/Tuy-ohefH1I/AAAAAAAAB6g/Fgj1erNDsYQ/s1600/Nankin.gif" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="138" src="http://4.bp.blogspot.com/-_4ze1OjVsEA/Tuy-ohefH1I/AAAAAAAAB6g/Fgj1erNDsYQ/s200/Nankin.gif" width="200" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Si on achète la petite BD à l'italienne "&lt;i&gt;Nankin&lt;/i&gt;" ce n'est pas pour le dessin. Traits fins et impersonnels, aplats de couleur, ombrage à l'encre de Chine, le graphisme de Nankin est oubliable.&lt;br /&gt;Non, ce qui fait l'intérêt de cet album c'est l'histoire qu'il raconte. L'histoire du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Nankin"&gt;massacre de Nankin&lt;/a&gt;, perpétré par les Japonais entre 1937 et 1938. Une histoire peu connue en Occident, une histoire que des historiens japonais révisionnistes tentent régulièrement de remettre en cause.&lt;br /&gt;En 1937, durant la guerre sino-japonaise, l'armée nationaliste chinoise est vaincue à Nankin. L'armée japonaise entre dans la ville, et pendant un mois environ, elle va se livrer à des exactions rarement observées ailleurs. Exécution de prisonniers de guerre en violation de toutes les conventions internationales, massacre de civils, destruction des cadavres par le feu, concours de décapitation, viols de masse (femmes de réconfort), et tant d'autres choses qu'il faudrait des pages pour les raconter. 300000 tués selon les estimations, et au moins 20000 violées, y compris de très jeunes filles. Nul ne put protéger la population de Nankin, malgré les tentatives de quelques occidentaux dont &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Rabe"&gt;John Rabe&lt;/a&gt;, membre du parti nazi qui tenta d'utiliser l'alliance de son pays avec le Japon pour sauver le plus possible de chinois.Ici, nous nous souvenons d'Oradour, qui prouve que les nazis étaient très méchants, de Coventry, qui montre qu'ils ne respectaient rien, de Dresde ou d'Hiroshima, qui prouvent que les alliés aussi ont été des salauds, et ça nous fait du bien d'en être sûrs, tant les occidentaux aiment s'auto flageller. Mais le massacre de Nankin est peu connu en Occident, d'abord parce que les Japonais c'est des amis, ensuite parce que les Chinois, ben, c'est des chinois. Voici l'occasion de réparer cette insultante erreur.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Nankin, Nicolas Meylaender, Zong Kai&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-3852602212450658447?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/3852602212450658447/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=3852602212450658447' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3852602212450658447'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3852602212450658447'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/si-on-achete-la-petite-bd-litalienne.html' title='Loin des yeux, loin du coeur'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-_4ze1OjVsEA/Tuy-ohefH1I/AAAAAAAAB6g/Fgj1erNDsYQ/s72-c/Nankin.gif' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-4628753893588148877</id><published>2011-12-17T12:01:00.001+01:00</published><updated>2011-12-17T16:46:03.313+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dispensable'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Enfin : La morsure de la passion</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-AGmN-L4NTUg/Tux0eMkLUhI/AAAAAAAAB6U/NhpDRbfAx98/s1600/La+morsure+de+la+passion.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="200" src="http://2.bp.blogspot.com/-AGmN-L4NTUg/Tux0eMkLUhI/AAAAAAAAB6U/NhpDRbfAx98/s200/La+morsure+de+la+passion.jpg" width="125" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 160%;"&gt;Qu’il soit crié, annoncé, et colporté quependant les vacances de Noël, je participerai à une expérience largement surréaliste.À l'instigation de &lt;a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/12/12/22811239.html"&gt;Lhisbei&lt;/a&gt;, plusieurs blogueurs vont lire "&lt;i&gt;La morsure de lapassion&lt;/i&gt;", un roman alliant avec bonheur amour, passion, et vampirisme. Je ne sauraisdire parfaitement le plaisir qui m'envahit à la perspective de lire cetexcellent ouvrage. Il faut savoir que les blogueurs de l'imaginaire perdent trop detemps à lire de la &lt;i&gt;fantasy&lt;/i&gt;, de la science-fiction, parfois dure, ainsi que dufantastique truffé de fantômes et autres vieilles lunes. Il était temps pour nous deréagir et de nous attaquer enfin à de la vraie littérature. Nous remercions leséditions Arlequin de nous offrir en téléchargement gratuit le classique deMichèle Hauf&amp;nbsp;"&lt;i&gt;La morsure de la passion&lt;/i&gt;". Nul doute que ce roman surpassera tout ceque nous avons déjà lu, et qu'il nous portera vers des Himalayas de plaisir encorejamais atteints. La couverture me ravit déjà.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 150%;"&gt;Participeront à cette expérienceinédite (et entreront donc dans une nouvelle ère critique) &lt;a href="http://www.valunivers.fr/"&gt;Val&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://impromptu.hautetfort.com/"&gt;Blop&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://nevertwhere.blogspot.com/"&gt;Vert&lt;/a&gt;,&lt;a href="http://lyonsf.podomatic.com/"&gt;Flo&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://lireouimaisquoi.overblog.com/"&gt;Yueyin&lt;/a&gt;, et bien entendu Lhisbei. &lt;a href="http://www.decouvreharlequin.fr/?utm_source=reactive&amp;amp;utm_medium=email&amp;amp;utm_campaign=first"&gt;Le roman se télécharge ici&lt;/a&gt;. Si un garçonavait l'amabilité de nous rejoindre, ça me permettrait de ne pas resterseul au milieu de filles rendues folles par la passion.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-4628753893588148877?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/4628753893588148877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=4628753893588148877' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4628753893588148877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4628753893588148877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/enfin-la-morsure-de-la-passion.html' title='Enfin : La morsure de la passion'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-AGmN-L4NTUg/Tux0eMkLUhI/AAAAAAAAB6U/NhpDRbfAx98/s72-c/La+morsure+de+la+passion.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-1111405729672805938</id><published>2011-12-16T17:25:00.000+01:00</published><updated>2011-12-16T17:32:37.248+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SF'/><title type='text'>Un poisson de 60 tonnes</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Yn6A2jZSFSc/TutuZCstr9I/AAAAAAAAB6M/a7JUDVkrAX4/s1600/The%2BOld%2BMan%2Band%2Bthe%2BWasteland.jpeg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5686760330985582546" src="http://3.bp.blogspot.com/-Yn6A2jZSFSc/TutuZCstr9I/AAAAAAAAB6M/a7JUDVkrAX4/s200/The%2BOld%2BMan%2Band%2Bthe%2BWasteland.jpeg" style="cursor: hand; cursor: pointer; display: block; height: 200px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 133px;" /&gt;&lt;/a&gt;"&lt;i&gt;The Old Man and the Wasteland&lt;/i&gt;" est un roman post apocalyptique de Nick Cole. Il est court, bon marché, mais surtout c'est un adaptation du « Vieil homme et la Mer » d'Hemingway. En ce qui me concerne, je n’avais pas besoin d’en savoir plus, et je remercie &lt;a href="http://siku00.blogspot.com/2011/11/old-man-and-wasteland.html"&gt;Cédric Jeanneret&lt;/a&gt; de m’avoir fait découvrir ce petit texte.&lt;br /&gt;Dans un futur relativement proche, en Arizona, une petite communauté survit après la guerre nucléaire qui a détruit la plus grande partie de l'humanité. Un vieil homme dont nous ne connaîtrons jamais le nom est « maudit » ; il n'arrive plus à trouver les artefacts de l'ancienne civilisation. Le village de chasseurs-cueilleurs auquel il appartient arrive d’habitude à améliorer l'ordinaire en récupérant les restes utilisables de la société américaine d’avant la destruction. Piles, médicaments, conserves, aident à adoucir un peu une vie particulièrement difficile. Le vieil homme ne trouve plus, rien ; les autres villageois le disent maudit et refusent qu’il les accompagne dans leur quête quotidienne de récupération, pour ne pas être affectés par sa malchance.Après presque quatre-vingt jours de disette, le vieil homme décide de partir loin, plus loin qu’il n'est jamais allé, pour tenter de ramener le plus bel artefact qu’on ait jamais vu. Seul dans le désert, il connaîtra la faim, la soif, la maladie, les affres de la chaleur et de la solitude.  Il oscillera souvent à la limite de la folie. Il lui faudra survivre à des rencontres avec des animaux sauvages, mais c'est au contact des rares hommes qu'il sera le plus en danger. Après avoir failli mourir piégé dans un motel abandonné,  le vieil homme découvrira son requin, sous la forme d'une brute dégénérée qui n'a guère plus de sens moral qu'un squale et qu’on peut se représenter comme le Pluto de La Colline a des Yeux.&lt;br /&gt;"&lt;i&gt;The Old Man and the Wasteland&lt;/i&gt;" est agréable à lire. C’est d’abord une adaptation assez fidèle du roman d'Hemingway qui en reprend donc les qualités narratives. Dans le roman d'Hemingway le vieil homme a un ami qui lui fait confiance et le motive, un petit garçon. Ici c'est la petite-fille du vieil homme qui joue ce rôle, même si le lecteur la voit peu. Il lui parle dans sa tête, il agit pour elle, elle est ce qui matérialise, pour lui, sa communauté. C'est elle qui le verra revenir, dans un final plus optimiste que celui d'Hemingway. Comme chez Hemingway, ou dans le superbe film avec Spencer Tracy, on sent la solitude, le désespoir, la détermination sans faille. Le vieil homme se parle à lui-même, s’encourage, pèse les options qui s’offrent à lui. Il va toujours plus loin sans savoir s’il trouvera les provisions qui lui permettront de revenir au village. Qu’importe, il continue. S’il finit par trouver son « poisson » et gagner son défi contre la nature, c’est qu’il est poussé par une foi et une dédication que rien ne peut entamer. Il sait bien que les villageois prendraient soin de lui s'il n'allait plus à la cueillette aux artefacts ; il choisit néanmoins de mettre sa vie en danger pour ramener quelque chose d'utile au village, tant il est capital pour lui de prouver qu'il n'est pas maudit. Il se confronte volontairement à une nature hostile, mais surtout à des résidus d'humanité qui n'ont plus d'humains que la forme, et encore. La Horde, qui vit à quelques jours de marche du village, est composée d'êtres sans culture, sans morale, poussés par des pulsions que rien n'arrête. On y pratique le meurtre, les sacrifices humains, les viols de routine, autant de barbaries commises sans même y penser. Inconnue des villageois, invisible comme les requins sous les eaux, elle est une menace mortelle pour le petit groupe de survivants auquel appartient le vieil homme. Sans la folie de ce dernier qui la met à jour involontairement, que serait-il advenu ?&lt;br /&gt;"&lt;i&gt;The Old Man and the Wasteland&lt;/i&gt;", sans être le roman du siècle, est une histoire post apocalyptique plaisante, agréable à lire, nantie d'une tension qui monte progressivement jusqu'à un final revigorant. Nick Cole mêle intelligemment les inquiétudes, les pensées, les espoirs d'un homme seul, engagé dans une quête qui le dépasse, et qui vit dans la compagnie permanente  des souvenirs d'une époque révolue où la vie était plus simple. Le vieil homme est vieux, il a connu l'avant, et cet avant avec lequel il est en paix ne le quitte jamais. L'histoire du vieil homme est, comme chez Hemingway, une histoire de courage, d'abnégation, de dignité, mais elle dit en plus, chez Cole, la volonté de survivre à la catastrophe tout en restant humain.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;The Old Man and the Wasteland, Nick Cole&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lu dans le cadre du &lt;a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/12/challenge-fins-du-monde.html"&gt;Challenge Fins du Monde&lt;/a&gt; de Tigger Lilly&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-pBLetcgYde4/TZb1VOWc4PI/AAAAAAAABUk/gX6TRCBmtMg/s1600/Fin%2Bdu%2Bmonde.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5590925732405371122" src="http://1.bp.blogspot.com/-pBLetcgYde4/TZb1VOWc4PI/AAAAAAAABUk/gX6TRCBmtMg/s200/Fin%2Bdu%2Bmonde.jpg" style="cursor: hand; cursor: pointer; display: block; height: 129px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 200px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-1111405729672805938?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/1111405729672805938/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=1111405729672805938' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/1111405729672805938'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/1111405729672805938'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/old-man-and-wasteland-est-un-roman-post.html' title='Un poisson de 60 tonnes'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-Yn6A2jZSFSc/TutuZCstr9I/AAAAAAAAB6M/a7JUDVkrAX4/s72-c/The%2BOld%2BMan%2Band%2Bthe%2BWasteland.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-2900114329471737698</id><published>2011-12-13T21:19:00.006+01:00</published><updated>2011-12-13T21:42:08.122+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantasy'/><title type='text'>Qu'y a-t-il de mieux dans la vie ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-TGImMt0dkO8/TuezXy4MYJI/AAAAAAAAB6A/KPzdL6VTC6A/s1600/Chien_du_heaume.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 122px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-TGImMt0dkO8/TuezXy4MYJI/AAAAAAAAB6A/KPzdL6VTC6A/s200/Chien_du_heaume.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5685710275954368658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Chien du Heaume&lt;/span&gt;", Grand Prix de l'Imaginaire 2010 aux Imaginales, est un anti roman de fantasy, écrit par une jeune femme qui pratique la forge et l'équitation. Attirance / répulsion pour ce style ?&lt;br /&gt;De fantasy d’abord, il n’est guère question. Peu de magie, un merveilleux plutôt étrange, onirique, jamais clairement détaillé. "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Chien du Heaume&lt;/span&gt;" pourrait devenir, sans y changer grand chose, un roman historique pur, un roman de chair et de sang, sans la moindre once de mana.&lt;br /&gt;Justine Niogret prend ensuite les codes sexuels (sexistes ?) de la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;fantasy&lt;/span&gt; et les retourne ( ! ) allègrement. Chien du Heaume est une femme, mais pas une prostituée ou une princesse à sauver (ce qui, honnêtement, revient un peu au même). Elle est une mercenaire, compétente et brutale, maniant la hache là où tant de héros de fantasy s’illustrent à l’épée. Non contente d’être une combattante, elle n’est même pas belle comme &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Red_sonja"&gt;Red Sonja&lt;/a&gt;, ni séductrice comme &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Aventuriers_de_la_mer#Alth.C3.A9a_Vestrit"&gt;Althéa Vestritt&lt;/a&gt;, ni merveilleuse comme &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Galadriel"&gt;Galadriel&lt;/a&gt;. Elle est plutôt laide, grassouillette, sans charme ni grâce. Elle n’a pas de sexualité (visible en tout cas), et n’exprime aucun désir fort sur ce plan. Elle ne veut pas d’enfants.&lt;br /&gt;Chien du Heaume ressemble au Conan de Jonh Milius. Taiseuse, rude, dure, brute de fonderie, elle choisit ses rares amis avec grande parcimonie et s’accroche à sa hache comme Conan à son épée, cherchant l’origine de l’arme comme le cimmérien cherchait deux serpents face à face mais ne faisant qu’un.  Comme lui Chien du Heaume peut inspirer l’admiration mais sûrement pas l’amour. Elle n’est pas de ceux sur qui on écrit des chansons.&lt;br /&gt;Chien du Heaume n’est pas non plus une héroïne ou une figure chevaleresque. Elle sacrifie une petite fille pour sauver sa vie. Elle n’éprouve que mépris pour les paysans. Sa quête ne concerne qu’elle ; elle recherche son nom véritable. Elle n’aide jamais la veuve et l’orphelin, et laisse même massacrer un village entier sans intervenir. Certes, elle aide son ami le chevalier Sanglier, mais il n’y a rien d’héroïque à aider un ami. C’est un devoir naturel. Et puis des batailles, il n’y en a pas. Ou si peu. On se souvient des batailles passées plus souvent qu’on en vit de nouvelles. Ce temps est derrière. La nostalgie pèse (surtout sur Sanglier) mais l’inertie est trop forte. Quitter le confort, même décrépit, du castel pour partir dans un océan de gloire, il ne le peut pas. Son ost non plus. Les deux seules pertes enregistrées dans cette troupe seront dues à un guerrier surnaturel et à une traitrise pendant un combat pour rire. Les vieux guerriers sont pitoyables. Ils auraient du mourir au combat, les lits ne sont pas pour eux, ils y pourrissent.&lt;br /&gt;Le monde de Chien du Heaume est crépusculaire. Le temps de la guerre et de l’héroïsme à la Conan a été ; il est révolu. Les chevauchées sont rares, d’ailleurs Chien du Heaume n’aime pas les chevaux. Les belles et jeunes dames ne trouvent pas de champion, et s’en vengent par traitrise. Les villes fleurissent et prospèrent, remplies de miséreux attirés par leur lustre comme des phalènes par le feu, d’artisans regroupés par quartiers, et de richesses en quantité presque incroyable. Une religion « nouvelle », une religion de prêtres, s’insinue et traque, comme de juste, les anciennes croyances et leurs tenants.&lt;br /&gt;Tout ceci fait de "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Chien du Heaume&lt;/span&gt;" un roman intéressant, de part le sort funeste que l'auteur réserve aux conventions de la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;fantasy&lt;/span&gt;. De plus, le style de Justine Niogret sert à merveille son récit. Son parler est rude comme ses personnages, sonne vraiment médiéval, mais d’un médiéval à la &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Flesh_%26_Blood_(film)"&gt;Martin&lt;/a&gt; de la Chair et le Sang, pas à la Lancelot du Lac. Même les parties non dialoguées profite de ce style brut et  économe de mots qui évoque le récit d’un chroniqueur peu disert. La forme du récit en sert parfaitement le fond. Le ciselage de l’œuvre est réussi.&lt;br /&gt;Et pourtant, je n’ai jamais vibré à la lecture de "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Chien du Heaume&lt;/span&gt;". Une quête trop quelconque à laquelle même Chien du Heaume ne semble plus s’intéresser au bout d’un certain temps, des évènements trop peu liés les uns aux autres et qui donnent l’impression d’être une collection de nouvelles accolées, trop peu de grandes douleurs, de rushes d’adrénaline, ou de moments de quête véritables, une résolution trop rapide et un peu moliéresque, un personnage de reine noire qui aurait pu faire plus et ne le fait pas, jusqu’à une fin cathartique. Cheminant du début à la fin, je me suis parfois un peu ennuyé, comme extérieur à ce que racontait le roman, comme observant un objet d’art réussi techniquement mais dépourvu d’émotion. "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Chien du Heaume&lt;/span&gt;" n’est pas le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Retable_d'Issenheim"&gt;retable d’Issenheim&lt;/a&gt;, c’est bien dommage.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Chien du Heaume, Justine Niogret&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://citriq.net/9782290029800"&gt;&lt;img src="http://citriq.net/widget/7vy.png" alt="CITRIQ" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-2900114329471737698?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/2900114329471737698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=2900114329471737698' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/2900114329471737698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/2900114329471737698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/quy-t-il-de-mieux-dans-la-vie.html' title='Qu&apos;y a-t-il de mieux dans la vie ?'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-TGImMt0dkO8/TuezXy4MYJI/AAAAAAAAB6A/KPzdL6VTC6A/s72-c/Chien_du_heaume.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-8101941177433220593</id><published>2011-12-11T11:57:00.002+01:00</published><updated>2011-12-11T12:11:06.530+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>London's burning</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-_aZTS9Ctn8U/TuSMr6G-5rI/AAAAAAAAB50/SK1OB5gY7WM/s1600/VictorianUndead.png"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 130px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-_aZTS9Ctn8U/TuSMr6G-5rI/AAAAAAAAB50/SK1OB5gY7WM/s200/VictorianUndead.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5684823315609216690" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Juste un mot pour signaler cette traduction de Panini. Mini-série en six épisodes de Ian Edginton et Davide Fabbri, "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Victorian Undead, Sherlock Holmes versus Zombies&lt;/span&gt;" mélange allègrement Sherlock Holmes, le professeur Moriarty, des zombies, du steampunk. Sans être indispensable, c'est distrayant et très agréable à lire, (et d'autant plus pour les amateurs du détective de Baker Street et/ou de zombies) quand tant de comics sont objet de regrets dès qu'ils sont refermés. L'histoire est enlevée, sa progression est logique et rythmée, le dessin plutôt joli, et la colorisation (avec beaucoup de vert) appropriée.&lt;br /&gt;Un bon moment de lecture que je ne peux que conseiller à tous ceux que la couverture, très réussie, inspirera, et en attendant la seconde saison "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Sherlock Holmes versus Dracula&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Victorian Undead, Sherlock Holmes versus Zombies, Ian Edginton, Davide Fabbri&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-8101941177433220593?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/8101941177433220593/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=8101941177433220593' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8101941177433220593'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8101941177433220593'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/londons-burning.html' title='London&apos;s burning'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-_aZTS9Ctn8U/TuSMr6G-5rI/AAAAAAAAB50/SK1OB5gY7WM/s72-c/VictorianUndead.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-1528739700356016963</id><published>2011-12-10T13:59:00.005+01:00</published><updated>2011-12-10T14:24:01.213+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SF'/><title type='text'>What we do in life echoes in eternity</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-d7NaA58c8Oc/TuNX-c7DFtI/AAAAAAAAB44/ZftXqFHYEJ4/s1600/Nicolas-Eymerich-inquisiteur.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 145px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-d7NaA58c8Oc/TuNX-c7DFtI/AAAAAAAAB44/ZftXqFHYEJ4/s200/Nicolas-Eymerich-inquisiteur.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5684483885099062994" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En refermant "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Nicolas Eymerich, inquisiteur&lt;/span&gt;", le roman très connu (et primé) de Valério Evangelisti, j’étais extrèmement dubitatif, et c’est un euphémisme. Roman « à sketches » entrelacés (là, j’exagère un peu), "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Nicolas Eymerich, inquisiteur&lt;/span&gt;" fleurait bon le roman SF de gare, noyant son inconséquence scientifique sous un discours fumeux à la Star Trek. Ainsi donc, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Eymerich"&gt;Nicolas Eymerich&lt;/a&gt;, inquisiteur ayant réellement vécu au XIVème siècle, enquête, dans l’Espagne de la Reconquista, sur la résurgence incongrue d’un culte antique en terre récemment rechristianisée d’Aragon. Dans ce volume, Eymerich prouve qu’il est sévèrement burné (en Espagne les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;cojones&lt;/span&gt;, ça compte, c'est quand même le pays qui a créé la distinction d'&lt;a href="http://fr.wiktionary.org/wiki/hidalgo_de_bragueta"&gt;Hidalgo de bragueta&lt;/a&gt;), et résout trop facilement une affaire un peu confuse de machination hérétique impliquant la famille royale, dans une Saragosse trop peu décrite pour être autre chose qu’un cadre. Parallèlement, dans un avenir pas trop éloigné, le Malpertuis, un vaisseau psytronique O_o ! voyageant dans l’espace et le temps, par la force de la pensée, sans vraiment voyager (un peu comme les navigateurs de Dune, mais sans épice), tout en voyageant assez pour ramener des choses de son voyage, part pour une mystérieuse mission de collecte. Le lecteur sent bien que l’équipage est étrange et très peu amène et que la quête du Malpertuis n’est guère banale. Hommes et machines sont inquiétants, usés, corrompus, rappelant le Cycle des Inhibiteurs d’Alastair Reynolds, mais, là aussi, la brièveté et le caractère succinct des descriptions techniques et sociales font du Malpertuis le simple décor d’une pièce un peu fellinienne par l’hystérie sous-jacente qu’on y sent. Enfin, le lecteur peut profiter des explications « scientifiques » de l’inventeur du déplacement psytronique, dans un galimatias qui rappelle à la fois la théorie de l’&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ther_(physique)"&gt;éther&lt;/a&gt; et celle du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Phlogistique"&gt;phlogiston&lt;/a&gt;, en prétendant expliquer aussi, par exemple, téléportation et  ectoplasmes. On a écrit ici ou là que ce roman se situait à mi-chemin entre « Le Nom de la Rose » et les feuilletons de Paul Féval, on me permettra d’objecter et d’affirmer qu’on est bien plus près de Féval que d’Eco.&lt;br /&gt;Si je n’avais pas eu le second volume sous la main, j’aurais sûrement arrêté là. C'eut été dommage. En effet, le second tome, "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les chaines d'Eymerich&lt;/span&gt;", est un très bon roman d’aventure, plaisant, rapide, intrigant.&lt;br /&gt;Evangelisti reprend le principe des histoires liées, situées à des époques différentes. Mais les défauts du premier volume (incorporalité des lieux, brièveté des intrigues, discours scientifique fumeux) sont absents, et l’intérêt de la narration entremêlée apparaît. Dans le droit fil des récits d’Histoire Secrète, Evangelisti mélange faits réels et imaginaires, et déroule une intrigue multi séculaire impliquant un Nicolas Eymerich à la chasse aux cathares cachés, des créatures monstrueuses mi-hommes mi-bêtes, un complot nazi, un trafic d’organes, les évènements de Timisoara, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Elena_Ceausescu"&gt;la femme défunte&lt;/a&gt; du « Génie des Carpates », une Europe future divisée entre un Ouest sous le contrôle virtuel de l’Allemagne (tiens donc) par le biais de la banque centrale, et un Est morcelé en fiefs, dans lesquels une organisation de type fasciste conduit une politique eugéniste d’esclavage à grande échelle (on se rappellera que c’est le destin que les nazis promettaient aux populations slaves, on se rappellera aussi que c’est l’étymologie même du mot), sous le regard impuissant ou complice de soldats guère plus brillants qu’à &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Srebrenica"&gt;Srebrenica&lt;/a&gt;. Cette fois, ce sont les effets de la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Colchicine"&gt;colchicine&lt;/a&gt; sur la mitose qui servent de prétexte à l’histoire ; il y a donc au moins une vague crédibilité que n’avait pas la théorie (!) psytronique. Le récit est vif, les dialogues (notamment lors des interrogatoires d’hérétiques) percutants, les personnages et les lieux croqués avec bien plus de précision que dans le premier tome, et Eymerich acquiert dans ce volume une profondeur, absente du premier, qui ajoute des facettes psychologiques intéressantes à la ferveur fanatique qui est la sienne. On peut ici parler sans hésitation de littérature populaire de qualité. "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les chaines d'Eymerich&lt;/span&gt;" se lit vite et avec plaisir, tant le lecteur a envie de savoir comment les divers fils sont (peu) liés.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Nicolas Eymerich, inquisiteur, et Les chaines d'Eymerich, Valerio Evangelisti&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-IBck5z78BsU/TuNbVPWjRII/AAAAAAAAB5E/SjeEZ3ezHvw/s1600/eymerich_02_couverture.png"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 143px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-IBck5z78BsU/TuNbVPWjRII/AAAAAAAAB5E/SjeEZ3ezHvw/s200/eymerich_02_couverture.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5684487575128196226" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://citriq.net/9782917157152"&gt;&lt;img src="http://citriq.net/widget/7uX.png" alt="CITRIQ" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://citriq.net/9782917157169"&gt;&lt;img src="http://citriq.net/widget/7uX.png" alt="CITRIQ" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-1528739700356016963?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/1528739700356016963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=1528739700356016963' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/1528739700356016963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/1528739700356016963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/what-we-do-in-life-echoes-in-eternity.html' title='What we do in life echoes in eternity'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-d7NaA58c8Oc/TuNX-c7DFtI/AAAAAAAAB44/ZftXqFHYEJ4/s72-c/Nicolas-Eymerich-inquisiteur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-6562933261399034737</id><published>2011-12-08T08:49:00.005+01:00</published><updated>2011-12-08T18:26:45.254+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sapience'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantastique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SF'/><title type='text'>Effet papillon</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-A1Ata0R19t4/TuBsS92lUhI/AAAAAAAAB4g/ZPQqlXbLfew/s1600/nos-annees-strange.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 178px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-A1Ata0R19t4/TuBsS92lUhI/AAAAAAAAB4g/ZPQqlXbLfew/s200/nos-annees-strange.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5683661802838512146" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Au début de "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Nos années Strange&lt;/span&gt;", Jean-Marc Lainé écrit « La grande fautive étant ma Maman, qui m’a acheté Nova n° 38 en 1981 ». Je dénonce la mienne pour Strange n° 77 en mai 1976. Un souvenir inoubliable. Extérieur jour. Place Jean Jaurès (la Plaine) à Marseille. Kiosque à journaux. Je demande, comme à chaque fois que j’approche d’un kiosque, ce que j’appelle un « livre ». J’ai 8 ans, je ne connais ni Marvel, ni Strange, ni la notion de comics, ni les super-héros. Quand je me fais offrir un « livre » d’habitude, c’est Picsou ou Pif. Et là, un « robot » (Iron Man O_o, quel béotien) à la mâchoire aussi male que celle de Papy Boyington brise les chaines de l’oppression sous mes yeux. Ouch ! Il me le faut !&lt;br /&gt;J’entre dans un monde que j’ignorais et qui m’hypnotise immédiatement. Plus dure est donc la chute une fois le magazine fini et refermé ; contrairement à celles de Pif ou de Picsou, les histoires de Strange ne se terminent pas à la fin de l’épisode. Il y a une suite à venir (et, bien pire pour un collectionneur, des évènements non vus qui ont précédé). Voilà c’était fait. J’ai attendu avec impatience de pouvoir acheter le n°78. Puis j’ai découvert les autres magazines de super-héros (auxquels je me suis mis), puis j’ai fait les bouquinistes pour acheter les anciens numéros (imagine-t-on la douleur de savoir qu’on a raté l’apparition des Sentinelles), puis j’ai fini par budgéter chaque mois des dépenses de matériel LUG qui ont rapidement représenté 100% de ma consommation, et certains mois, quand les étoiles étaient alignées et qu’entraient en collision mensuel, bimestriel, trimestriel, albums spéciaux, il fallait demander des rallonges de tous cotés pour arriver à suivre. Heureusement, sur le marché monétaire de ma mère et de ma grand-mère, je bénéficiais d’un triple A. Précisons que je ne les remboursais jamais, ce qui prouve que la méfiance des prêteurs est parfois justifiée.&lt;br /&gt;Je ne vais pas redire ici, moins bien, ce que Sébastien Carletti et Jean-Marc Lainé ont dit, mieux, dans leur superbe ouvrage. Je dirai simplement que "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Nos années Strange&lt;/span&gt;" est un feu d’artifice, indispensable pour toute personne qui a croisé le chemin des éditions LUG, et culturellement intéressant pour les autres. Qu’on sache que c’est magnifiquement réalisé. L’historique du monde des comics de super-héros et des éditions LUG est exhaustif, ainsi que celui des autres maisons d’éditions qui ont suivi, repris, travaillé avec. Le nombre d’illustrations est très élevé (en moyenne huit par double page sur presque 100 double pages). D’innombrables couvertures sont reproduites. Elles ramèneront le lecteur des années en arrière. Le n° 100 « spécial », le 104 de sinistre mémoire, le 77 (à jamais mon premier), le 184 où Iron Man déchoie, le Special Strange 23 qu’on ne peut lire sans trembler, les premiers (et suivants) Titans, Spécial Strange, Spidey, Nova, Mustang, les Spécial Posters, Spécial Origines, même les Spécial Vacances, les albums des Fantastiques ou de Spiderman. Les auteurs racontent tout, montrent tout, expliquent tout, y compris le contexte héroïque de l’époque dans les autres médias avec "L’homme qui valait trois milliards", "Super Jaimie", "L’homme de l’Atlantide", le début des mangas ou les productions de DC Comics, etc… C’est un monument d’érudition strangistique. D’autant que la 4ème de couv’ et les rabats intérieurs sont identiques à ceux des véritables Strange. Il y a donc beaucoup plus dans "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Nos années Strange&lt;/span&gt;" qu’une madeleine de Proust (et pourtant elle est énorme et délicieuse la madeleine). Il y a un impressionnant travail documentaire qui, sans être exhaustif l’est presque, et fera date pour longtemps comme l’ouvrage de référence sur le sujet.&lt;br /&gt;Je pourrais continuer longtemps et parler des Comics Pocket, de Flash, de Héros 2000, et de maintes autres choses qu’on trouve dans les pages de "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Nos années Strange&lt;/span&gt;", qui parlent à la mémoire et font vibrer les tripes, mais je crains de commencer à ennuyer en étant trop long sur l’avalanche de conséquences qui a  suivi l’achat de ce Strange n° 77, évènement fondateur qui a fait d’un enfant innocent (qui sinon aurait pu devenir surfeur ou haut fonctionnaire) Gromovar.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Nos années Strange 1970/1996, Sébastien Carletti, Jean-Marc Lainé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;La maison ne reculant devant aucun sacrifice vous offre le n° 77&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-kbNuVmH4Fdg/TuBt_DDzlnI/AAAAAAAAB4s/_MNncorq-qo/s1600/Strange77.png"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 229px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-kbNuVmH4Fdg/TuBt_DDzlnI/AAAAAAAAB4s/_MNncorq-qo/s320/Strange77.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5683663659662022258" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-6562933261399034737?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/6562933261399034737/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=6562933261399034737' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/6562933261399034737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/6562933261399034737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/effet-papillon.html' title='Effet papillon'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-A1Ata0R19t4/TuBsS92lUhI/AAAAAAAAB4g/ZPQqlXbLfew/s72-c/nos-annees-strange.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-4460063540241661103</id><published>2011-12-07T17:13:00.004+01:00</published><updated>2011-12-07T17:36:49.092+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Interview'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Les blogueurs parlent aux blogueurs : Valer Daviep</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-Duiq66hStIw/TYbywskuFxI/AAAAAAAABTM/hIfmQKU8T74/s1600/Fallout_3_radio.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 165px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-Duiq66hStIw/TYbywskuFxI/AAAAAAAABTM/hIfmQKU8T74/s200/Fallout_3_radio.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5586419306212497170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Valer Daviep coblogue avec A.C. de Haenne à l'enseigne des &lt;a href="http://a-c-de-haenne.eklablog.com/"&gt;Murmures d'A.C. de Haenne&lt;/a&gt;. Non content de se dissimuler derrière le pseudo sus-cité, il préfère parfois qu'on l'appelle Les Murmures, ce qui ne laisse pas d'inquiéter. Pilier de la communauté steam francophone, il est aussi enseignant-chercheur en devenir, ce qui signifie j'imagine que, telle une vieille chrysalide, il va bientôt se transformer en beau papillon. Il veut remettre Boris Vian à sa place dans la SFFF, et je suis prêt à aller m'indigner avec lui pour ce faire. Il aime Howard Becker, ça tombe bien, moi aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-aT1HJMI_3hU/Tt-ULrd1xAI/AAAAAAAAB4U/m4m3zvOySW4/s1600/Valer.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 118px; height: 175px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-aT1HJMI_3hU/Tt-ULrd1xAI/AAAAAAAAB4U/m4m3zvOySW4/s400/Valer.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5683424183132210178" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bonjour, peux-tu te présenter en deux mots (tu peux être aussi bref que tu veux…jusqu’au néant)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien, tu peux m’appeler Valer, Valer Daviep. Ce n’est pas mon vrai nom mais un pseudonyme construit en partie comme un anagramme. J’utilise aussi le sobriquet Les Murmures. Il s’agissait à l’origine d’un projet multi support : littéraire et musical notamment. Aujourd'hui, ces projets sont en stand by. A part ça, je chronique sur Les Murmures d’AC de Haenne et je suis modérateur sur le forum de la communauté steampunk francophone : steampunk-fr.com. IRL, je suis enseignant-chercheur en devenir en SIC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pourquoi avoir créé un blog ? Est-ce le premier ? Le seul ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas créé ce blog. A.C m’y a invité. C’est le premier véritable en tout cas, et le seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) &lt;span style="font-style:italic;"&gt; Combien de temps y consacres-tu ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un temps, c’était tous les jours. En ce moment, disons une fois tous les trois jours à peu près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Blogues-tu tout ce que tu lis ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pratiquement. Pas tout à fait quand même. Pour la simple et bonne – enfin je l’espère – raison que je lis aussi beaucoup pour ma thèse. J’ai fait quelques articles sur des aspects des sciences sociales mais je n’ai pas renouvelé l’expérience. Disons que tout ce qui est de l’ordre de l’imaginaire se retrouve sur le blog.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Comment choisis-tu ce dont tu parles sur ton blog ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je le disais : tant que c’est de l’ordre de l’imaginaire. Parfois quand ça peut apporter un éclairage plus critique sur des lectures. Comme ce que j’avais fait pour la déviance et le vampire. Mais d’une manière générale, disons qu’il n’y a pas vraiment de choix à faire. Je blogue ce que je lis pour me détendre. Et il se trouve que je lis surtout un certain genre de littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;As-tu déjà lu certains livres simplement parce que tu te disais que ça pourrait faire un article intéressant pour ton blog ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, c’est arrivé. Ceci dit, dire que je les ai lus uniquement dans ce but n’est pas tout à fait correct. Je ne me suis jamais forcé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Depuis combien de temps lis-tu de la SFFF ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au collège, on devait lire un roman de SF. C’était au programme. C’était un livre de Michel Honaker, Les buveurs de rêves, que j’ai chroniqué sur le blog. J’en garde un très beau souvenir, malgré les relectures récentes. Sinon, il y a eu un gros blanc où j’ai surtout lu des classiques, série Littéraire oblige… Mais j’ai donc lu Jules Verne, ou Boris Vian, ou même Giono, qui à leur manière peuvent embrasser la littérature de l’imaginaire. La SFFF telle qu’on la conçoit habituellement est venue en fac surtout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;A quel rythme lis-tu ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca dépend de la période. Ca peut aller d’une semaine par livre, comme un mois… je ne suis pas très rentable de ce point de vue et ma PàL fait souvent des indigestions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Que trouves-tu dans cette littérature de genre ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Probablement de la distraction, de la subversion… ou juste du plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Partages-tu cette passion avec ton entourage ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui et non. Je partage le goût de la lecture avec ma compagne, très portée sur le fantastique et la littérature britannique mais très peu sur la SF. Sinon, à part les copains blogueurs ;), pas vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quel a été ta première lecture SFFF ? Te souviens-tu de l’occasion qui t’a amené à cette lecture ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir la question 7 ^^. Au collège donc, Michel Honaker et Les buveurs de rêves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Peux-tu nous décrire un (ou plus) grand souvenir de SFFF ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas un mais peut être deux… d’abord, il y a Boris Vian avec Et on tuera tous les affreux. La quintessence de son œuvre pour moi. Publié à l’origine sous Vernon Sullivan, c’est un livre où on y trouve l’absurde de Vian, du roman noir, de la SF. Quelque chose proche de Huxley, mais différent. C’est peut être mon livre préféré d’entre tous. Qui plus est, on cite rarement Vian lorsqu’on parle SFFF. Il a pour moi toute sa place. Ensuite, il y a sans doute Dune que je n’ai lu que récemment. Je suis assez admiratif de la richesse de cet univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quel est le livre qui t’a le plus marqué récemment ? (Répondre sans réfléchir)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The death of Bunny Monroe de Nick Cave. Sans hésitation aucune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vers quel genre SF, F, ou F, va ta préférence ? Et pourquoi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans doute la SF. A cause d’un ancrage dans le réel plus facile. Après tout, les relations humaines et les transformations de la société sont des sujets qui me parlent. Mais j’aime aussi quand le contexte n’est qu’un prétexte. Ce n’est pas un genre en particulier qui m’attire mais plutôt la manière dont il sert d’enrobage à des problématiques concrètes du vivre ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Comment ont évolué tes goûts entre tes débuts en SFFF et aujourd’hui ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas s’ils ont évolué justement. Je n’ai pas l’impression. Comme je le disais, j’aime quand le cadre est un prétexte. Cela a toujours été le cas. Je m’intéresse peu à l’esthétique d’une histoire même si je peux l’apprécier. Mes études en sociologie m’ont juste permis de formaliser des relations que je retrouve dans la littérature. Mais j’ai pour ainsi dire toujours été sensible à ces questions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quels sont tes auteurs préférés ? Pourquoi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j’essaie de me limiter à trois auteurs, je dirais Boris Vian, Arthur Rimbaud et… Jules Verne ou Nick Cave. Ca dépend de l’humeur.&lt;br /&gt;Boris Vian, simplement parce que j’ai lu tout son œuvre, avec un plaisir sans cesse renouvelé. Arthur Rimbaud. J’aime son œuvre. Elle est extraordinaire. Mais surtout je crois que sa vie et le personnage me passionnent et ce depuis très longtemps maintenant. Jules Verne m’avait scotché quand j’étais plus jeune. Mais j’avoue que je ne succombe pas à chaque fois. Nick Cave a ce quelque chose d’urgent que j’adore, même si je suis avant tout fan de son œuvre musicale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Y a-t-il des livres que tu regrettes d’avoir lu (temps perdu) ? D’autres que tu aurais regretté de ne pas voir lus ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Quand je pense à tous les livres qu’il me reste à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux » (Renard). C’est bien rare que j’abandonne (définitivement) une lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Y a-t-il des auteurs dont tu lis tout (ou voudrait pouvoir tout lire) ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boris Vian donc. Et c’est sans doute le seul. Faut dire qu’il ne produit plus beaucoup… J’avoue lire peu d’auteurs vivants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vas-tu voir les auteurs sur les salons ? Ramènes-tu des interviews, des photos, des dédicaces ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais ! Je n’ai fait aucun salon encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;20) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Que penses-tu de la bit-lit ? Et de Harry Potter ? (je crois que ces deux questions étaient indispensables ;-)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… j’imagine qu’on peut aimer. Personnellement, ça me laisse froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;21) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tes fournisseurs : librairies, bouquinistes, Internet ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bouquinistes autant que possible. J’aime fureter, repartir parfois bredouille et parfois chargé. Disons que je trouve gerbant de débourser 10€ pour un livre réédité de nombreuses fois, disponible pour un malheureux neurone chez un bouquiniste. J’ai une certaine idée d’une culture accessible à tous. Mon passif d’étudiant modeste y est sans doute pour beaucoup, et c’est aussi sans doute pour ça que je connais très peu les auteurs actuels. Internet, personnellement non. Mais ce n’est pas une position quelconque. Je n’ai pas le réflexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;BD, comics, ou non ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, manga aussi. Pour la BD, plutôt les Humanos. Pour les comics, plutôt du graphic novel à la Moore. Un peu de DC Comics aussi. Pour les mangas, j’adore Cobra, GTO ou FMA. Akira aussi bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;23) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Lis-tu aussi de la littérature « blanche » ? Si oui, qui aimes-tu particulièrement dans ce « genre » ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis même pas sûr de pouvoir définir ce qu’est la littérature blanche. Des échos que j’en ai, je dirais que non. Mais je ne me pose pas la question quand je lis. On ne peut pas se dire « ouvert » et refuser un genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;24) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tentative de Weltanschauung : qu’aimes-tu comme musique ? Comme cinéma ? Quel est ton loisir favori ? Qui est ton philosophe de prédilection ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime la musique indé, ou « underground », dans son ensemble. J’ai un passif plutôt punk, goth. Un peu de métal et de cold wave aussi. Je peux écouter du Joy Division ou du Jad Wio en boucle pendant toute une journée, et passer aux Clash, aux Bérus, aux Ramones. Parfois, je ne jure que par le Velvet Underground, Iggy Pop et David Bowie. Parfois, je regarde du côté des français, Bashung et Daniel Darc en tête. Parfois, c’est du blues. Bref, je peux trouver mon compte de bien des façons.&lt;br /&gt;Le cinéma, c’est plus large. Je peux aimer les films contemplatifs et les films pop corn. Ca dépend de mon état d’esprit. J’aime beaucoup le cinéma asiatique aussi.&lt;br /&gt;Philosophe ? J’opte pour un sociologue. Howard Becker. Mais si tu y tiens, Simmel qui est à cheval entre la philo et la sociologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;25) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;As-tu un Reader ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;26) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;As-tu déjà lu en numérique, même sur moniteur ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’essaie mais j’ai du mal pour la littérature. Je lis beaucoup d’articles scientifiques sur ordinateur. Aussi j’ai du mal à la fin de la journée à continuer ma lecture sur écran. Et puis, j’aime me poser dans un bar avec un livre. Pas facile avec un PC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;27) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quel est ton rapport à la lecture numérique ? Penses-tu lire plus sous cette forme dans un proche avenir ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Idéologiquement, je dirais que tout ce qui peut faciliter l’accès à la culture est une bonne chose. Après, est ce qu’on le facilite réellement lorsque les outils sont si onéreux ? Je ne suis pas sûr. C’est une question complexe je trouve. Même avec des livres très peu cher, tout le monde n’est pas familiarisé avec la lecture. Lecture numérique ou papier, le problème demeure. Pour ma lecture personnelle, je n’en sais rien. J’imagine que si je développe l’habitude, oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;28) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quel est ton rapport à Internet ? Connecté depuis longtemps ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 2002 je dirais. Sinon, un rapport convivial, mais aussi professionnel puisque j’étudie les usages des réseaux sociaux en ligne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;29) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;As-tu un lien avec le monde de l’édition ? Ou du livre plus généralement ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je participe au fanzine Le Petit Vaporiste du forum steampunk-fr.com. Il est bien, et on cherche des collaborateurs. Donc hésitez pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;30) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Une dernière chose à dire au lectorat en délire ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai soif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-Bz0Fs31caus/TYbq5Gle0TI/AAAAAAAABTE/VYh6c638k1k/s1600/Fallout_Galaxy_News_Radio_small.png"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 100px; height: 100px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-Bz0Fs31caus/TYbq5Gle0TI/AAAAAAAABTE/VYh6c638k1k/s200/Fallout_Galaxy_News_Radio_small.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5586410654540943666" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci de votre attention. Et n'oubliez pas ! Duck ! And cover !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-4460063540241661103?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/4460063540241661103/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=4460063540241661103' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4460063540241661103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4460063540241661103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/les-blogueurs-parlent-aux-blogueurs_07.html' title='Les blogueurs parlent aux blogueurs : Valer Daviep'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Duiq66hStIw/TYbywskuFxI/AAAAAAAABTM/hIfmQKU8T74/s72-c/Fallout_3_radio.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-4884334067891533571</id><published>2011-12-04T16:37:00.004+01:00</published><updated>2011-12-04T16:52:21.322+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Interview'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Les blogueurs parlent aux blogueurs : Endéa</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-Duiq66hStIw/TYbywskuFxI/AAAAAAAABTM/hIfmQKU8T74/s1600/Fallout_3_radio.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 165px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-Duiq66hStIw/TYbywskuFxI/AAAAAAAABTM/hIfmQKU8T74/s200/Fallout_3_radio.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5586419306212497170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Endéa, qui est un peu une benjamine parmi les blogueurs, anime le très illustré blog &lt;a href="http://clairobscurendea.blogspot.com/"&gt;Clair Obscur&lt;/a&gt;, avec lequel elle participe à de nombreux challenges. Passionnée de loups, elle lit beaucoup de fantasy, uniquement sur papier, et statistiquement elle lit 5,6 livres par mois, soit 67,2 par an (ce qui est précis). Nous la découvrons maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-7bNHBxakGS8/TtuWdV4_sTI/AAAAAAAAB4I/2N4E_EuuMxA/s1600/Clair%2Bobscur.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 174px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-7bNHBxakGS8/TtuWdV4_sTI/AAAAAAAAB4I/2N4E_EuuMxA/s320/Clair%2Bobscur.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5682300785694585138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bonjour, peux-tu te présenter en deux mots (tu peux être aussi bref que tu veux…jusqu’au néant)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je peux être brève …… le nom de mon blog me définit pas mal … un peu tout noir ou un peu tout blanc mais je me soigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pourquoi avoir créé un blog ? Est-ce le premier ? Le seul ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est mon tout premier blog, à force de voir ceux d’autres personnes, cela a concrétisé une envie qui sommeillait en moi depuis plusieurs années : écrire sur les livres que j’aimais. Plus jeune je faisais des listes déjà de mes livres lus. Et oui c’est le seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) &lt;span style="font-style:italic;"&gt; Combien de temps y consacres-tu ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dépend, j’essaye d’être assez régulière, de poster environ 2 à 3 billets par semaine mais je ne peux pas toujours. Après lorsque je suis dessus je suis capable de passer pas mal de temps, j’aime aussi aller lire les chroniques des autres blogs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Blogues-tu tout ce que tu lis ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui absolument tout, sauf les BD pour l’instant, d’une part parce que j’en lis presque pas, d’autre part parce que je ne sais pas trop comment m’y prendre pour chroniquer ce genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Comment choisis-tu ce dont tu parles sur ton blog ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De façon générale je l’ai créé pour parler des livres que j’ai lus, donc la plupart des billets sont dans cette optique, j’y évoque aussi les comptes rendus des salons littéraires. Maintenant j’ai fait quelques exceptions pour parler de mes passions, ou encore de visites culturelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;As-tu déjà lu certains livres simplement parce que tu te disais que ça pourrait faire un article intéressant pour ton blog ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De manière générale non mais j’avoue que cela m’est arrivé une ou deux fois, notamment sur les albums. Après c’est très rare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Depuis combien de temps lis-tu de la SFFF ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouh là …. Question difficile ! Je pense que j’ai démarré lors de mon adolescence avec les Dames du Lac, puis ensuite Dune que j’ai dévoré. J’avais lu aussi Farenheit 451, Le meilleur des mondes et 1984. Mais je ne me souviens de rien d’autres durant cette période. Ensuite je suis littéralement tombée dedans pendant mes années d’étude, j’ai lu la Belgariade d’Eddings qui a signé à la fois mon investissement dans la SFFF et l’abandon presque total de la littérature classique et générale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;A quel rythme lis-tu ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop lentement à mon goût par manque de temps. Je dois lire environ 5.6 livres par mois, sauf pendant les vacances d’été où je peux lire plus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Que trouves-tu dans cette littérature de genre ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense … beaucoup de rêve …. Et une façon de s’échapper de la réalité. J’aime le monde imaginaire car s’il est très éloigné du quotidien, on peut quand même s’y identifier. Et puis j’adore le côté magique de cette littérature, je me sens transportée, j’en oublie complètement où je me trouve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Partages-tu cette passion avec ton entourage ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non presque pas ….. J’ai eu une collègue l’an dernier qui lisait énormément et nous partagions beaucoup nos avis de lecture, malheureusement elle est partie.  Cela me manque d’ailleurs car c’était enrichissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quel a été ta première lecture SFFF ? Te souviens-tu de l’occasion qui t’a amené à cette lecture ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai cité Les Dames du Lac de Marion Zimmer Bradley lors de la question 7 mais en fait je crois que mes tout premiers livres ont été Barjavel : L’Enchanteur puis la Nuit des Temps …  Si j’ai cité l’Enchanteur c’est surtout parce que c’est cette lecture qui m’a amenée à lire d’autres de Barjavel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Peux-tu nous décrire un (ou plus) grand souvenir de SFFF ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est très récent …  c’est La Horde du Contrevent de Damasio … Ce livre a été un véritable bouleversement. Après pour un souvenir plus ancien je citerais Dune qui m’a vraiment fait découvrir la SF et La Citadelle des Ombres de Robin Hobb pour la fantasy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quel est le livre qui t’a le plus marqué récemment ? (Répondre sans réfléchir)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien je cite à nouveau La Horde du Contrevent de Damasio. Mais tout de suite après je dirais La Route de Mac Carthy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vers quelle genre SF, F, ou F, va ta préférence ? Et pourquoi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans hésiter la Fantasy … parce que c’est la littérature qui me parle le plus dans laquelle je me sens la plus à l’aise, dans laquelle je rentre de façon inconditionnelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Comment ont évolué tes goûts entre tes débuts en SFFF et aujourd’hui ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dirais qu’ils se sont considérablement améliorés, je pense que je serais beaucoup plus critique envers certaines lectures qui m’ont accompagnées au tout début, je pense avoir un autre regard aussi, et surtout beaucoup plus de références littéraires dans le genre. Et surtout j’ai découvert énormément d’auteurs français dans le genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quels sont tes auteurs préférés ? Pourquoi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robin Hobb parce que c’est mon premier coup de cœur, j’aime énormément Herbert aussi mais je n’ai lu que Dune. Et dans les découvertes récentes Ursula Le Guin,  Fabrice Colin et George RR Martin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17)  &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Y a-t-il des livres que tu regrettes d’avoir lu (temps perdu) ? D’autres que tu aurais regretté de ne pas voir lus ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Généralement non car lorsque je n’accroche pas à un livre, je finis par le laisser tomber. Par contre j’ai un réel regret de lecture oui, c’est Le Seigneur des Anneaux, à chaque fois que je me suis plongée dedans je m’y suis cassée les dents, mais je n’ai pas dit mon dernier mot car pour moi il  doit être lu celui-ci !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Y-a-t-il des auteurs dont tu lis tout (ou voudrait pouvoir tout lire ?)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non pas tout lu mais je pense qu’avec Robin Hobb j’y suis presque il ne me manque que son dernier cycle. Je voudrais découvrir aussi le plus d’Ursula Le Guin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vas-tu voir les auteurs sur les salons ? Ramènes-tu des interview, des photos, des dédicaces ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui depuis très récemment, en fait depuis que mon blog existe. Je trouve que les Salons sont une expérience fantastique. Je parviens à surmonter ma timidité de mieux en mieux pour me faire dédicacer des livres, ou prendre des photos mais je n’en suis pas encore à proposer des interview, je pense que je ne m’en sentirai jamais capable d’ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;20)  &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Que penses-tu de la bit-lit ? Et de Harry Potter ? (je crois que ces deux questions étaient indispensables ;-)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai beaucoup de mal à me figurer à quoi renvoie exactement la bit-lit. Mais si Twilight fait partie de ce genre alors oui j’en ai lu … les deux premiers tomes qui sont de magnifiques et splendides navets. Je ne comprends d’ailleurs même pas comment ces livres ont pu avoir un tel succès.&lt;br /&gt;Quant à Harry Potter, mon avis est très différent, je pense que cette saga a lancé la littérature SFFF en jeunesse, un secteur relativement pauvre lorsque j’étais enfant, voire même inexistant. Ces livres là ne sont pas sans défauts, mais ils ont ouvert tellement de portes qu’on ne peut pas faire l’impasse dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;21) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tes fournisseurs : librairies, bouquinistes, Internet ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant j’aurais dit librairies, maintenant c’est presque exclusivement Internet, parce que c’est pratique, qu’on y trouve presque tout et que cela arrive chez soi sans bouger. Mais cela enlève une grande part de la magie du livre, c'est-à-dire les toucher et les feuilleter avant de les acheter, je me rattrape dans les Salons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;BD, comics, ou non ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comics jamais. BD presque pas, j’ai beaucoup de mal à en lire car je suis très difficile dans les graphismes. Peut –être est-ce du aussi au fait que je suis pathologiquement nulle en dessin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;23) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Lis-tu aussi de la littérature « blanche » ? Si oui, qui aimes-tu particulièrement dans ce « genre » ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est marrant car je n’aime pas du tout cette appellation de littérature blanche, j’ai la sensation que cela induit une littérature propre et de qualité au détriment d’autres comme la SFFF, cela a un côté très raciste mais c’est une perception très personnelle, du coup je dis littérature générale.&lt;br /&gt;J’en lis beaucoup moins qu’avant, avec regret d’ailleurs car j’aimais beaucoup, par exemple Pennac, ou Irving et aussi Gavalda. Mais j’ai quelques livres qui m’attendant dans ma Pàl.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;24) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tentative de Weltanschauung : qu’aimes-tu comme musique ? Comme cinéma ? Quel est ton loisir favori ? Qui est ton philosophe de prédilection ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cinéma c’est vite fait, je n’y vais plus jamais depuis que je travaille. En musique je suis assez hétéroclite, je peux tout aussi bien écouter du classique (bon j’ai un peu baigné dedans depuis toute petite, cela aide), que Muse, Calogero ou Nightwich …. &lt;br /&gt;Je n’ai pas de philosophe de prédilection.  Et comme loisirs, l’équitation et l’agility (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;c'est quoi donc l'agility ? ndlr&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;25) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;As-tu un Reader ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non et je ne pense pas en posséder un, un jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;26) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;As-tu déjà lu en numérique, même sur moniteur ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai essayé une nouvelle de Ligny que j’avais téléchargée je ne suis pas allée jusqu’au bout.  Je n’arrive pas du tout à me concentrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;27) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quel est ton rapport à la lecture numérique ? Penses-tu lire plus sous cette forme dans un proche avenir ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis très dubitative envers cette lecture là. Pour moi toute lecture sur ordi s’apparente à mon boulot alors j’ai du mal à concevoir lire sur écran, d’ailleurs cela me fait mal aux yeux.  Je ne sais pas si j’évoluerai un jour par rapport à cela mais pour l’instant j’aime beaucoup trop le fait de tenir un livre entre mes mains, j’aime trop leur odeur et leur texture pour avoir envie de lire sur écran. Et puis je ne me vois pas lire sur ordi dans mon bain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;28) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quel est ton rapport à Internet ? Connecté depuis longtemps ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne peux plus m’en passer, cela a été une véritable révolution pour ma génération, je me souviens encore de mes premières prospections dans ce monde merveilleux et à quel point cela coûtait cher ! Vive l’internet illimité, je m’en sers énormément pour mon boulot mais aussi pour mes loisirs, je serais malheureuse sans, j’aurais la sensation d’une porte qui se referme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;29) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;As-tu un lien avec le monde de l’édition ? Ou du livre plus généralement ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non pas du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;30) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Une dernière chose à dire au lectorat en délire ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Euh  ….. Venez plus souvent sur mon Blog ? xD&lt;br /&gt;Si j’ai le droit à quelques remerciements, je dirais : &lt;br /&gt;- Grand merci à Gromovar pour cette interview&lt;br /&gt;- Merci à Tigger Lilly pour m’avoir donné le bon coup de pied qu’il fallait pour tenter l’aventure bloguesque&lt;br /&gt;- Merci à mes fidèles posteuses de commentaires sur mon blog notamment Olya et AcrO.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-Bz0Fs31caus/TYbq5Gle0TI/AAAAAAAABTE/VYh6c638k1k/s1600/Fallout_Galaxy_News_Radio_small.png"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 100px; height: 100px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-Bz0Fs31caus/TYbq5Gle0TI/AAAAAAAABTE/VYh6c638k1k/s200/Fallout_Galaxy_News_Radio_small.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5586410654540943666" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci de votre attention. Et n'oubliez pas ! Duck ! And cover !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-4884334067891533571?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/4884334067891533571/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=4884334067891533571' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4884334067891533571'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4884334067891533571'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/les-blogueurs-parlent-aux-blogueurs.html' title='Les blogueurs parlent aux blogueurs : Endéa'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Duiq66hStIw/TYbywskuFxI/AAAAAAAABTM/hIfmQKU8T74/s72-c/Fallout_3_radio.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-5140171033618791143</id><published>2011-12-03T13:07:00.003+01:00</published><updated>2011-12-03T13:48:35.181+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BLUFFANT'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>C'est l'interprète qui compte</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-mNbhtYW6DWg/TtoRQhC0LVI/AAAAAAAAB3k/i_2R46sIyqg/s1600/hamelin-couv.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 150px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-mNbhtYW6DWg/TtoRQhC0LVI/AAAAAAAAB3k/i_2R46sIyqg/s200/hamelin-couv.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5681872855327059282" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-9bEdOhjQUzw/TtoaPBMhCpI/AAAAAAAAB3w/CTnjCyywEB0/s1600/Hamelin-1.png"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 140px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-9bEdOhjQUzw/TtoaPBMhCpI/AAAAAAAAB3w/CTnjCyywEB0/s200/Hamelin-1.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5681882725202594450" /&gt;&lt;/a&gt;L’histoire du Joueur de flute de Hamelin, tout le monde la connaît. Vieille légende germanique popularisée par les frères Grimm, elle est terriblement cruelle, et de ce genre de morale d’Ancien Testament qui fait retomber la faute des pères sur les fils.&lt;br /&gt;L’album d’André Houot n’est donc qu’une (nouvelle) interprétation d’un récit apocryphe. Mais quelle interprétation !&lt;br /&gt;Je vais être bref et simple. "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Hamelin&lt;/span&gt;" est beau. Comme peut l’être un bel objet, un beau bijou, une belle statue. Houot adapte fidèlement le récit en y ajoutant simplement une histoire révoltante, dans sa banalité, d’accusation de sorcellerie. Il y montre aussi un &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Proc%C3%A8s_d'animaux"&gt;procès d’animal&lt;/a&gt;, comme il en existait vraiment au Moyen-Age. Mais, par delà l’histoire qu’on peut déjà connaître, Houot donne de tout cela une mise en image sublime. Les graphismes sont fins et très détaillés. L’encrage précis emplit l’image d’une multitude de petits détails réalistes. Les couleurs sont superbes, toujours adaptées, de l’ocre au noir au bleu, lumineuses ou sombres suivant les lieux et les moments.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-j6jVL-fVSvI/TtoaY6Hq9NI/AAAAAAAAB38/Fo1h_ElkHRs/s1600/Hamelin-3.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 142px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-j6jVL-fVSvI/TtoaY6Hq9NI/AAAAAAAAB38/Fo1h_ElkHRs/s200/Hamelin-3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5681882895101916370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L’Allemagne médiévale, avec ses maisons à colombage, ses rues sombres éclairées par de rares torches, ses murailles et portes fortifiées, ses notables vêtus de riches étoffes, ses mendiants scrofuleux, ses champs baignés de soleil, ses lavoirs, ses piloris, s’offre au lecteur ébloui par tant de magnificence. Cerise sur le gâteau, les phylactères font de serpentines circonvolutions pour rejoindre les bouches, et les encadrés de présentation sont écrits en caractère gothiques et enluminés.&lt;br /&gt;J’ai hésité avant d’acheter cette adaptation d’une histoire bien connue, par peur de ne pas frissonner par manque de nouveauté. Le fond est ancien, mais la forme est celle de Houot, et elle vaut vraiment le détour. Mes yeux en sont encore ébahis.&lt;br /&gt;Un album à s’offrir, à offrir,  autant aux amateurs de BD qu’à ceux de Beaux Livres.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Hamelin, André Houot&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-5140171033618791143?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/5140171033618791143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=5140171033618791143' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/5140171033618791143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/5140171033618791143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/cest-linterprete-qui-compte.html' title='C&apos;est l&apos;interprète qui compte'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-mNbhtYW6DWg/TtoRQhC0LVI/AAAAAAAAB3k/i_2R46sIyqg/s72-c/hamelin-couv.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-7582985073199109857</id><published>2011-12-02T16:08:00.002+01:00</published><updated>2011-12-02T16:26:00.342+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BLUFFANT'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dispensable'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>J'en reviens pas d'être aussi con</title><content type='html'>&lt;b&gt;Voici plusieurs semaines que je me demande comment habiller le post n° 666. Et que j'échafaude les projets les plus croquignolets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je m'aperçois aujourd'hui que le 667 est passé. AAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"To mourn a mischief that is past and gone is the next way to draw new mischief on" W. Shakespeare&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Worse things happen at sea" The Toydolls&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, fêtons ce post 668 (le 666 étant celui sur Matricia l'erreur est à moitié pardonnée) avec la chanson appropriée d'un groupe que j'ai entendu pour la première fois au walkman en salle de cinéma pendant les films incompréhensibles de l'assistant d'allemand.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/LfrENoTJdo4" frameborder="0" allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-7582985073199109857?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/7582985073199109857/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=7582985073199109857' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/7582985073199109857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/7582985073199109857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/jen-reviens-pas-detre-aussi-con.html' title='J&apos;en reviens pas d&apos;être aussi con'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/LfrENoTJdo4/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-6430501082339310314</id><published>2011-12-01T10:37:00.003+01:00</published><updated>2011-12-01T10:54:11.715+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Interview'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Les podcasteurs parlent aux blogueurs : Lyonne de la SF</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-Duiq66hStIw/TYbywskuFxI/AAAAAAAABTM/hIfmQKU8T74/s1600/Fallout_3_radio.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 165px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-Duiq66hStIw/TYbywskuFxI/AAAAAAAABTM/hIfmQKU8T74/s200/Fallout_3_radio.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5586419306212497170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Florence est une Lyonne de la SF. Avec Sélène, Alice, et Octarine, elle tient depuis longtemps le podcast &lt;a href="http://lyonsf.podomatic.com/"&gt;Lyonnes de la SF&lt;/a&gt;, mais aussi &lt;a href="http://lyonnes.blogspot.com/"&gt;le blog du même nom&lt;/a&gt;. Elle travaille donc beaucoup plus que ses collègues blogueurs masculins, comme dans la savane où les lionnes chassent pendant que les lions dorment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-knlJHFH9pbs/TtdNn3TaxBI/AAAAAAAAB3Y/E1JYg7uIB4U/s1600/Lyonne.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 220px; height: 165px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-knlJHFH9pbs/TtdNn3TaxBI/AAAAAAAAB3Y/E1JYg7uIB4U/s400/Lyonne.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5681094802206802962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bonjour, peux-tu te présenter en deux mots (tu peux être aussi bref que tu veux…jusqu’au néant)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bijour à tout le monde… Flo(rence) Cirio, 42 ans, “maman” d’un chat (la fameuse Octarine), mais aussi d’un chien, d’un lapin, d’un cochon d’Inde et d’un poisson rouge. Toute la famille passe une bonne partie de son temps cloîtrée dans le salon-bureau-bibliothèque, comme quoi la passion des livres peut être contagieuse… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pourquoi avoir créé un podcast ? Est-ce le premier ? Le seul ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour gagner un GPI ! Sur le coup, avec Selene, première de mes amies-collaboratrices, on s’était dit que la catégorie “podcast” n’en avait pas encore. &lt;br /&gt;Dit comme cela ça semble présomptueux. En fait ça l’est, mais vous avez compris qu’on se tapait juste un super-délire. La catégorie “podcast” ne figure toujours pas au GPI, d’ailleurs. &lt;br /&gt;De temps en temps, je délaisse Les Lyonnes de la SF pour un autre podcast : le blog des Lyonnes de la SF, qui est plus scientifique. Mais c’est de plus en plus rare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) &lt;span style="font-style:italic;"&gt; Combien de temps y consacres-tu ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quasiment tout mon temps libre est consacré à la SF. “Podcaster” est un gouffre de temps. Il faut lire les ouvrages, monter les émissions. Comme si cela ne suffisait pas, d’autres activités science-fictionnesques m’occupent également : lecture dans le cadre du Prix Bob Morane, de la revue électronique Angle Mort (www.angle-mort.fr). Lecture, lecture, lecture… ☺&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Podcastes-tu tout ce que tu lis ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh non, loin de là ! Pour le podcast, c’est impossible : je lis forcément plus de livres que je n’en parle sur les Lyonnes.  &lt;br /&gt;J’avais commencé un blog écrit (toujours sous le titre des Lyonnes de la SF), dans lequel j’exposais mon avis sur tout ce que je lisais (ou presque), mais je me suis lassée. Je crois qu’il faut en garder aussi pour soi. Puis chroniquer est un exercice dans lequel je suis assez mal à l’aise, tant de monde fait cela mieux que moi ! Je suis plus à l’aise devant mon dictaphone, cela m’est plus naturel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Comment choisis-tu ce dont tu parles sur ton podcast ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le feeling, les rencontres lors des festivals tels que les Utos ou les Imaginales (deux rendez-vous que je ne voudrais rater pour rien au monde). En règle générale, j’essaie d’interviewer des auteurs dont les livres m’ont plu. Mais parfois, c’est l’inverse qui se produit : je lis après l’interview… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;As-tu déjà lu certains livres simplement parce que tu te disais que ça pourrait faire un article intéressant pour ton podcast ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, dans le deuxième cas évoqué dans la question précédente, cela peut arriver. Mais l’émission n’a lieu que si j’ai aimé les livres en question. Ceci dit, il ne m’est pas encore arrivé de devoir renoncer à une émission. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Depuis combien de temps lis-tu de la SFFF ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Question que j’évite de me poser… longtemps, surtout si l’on considère que ma mère m’a abreuvée de contes et légendes lorsque j’étais enfant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;A quel rythme lis-tu ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moins 1 heure par jour et 2 à 3 livres par semaine. Mais ça dépend des livres. Et des semaines. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Que trouves-tu dans cette littérature de genre ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je nomme sustentation. Un bon bouquin de genre me laisse repue et satisfaite. Chose que je n’éprouve que rarement avec la litt. gén. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Partages-tu cette passion avec ton entourage ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu avec ma sœur, à qui j’offre régulièrement des livres. Mais elle ne lit que peu. Beaucoup plus avec Alice (ma complice sur le podcast) qui pioche dans ma bibliothèque à tous propos. À part elles, mon entourage est assez réfractaire, mais je continue de militer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quel a été ta première lecture SFFF ? Te souviens-tu de l’occasion qui t’a amené à cette lecture ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hors des lectures enfantines, le livre qui a déterminé mon destin de lectrice a été Le Seigneur des Anneaux, rencontré à la bibliothèque municipale. Un hasard total qui n’est certainement pas du à la beauté de la couverture (c’était en collection 1000 soleils et elle était à vomir !) &lt;br /&gt;Pour l’anecdote, j’ai fini de lire le tome 2 un samedi soir et il m’a fallu attendre que la biblio rouvre, le mardi suivant, pour attaquer le 3. Deux jours passés à me ronger les sangs !&lt;br /&gt;Puis je me suis lancée dans Dune. &lt;br /&gt;Après cela, mon destin était tracé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Peux-tu nous décrire un (ou plus) grand souvenir de SFFF ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas vraiment : le plus souvent, le meilleur bouquin que j’aie lu est précisément celui que je lis ! Néanmoins, je dirai le SdA. C’est l’œuvre qui a influencé mes goûts littéraires, m’ouvrant à l’Imaginaire, même si maintenant je lui préfère le Silmarillion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quel est le livre qui t’a le plus marqué récemment ? (Répondre sans réfléchir)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chien du Heaume de Justine Niogret. Pour la force brute de l’évocation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vers quelle genre SF, F, ou F, va ta préférence ? Et pourquoi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes réponses aux questions précédentes le montrent bien : je préfère la… SF. Je lui trouve plus d’inventivité, de possibilités, de profondeur, de réflexion que la Fantasy ou le Fantastique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Comment ont évolué tes goûts entre tes débuts en SFFF et aujourd’hui ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais pas, je lis tout ce que je peux. Peut-être suis-je plus exigeante. Je lis plus d’auteurs francophones, aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quels sont tes auteurs préférés ? Pourquoi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Neal Stephenson, Robert Charles Wilson, Greg Egan, Greg Bear… euh… et d’autres, oh la colle ! faut-il vraiment choisir ?&lt;br /&gt;Si je devais n’en citer qu’un, ce serait JRR Tolkien. Pour l’introduction au genre, bien qu’il ait voulu avant tout créer une mythologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Y a-t-il des livres que tu regrettes d’avoir lu (temps perdu) ? D’autres que tu aurais regretté de ne pas voir lus ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les livres que je regrette avoir lu se comptent sur les doigts d’une seule main… Il y a beaucoup, beaucoup plus de livres que j’aurai regretté de ne pas avoir lus. Et encore plus que je regrette ne pas avoir le temps de lire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Y a-t-il des auteurs dont tu lis tout (ou voudrait pouvoir tout lire) ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais partie de ces fans primaires qui tentent de lire tout ce que leurs auteurs préférés écrivent. C’est ainsi que j’ai rassemblé une BàL “qui menace à chaque instant de s’écrouler et de m’ensevelir”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Vas-tu voir les auteurs sur les salons ? Ramènes-tu des interviews, des photos, des dédicaces ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, oui, oui, et oui. Officiellement pour les besoins du podcast, officieusement parce que la groupie que je suis ne saurait se contenter du seul plaisir de lire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;20) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Que penses-tu de la bit-lit ? Et de Harry Potter ? (je crois que ces deux questions étaient indispensables ;-)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bit-lit : beurk. En même temps, je n’ai pas franchement essayé, mais l’image que j’en aie est plutôt négative (“de la lecture facile sur des sujets faciles”). &lt;br /&gt;Harry Potter : j’ai suivi la vague et j’ai bien aimé, même si le dernier tome m’a un peu déçue… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;21) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tes fournisseurs : librairies, bouquinistes, Internet ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois. On n’a jamais assez de fournisseurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;BD, comics, ou non ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;23) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Lis-tu aussi de la littérature « blanche » ? Si oui, qui aimes-tu particulièrement dans ce « genre » ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ciel ! c’est donc ici que je me dois d’avouer à quel point je suis bornée !&lt;br /&gt;Je vous renvoie à la question 9 : la littérature SFFF me nourrit. Il m’arrive de lire de la litt. gén., mais je m’y ennuie le plus souvent. Sauf s’il s’agit de se plonger dans de grands romans populaires à la Dumas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;24) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tentative de Weltanschauung : qu’aimes-tu comme musique ? Comme cinéma ? Quel est ton loisir favori ? Qui est ton philosophe de prédilection ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Musique : rock indé (Noir désir, PJ Harvey…) mais je “m’éclectise” peu à peu. &lt;br /&gt;Cinéma : je n’y vais pas trop (une place de ciné est aussi chère qu’un Poche !), mais ma DVDthèque comporte du Tim Burton et du Miyazaki. &lt;br /&gt;Loisir : ben euh… la lecture. &lt;br /&gt;Connaît rien à la philo. Pas de philosophe de prédilection. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;25) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;As-tu un Reader ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, depuis quelques mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;26) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;As-tu déjà lu en numérique, même sur moniteur ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfaitement ! no problemo !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;27) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quel est ton rapport à la lecture numérique ? Penses-tu lire plus sous cette forme dans un proche avenir ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon rapport à la lecture numérique est bon. Même si j’adore renifler l’odeur du papier, j’apprécie aussi de ne pas transporter de gros pavés qui s’abîment dans un sac. Et pouvoir choisir sa prochaine lecture parmi des centaines de titres contenus dans un si petit volume me ravit. &lt;br /&gt;D’autre part, ainsi que nombres de lecteurs compulsifs, je suis confrontée à un criant manque de place dans mon appartement. Le numérique est une bonne solution.  &lt;br /&gt;Côté offre, je regrette que la plupart des éditeurs français ne jouent pas le jeu. Un fichier ePub à plus de quelques euros… c’est du racket pur et simple. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;28) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quel est ton rapport à Internet ? Connecté depuis longtemps ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me connecte tous les jours depuis plus de 10 ans. Mais je traîne assez peu sur le net, en définitive. Un coup sur les mails, un coup sur Facebook, un blog ou deux et puis s’en va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;29) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;As-tu un lien avec le monde de l’édition ? Ou du livre plus généralement ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, mais je reste ouverte à toute proposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;30) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Une dernière chose à dire au lectorat en délire ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par pitié, Octarine, cesse de marcher sur le clavier lorsque j’écris !&lt;br /&gt;Et grand merci, sire Gromovar !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-Bz0Fs31caus/TYbq5Gle0TI/AAAAAAAABTE/VYh6c638k1k/s1600/Fallout_Galaxy_News_Radio_small.png"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 100px; height: 100px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-Bz0Fs31caus/TYbq5Gle0TI/AAAAAAAABTE/VYh6c638k1k/s200/Fallout_Galaxy_News_Radio_small.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5586410654540943666" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci de votre attention. Et n'oubliez pas ! Duck ! And cover !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-6430501082339310314?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/6430501082339310314/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=6430501082339310314' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/6430501082339310314'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/6430501082339310314'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/12/les-podcasteurs-parlent-aux-blogueurs.html' title='Les podcasteurs parlent aux blogueurs : Lyonne de la SF'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-Duiq66hStIw/TYbywskuFxI/AAAAAAAABTM/hIfmQKU8T74/s72-c/Fallout_3_radio.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-1134173525619894233</id><published>2011-11-28T13:10:00.005+01:00</published><updated>2011-11-28T17:57:18.134+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BLUFFANT'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantasy'/><title type='text'>Néo-gothique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-SGa6HexvYx4/TtN6jhuIVBI/AAAAAAAAB3M/OJKFfLGxFbs/s1600/Matricia.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 132px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-SGa6HexvYx4/TtN6jhuIVBI/AAAAAAAAB3M/OJKFfLGxFbs/s200/Matricia.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5680018305810191378" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Matricia&lt;/span&gt;" est le troisième et dernier volume du premier cycle (il y en aura donc heureusement d’autres) de l’Archipel des Numinés.&lt;br /&gt;J’ai déjà écrit ce que je pensais du style de Charlotte Bousquet. Si j’avais la patience et le temps d’en établir le lexique, il en ressortirait, je pense, qu’il est le plus riche et le plus soutenu de la SFFF française actuelle. C’est un immense plaisir de lecture. Je n’y reviens pas.&lt;br /&gt;Si, j’y reviens un peu, simplement pour dire aux amateurs qu’il y a encore plus de poésie dans "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Matricia&lt;/span&gt;" que dans les autres volumes, et qu’un recueil des plus grands textes poétiques des Numinés se trouve à la fin de l’ouvrage, beau cadeau de la princesse Pellegrini au prince Sforza.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/09/tous-les-moyens-sont-bons-quand-ils.html"&gt;Arachnae&lt;/a&gt; racontait l’histoire d’une ville, &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/demonianthropie.html"&gt;Cytheriae&lt;/a&gt; d’un quartier, "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Matricia&lt;/span&gt;" raconte celle d’une famille. Comme dans l’impressionnante plongée auriculaire qui ouvre le Blue Velvet de David Lynch, le spectateur/lecteur/voyeur approche progressivement de la vérité cachée dans la mémoire, derrière les apparences d’une rassurante normalité. Dans "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Matricia&lt;/span&gt;" on assiste donc à la vengeance de Dionisia, mage du Destin, à l’encontre de la famille qui a détruit la vie de sa mère, mais surtout on apprend beaucoup sur ce Kébahil qui hantait les deux premiers volumes. Pourriture familiale et confrontation éternelle des puissances surhumaines s’entremêlent. La corruption est fractale, ses effets résonnent en cercles concentriques dans tout l’archipel.&lt;br /&gt;Dans "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Matricia&lt;/span&gt;" il y a du Faust, du Borgia, de la Maison Usher.&lt;br /&gt;Pacte faustien qui donne pouvoir, grandeur, folie, fait la fortune des Tengelli, puis conduit à leur perte.&lt;br /&gt;Folie psychotique, borgiaque, des Tengelli, assassins, corrompus, manipulateurs, pervers, incestueux, autodestructeurs. En lisant "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Matricia&lt;/span&gt;", on ne peut que se souvenir de Mustapha Menier terrorisant ses étudiants en leur décrivant la vie familiale d’avant la Forderie : « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quelles intimités suffocantes, quelles relations dangereuses, insensées, obscènes, entre les membres du groupe familial&lt;/span&gt; ».&lt;br /&gt;Usherisme d’une maison qui s’écroule sous le poids de sa propre folie et de sa propre malveillance. Le secret des Tengelli repose dans l’en deçà du sous-sol comme la jumelle morte/vive de Roderick Usher ou le cadavre emmuré de Fortunato.&lt;br /&gt;La construction du roman, bribe de souvenir après bribe de souvenir, fait de "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Matricia&lt;/span&gt;" un vrai &lt;span style="font-style:italic;"&gt;page turner&lt;/span&gt; que le lecteur ne peut lâcher, ce qui est un tour de force pour un roman aussi écrit. Le personnage de Dionisia, sa quête, fascinent. Enfant conçue pour incarner l’espoir familial, elle en sera la perte. Puissante, forte, forgée par d’inhumaines épreuves, elle semble faite d’airain. Ayant sacrifié son bonheur et son amour à sa vengeance, elle n’est plus que le glaive de celle-ci. Il faudra quatre morts, quatre pertes, pour qu’elle devienne l’incarnation même du Destin, une moire, une érynie, au sens littéral du terme. S’il existait un esprit de la famille Tengelli, il pourrait dire à Dionisia les mots de Thulsa Doom au Conan de Milius venu le tuer pour venger sa mère « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Qui pourrait être ton père sinon moi ? Je suis la montagne puissante à laquelle tu prends ta source&lt;/span&gt; ».&lt;br /&gt;Face à elle se dresse sa famille, une hydre aux multiples têtes qui est un personnage à part entière, et un oncle, monstrueux, deux fois corrompu.&lt;br /&gt;Comparativement, Angelo, le nécromancien qui assiste Dionisia à la fin de sa vengeance, paraît bien transparent. Dommage qu’il n’ait pas été plus mystérieux et plus inquiétant.&lt;br /&gt;Qu’importe. "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Matricia&lt;/span&gt;" est un très bon roman de dark fantasy. Inscrite dans une tradition de romantisme noir, et longtemps après Lewis, Poe, ou Baudelaire, &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/charlotte-bousquet-la-fille-de.html"&gt;Charlotte Bousquet&lt;/a&gt; a écrit un excellent roman gothique, débarrassé du fatras folklorique qui encombre trop souvent ce genre.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Matricia, Charlotte Bousquet&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://citriq.net/9782354081294"&gt;&lt;img src="http://citriq.net/widget/7rU.png" alt="CITRIQ" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-1134173525619894233?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/1134173525619894233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=1134173525619894233' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/1134173525619894233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/1134173525619894233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/neo-gothique.html' title='Néo-gothique'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-SGa6HexvYx4/TtN6jhuIVBI/AAAAAAAAB3M/OJKFfLGxFbs/s72-c/Matricia.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-9134990206096891186</id><published>2011-11-26T10:18:00.002+01:00</published><updated>2011-11-26T10:45:19.053+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BLUFFANT'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SF'/><title type='text'>Nanotechnologists don't dance</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-kS76JVgfHy8/TtCvTEoapNI/AAAAAAAAB3A/Jzab4xzwr8s/s1600/Dervish%2BHouse.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 132px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-kS76JVgfHy8/TtCvTEoapNI/AAAAAAAAB3A/Jzab4xzwr8s/s200/Dervish%2BHouse.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5679231872309830866" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Aux Utopiales, j’ai pu converser avec Ian McDonald. Il parle anglais, vite, je n’avais pas d’enregistreur, je n’ai pas tout compris ni retenu. Simplement que nous vivons dans un monde fou, qu’aucune religion ne fait sens, que la technologie low cost transforme les sociétés, qu’il aime la bonne chère et semble ne discuter avec ses éditeurs qu’au restaurant (ce que je ne peux qu’approuver). Mais, à un moment, je lui demande pourquoi ses romans se passent dans le monde en développement (pour ceux qui pensent le contraire de la Turquie, faites un tour à l’Est de Anatolie et on en reparle), et il répond en tirant un Scud sur une Statue du Commandeur. Et là, mon audition a miraculeusement retrouvé toute son acuité. William Gibson, dit-il, s’est trompé lorsqu’il a affirmé (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;en 2003, dans The Economist, ndlr&lt;/span&gt;) que « The future is already here – it's just not evenly distributed. ». En réalité, dit Mc Donald, le futur est partout. Il est, de fait, « evenly distributed » ; les objets technologiques sont disponibles partout dans le monde, même si pas pour tous, et ce qui intéresse Mc Donald c’est de voir comment le même objet est utilisé différemment dans des cultures différentes. D’imaginer ce que les gens autres font des objets que nous avons créés d’abord pour nous-mêmes.&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Dervish House&lt;/span&gt;" est un roman de 2010, nominé Hugo 2011 et lauréat du BFSA 2011, non encore traduit en français, de Ian Mc Donald, l’auteur du &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2010/04/bollypunk.html"&gt;Fleuve des Dieux&lt;/a&gt;. Ces deux romans n’existent que pour répondre à la question énoncée ci-dessus.&lt;br /&gt;Disons le tout de suite, "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Dervish House&lt;/span&gt;" est un grand roman. Istanbul, futur proche, après l’entrée de la Turquie dans l’UE. Six personnages partagent la même &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Khanqah"&gt;tekke&lt;/a&gt; dans un quartier populaire. Un peu à l’écart, ils vivent des vies non pas misérables mais ordinaires. Jusqu’à ce que la rumeur du monde les atteignent. Leur destin et leur vie vont alors se croiser de manière imprévisible et imprévue.&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Dervish House&lt;/span&gt;" est un grand roman parce que s’y croisent politique, religion, économie, technologie, portées par des personnages incarnés, dans une Istanbul superbement décrite. Il serait pénible pour toi, hypocrite lecteur, de voir lister toutes les idées qu’on trouve dans le roman. Tentons-en une recension abrégée. Mc Donald décrit une Turquie étirée (écartelée ?) entre UE et monde musulman, entre Europe et Asie, entre la modernité des grandes villes et la rusticité des campagnes, un pays dont la schizophrénie est matérialisée par la géographie d’Istanbul, divisée par le détroit du Bosphore entre un hémisphère européen et un hémisphère asiatique (donnant l’occasion d’une superbe scène au milieu du pont de Galata), une Turquie encore et toujours gangrénée par sa gestion calamiteuse de ses minorités, arméniennes, grecques, kurdes, une Turquie enfin dans laquelle l’Armée n’est jamais bien loin du gouvernement. Sa Turquie est vraie car les questions qu’il y place sont celles qui tiraillent ce pays depuis longtemps. Le futur ne suffit pas à régler les problèmes politiques. Le progrès scientifique ne suffit pas à créer un monde et une humanité meilleurs, comme l’ont découvert à la dure les intellectuels après la guerre de 14 (Gallipoli là-bas, dont il est question dans le roman, mais côté turc, et pas côté australien comme dans le film de Peter Weir ou le déchirant Waltzing Mathilda des Pogues), et comme l’avait pressenti Mary Shelley. Son Istanbul est vraie car elle est l’une des villes les plus vivantes qu’il m’ait été donné de lire. Mc Donald met des images, des couleurs, des sons, des odeurs, du mouvement, des figurants dans sa ville. La « reine des cités » grouille de vie, le lecteur la voit littéralement s’animer sous ses yeux. La mise en mots de la ville est incontestablement une réussite. Au-delà de la ville, le monde de Mc Donald est vrai. Scientifiquement, les nanotechnologies sont présentées comme « the next big thing », de la graine de révolution technologique (l’annonce en étant habilement faite par l’un des personnages). Difficile de ne pas être d’accord. Culturellement, le Mythe et l’Histoire ne sont jamais loin, djinns, saint légendaire, vieux Corans enluminés, et surtout &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Mellified_man"&gt;homme emmiellé&lt;/a&gt;. Géopolitiquement, Israël a bombardé l’Iran pour détruire ses réacteurs nucléaires (alors là, chapeau bas), le gaz est devenu la ressource valorisée, plus spéculative que le pétrole, le terrorisme islamiste est une préoccupation permanente, facilité par l’accès à des nouvelles technologies facile à mettre en œuvre. Politiquement la Turquie est une « quasi démocratie » comme il y a des quasi cristaux. Religieusement, à côté de personnages raisonnablement laïcs, on trouve des illuminés qui s’auto intitulent Sheikh et tentent d’installer une sharia des rues, système judicaire de proximité utilisant le Coran et les hadiths comme sources, et se substituant au système étatique en rouvrant une &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ijtihad"&gt;ijtihad&lt;/a&gt; improvisée et dirais-je Pour les nuls (scène surréaliste où on tente de déterminer si les visions de Necdet sont halal ou haram). Economiquement, le monde de Mc Donald fait vrai. Il décrit avec une grande précision le fonctionnement des marchés dérivés de matières premières, mais aussi le monde des startups et des levées de fonds. Surtout, et c’est très fin, il décrit un monde où la catastrophe financière prend le pas sur la catastrophe terroriste d’une manière originale et étonnamment réaliste.&lt;br /&gt;Ces sujets de réflexion (et il y en a d’autres dans le roman) sont portés par cinq personnages détaillés, réalistes et riches. Ils font de ce qui aurait pu n’être qu’un brillant vagabondage intellectuel une histoire passionnante, car on s’y attache aux personnages, on veut savoir ce qu’il adviendra d’eux et comment le tourment du monde, envahissant leur tekke, les affectera. On se passionnera donc pour Necdet, un fondamentaliste qui se met à voir des djinns après avoir survécu à un attentat, et devient un Sheikh local par l’effet de ce simple hasard tant il est vrai que les effets sociaux des illusions ne sont pas illusoires, pour Can, un enfant de neuf ans, handicapé par une maladie de cœur et « enfermé » « pour son bien » par ses parents, qui tombe sans le vouloir sur bien plus gros que lui et commence par désœuvrement une enquête à l’aide de ses micro robots, reprenant le rôle (l’infiltration virtuelle) dévolu au pirate dans la première trilogie de Gibson, pour Adnan, qui rêve de s’enrichir, utilise toutes les arcanes de la finance dématérialisée pour ce faire, et sauve la situation sans le vouloir ni le savoir, puis fiannce la nouvelle révolution technologique, incarnant par deux fois le concept smithien de "main invisible", pour sa femme Ayse qui rêve de mettre la main sur un objet réputé légendaire et miraculeux, pour Leyla, à l’ambition dévorante de quitter la glaise et de cesser d’être « La fille aux tomates » pour entrer dans le monde de demain, pour Georgios enfin, triste figure d’économiste expérimental métèque, vieux et solitaire, brisé par une révolution ratée, une trahison aux effets irréparables, un amour perdu, et qui ne voit plus le monde qu’à travers les statistiques.&lt;br /&gt;Quand Catherine Pancol écrit un roman choral ça donne « Les yeux jaunes… » (Début de résumé : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L’histoire commence sur la séparation de Joséphine, notre héroïne et de son mari Antoine. Ils sont tous les deux dans la quarantaine et ils ont deux filles. Hortense, la jolie sœur aînée de 16 ans et Zoé, la petite sœur cadette de 11 ans qui est la plus maladroite des deux. Joséphine est chercheuse au CNRS et elle est une véritable passionnée du XII e siècle. Mais elle a toujours vécu dans l’ombre de sa sœur aînée Iris qui depuis l’enfance a accumulé les compliments aussi bien sur sa beauté que sur ses talents d’actrice. Iris s’est mariée avec Philippe, un riche et séduisant chef d’entreprise qui tient le monopole sur le pays. Lasse de sa vie emplit de luxe, un jour, lors d’une soirée mondaine Iris déclare devant un célèbre éditeur qu’elle va écrire un livre sur le XIIe siècle.&lt;/span&gt;). O_o Qu'est ce qu'on en a à foutre ?&lt;br /&gt;Quand Mc Donald écrit un roman choral ça donne l’excellent "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Dervish House&lt;/span&gt;" qui a les qualités du « Fleuve des dieux » en beaucoup plus efficace car plus récit et acteurs sont plus concentrés.&lt;br /&gt;Choisis ton camp, camarade. Moi, c’est fait.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Dervish House, Ian McDonald&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je dédie ce post à El JC qui aurait sûrement aimé le livre.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-9134990206096891186?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/9134990206096891186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=9134990206096891186' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/9134990206096891186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/9134990206096891186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/nanotechnologists-dont-dance.html' title='Nanotechnologists don&apos;t dance'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-kS76JVgfHy8/TtCvTEoapNI/AAAAAAAAB3A/Jzab4xzwr8s/s72-c/Dervish%2BHouse.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-4320965716806695744</id><published>2011-11-25T13:49:00.004+01:00</published><updated>2011-11-25T14:08:22.572+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Interview'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Roland C. Wagner rocks the casbah</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-4OMr4zej9EU/Ts-PCAK98UI/AAAAAAAAB20/lE7ysPRElP0/s1600/RCWagner.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 264px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-4OMr4zej9EU/Ts-PCAK98UI/AAAAAAAAB20/lE7ysPRElP0/s400/RCWagner.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5678914919705997634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_C._Wagner"&gt;RC Wagner&lt;/a&gt;, c'est l'un des tauliers de la SFFF française. Auteur de très nombreux romans et nouvelles, il promène sa carcasse moustachue et rigolarde dans les salons et les conventions, où il converse avec tous, une bière à la main. Il vient d'obtenir le &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/reves-de-gloire-grand-prix-aux.html"&gt;Grand Prix Européen des Utopiales&lt;/a&gt; pour le monumental pavé &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/vers-lorient-complique-je-volais-avec.html"&gt;Rêves de Gloire&lt;/a&gt;, uchronie polyphonique sur l'Algérie et la musique. J'a eu l'occasion de parler avec lui de de l'uchronie, de l'Algérie, de la musique, et du travail de documentation qu'impliquait le projet pharaonique de "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Rêves de Gloire&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Peux-tu nous décrire l’énorme travail de documentation qu’a nécessité l’écriture de « Rêves de Gloire » ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que j'ai commencé à me documenter sur le sujet, bien involontairement, avant même ma naissance à Alger, en pleine guerre d'Algérie. Pendant un certain temps, ma vision de celle-ci était, en gros, celle de ma mère ; en résumé, l'indépendance de l'Algérie était une injustice (pour les Français d'Algérie). La documentation absorbée par la suite m'a permis d'acquérir une vision plus complète, et surtout plus neutre. J’ai lu énormément de livres, de tous les bords et de toutes les opinions, pour faire des recoupements entre les récits. Ça va de « La vraie bataille d’Alger » de Massu à la « Guerre d’Algérie » d’Yves Courrière. J’ai été particulièrement impressionné par les livres de Pierre Laffont, descendant du fondateur de l’Écho d’Oran, qui m'a paru l'un des plus équilibrés sur la question ; il faut dire que je lisais en parallèle « Barricades pour un drapeau », qui est tout sauf neutre. Je me suis aussi beaucoup documenté sur l’histoire du rock et de la musique psychédélique, et j'ai lu une sacrée quantité de livres et d'articles sur le LSD, notamment les mémoires de Tim Leary ou « Acid Dreams » (« LSD &amp; CIA » en français), écrit sur la base de documents déclassifiés de l'agence de renseignement en question. L’effet de l’acide est diffèrent pour chaque individu, c'est un fait acquis, mais ce qui m'intéressait surtout c'était son impact, celui de la Gloire, donc, sur la société. Norman Spinrad dit que les drogues, psychédéliques ou non, ont écrit une bonne partie de l’Histoire des USA et du monde des cinquante dernières années. Je crois que c’est vrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ton uchronie est multiple, avec des points de divergences d’importance variable. As-tu voulu renouveler ou étendre le genre ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans « Rêves de Gloire » la fiction spéculative part du chaos. L’Histoire est un système chaotique. Lors d'un débat, Spinrad a décrit ici même « Rêves de Gloire » comme une uchronie du troisième type, j'aime bien l'expression. Le choix de la narration plurielle m'a permis de développer une uchronie politique, musicale, et géopolitique. En fait, j'ai vraiment commencé à rédiger le roman lorsque j'ai eu l'idée de sa structure, soit un an et demi avant sa parution. Prenons l'exemple des soviétiques qui arrêtent de financer le Tiers-Monde pour consacrer l'argent à aller sur Mars avant les USA. Beaucoup de changements découlent de ce choix, même si je n'ai pas insisté là-dessus dans le texte. Ainsi, dans le monde du roman, ce sont plutôt les démocrates qui ont gagné à la suite du processus de décolonisation, coupant l'herbe sous le pied aux fondamentalismes religieux ; il n'y a pas eu de FIS en Algérie, ou alors juste sous la forme d'un groupuscule extrémiste sans influence réelle. La synthèse que je viens de faire, tu ne la trouveras pas dans le texte, pas vraiment : tous les éléments y sont présents, mais dispersés, éclatés en bribes d'informations — parfois organisées en synthèses partielles. C'est flagrant avec une autre divergence importante : l'expédition de Suez et la réaction de l'URSS à l'insurrection de Budapest. Je dis bien une divergence car les deux événements sont liés, cette fois. C'est parce que le monde entier a les yeux rivés sur ce qui se passe en Égypte que, chez nous, Khroutchev peut envoyer les chars en Hongrie ; dans le roman, c'est parce que le monde entier a les yeux rivés sur ce qui se passe en Hongrie que Nasser ne parvient pas à récupéer le canal de Suez. Après, on peut ergoter, dire que la bataille d'Alger, qui commence en janvier 1957, n'aurait peut-être pas eu lieu, ou qu'elle aurait été différente, ou encore qu'il n'y aurait pas eu de 13 mai 1958, ou à une autre date… Oui, bien sûr. Voilà ce qui se serait passé dans une uchronie causale… disons classique. Seulement, j'ai pris le parti de ne pas trop détailler des effets directs évidents des divergences, préférant m'attacher à leurs conséquences à long terme, comme dans ce cas l'existence d'un courant de rock égyptien fertile et abundant, totalement absent de notre monde. &lt;br /&gt;Cela dit, je pense que le 13 mais 58 aurait bel et bien eu lieu même si l’expédition de Suez avait réussi (&lt;span style="font-style:italic;"&gt;l’Histoire compte donc des attracteurs étranges ndlr&lt;/span&gt;).&lt;br /&gt;Sinon, je dois avouer que je me suis aussi beaucoup amusé à mettre des hippies et des punks dans la casbah. Je crois qu’il y a une continuité entre le mouvement psychédélique et le punk, entre 1966 et 1977. Un sous-genre du garage rock US des années 60 (baptisé  a posteriori  « 60's punk »), l'acid punk, fait le lien entre les rêveries mystiques et colorées des hippies et le nihilisme des punks des origines. Ce que je veux dire, c'est que le garage psychédélique donne naissance aux précurseurs du punk, comme les Stooges ou le MC5. Et, plus tard, un morceau comme « I had too much to dream last night » des Electric Prunes a été repris par des musiciens liés au mouvement punk, comme Wayne County ou Stiv Bators. Là où beaucoup de gens voient une rupture, ou carrément un abîme, j'ai plutôt tendance à distinguer une certaine continuité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;As-tu de nouveaux projets pour ce monde que tu as inventé ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sors en février un recueil de nouvelles chez L’Atalante qui s’attachera à des personnages ou à des situations qui n'ont pas été développés dans le roman, mais qui auraient pu s'y trouver. Par exemple, aucun narrateur de « Rêves de Gloire » n'est un musicien, alors que la musique est centrale dans le roman ; dans « Le Train de la réalité », je donne donc la parole à un musicien que l'on voit très brièvement passer lors du concert de Biarritz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Comment le livre a-t-il été reçu hors du milieu de ceux qui ont des souvenirs familiaux de cette époque ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien. C’est l’émotion qui était difficile à doser dans le livre. Il en fallait assez mais sans tomber dans le pathos. Les réactions me suggèrent que je ne m'en suis pas trop mal tiré. Je voulais aussi casser l’image du « pied-noir » facho. D’abord tous les Français d'Algérie étaient loin d’être tous des colons (j'entends par là des propriétaires terriens) d'extrême-droite ; ensuite, même parmi ceux qui ont été proches de l’OAS, il y avait beaucoup de gens désespérés et terrifiés qui se sont tournés vers les dernières forces politiques qui se souciaient encore d'eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Comment as-tu construit la chronologie de ton récit ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le point obligé était la mort du Général. Là, tout changeait forcément (et en plus je pense que sa mort aurait fait plaisir à certains, rires). Il faut savoir que j’ai mis 15 ans à concevoir le livre. Au début je pensais décrire une Algérie qui resterait entièrement française, puis la voie de la partition, qui m'a été suggérée par Gérard Klein, m'a paru à la fois plus réaliste et plus dramatique. Dans le monde du roman, l’Algérois devient une enclave française dans une Algérie indépendante, puis prend lui-même son indépendance pacifiquement et installe un système qui relève à la fois de l'État-providence et de l'anarcho-capitalisme. Et ce micro-État qui a coupé les ponts avec l'ex-métropole conserve des liens forts avec une Algérie où ce sont les démocrates qui ont gagné.  Voilà la base, l'épine dorsale de la chronologie uchronique. Dans la réalité, dans notre réalité, le pays est tenu par le FLN, l’armée et l’État, qui sont, de fait, l'émanation d'une oligarchie qui a laissé se mettre en place, voire carrément mis en place elle-même un système de corruption à grande échelle. Mohamed Boudiaf, Hocine Aït Ahmed et d'autres chefs du FLN « historique », celui qui a combattu pour l'indépendance, ont été les grands perdants de l’Histoire. Or, contrairement à Ben Bella (qui, après le cessez-le-feu, entre en Algérie à la tête de l'ALN et prend le pouvoir par la force un peu plus tard) ou à Boumedienne (qui le destitue pour prendre sa place en 65) c’étaient des partisans de la démocratie. Boudiaf l’a prouvé en tentant de liquider la corruption quand on lui a demandé de revenir de son exil dans les années 90, et ça a entraîné son assassinat au bout de quelques mois à peine de présidence. La seule légitimité du pouvoir algérien se fonde sur la guerre d'indépendance. J'attends de voir ce qui va se passer lorsque l'oligarchie n'aura plus d'anciens combattants, vrais ou faux, à brandir devant la population. Pour l'instant, le désespoir de celle-ci se manifeste surtout sous forme de suicides, d'immolations par le feu. Comme si les gens retournaient contre eux-mêmes une violence qu'ils ne peuvent ou ne veulent pas exprimer contre le pouvoir en place et/ou le système de corruption généralisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je remercie RC Wagner pour ce long entretien, et je m'installe dans les starting-blocks pour attraper "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le train de la réalité&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Photo de Mélanie Fazi&lt;/span&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-4320965716806695744?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/4320965716806695744/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=4320965716806695744' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4320965716806695744'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4320965716806695744'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/roland-c-wagner-rocks-casbah.html' title='Roland C. Wagner rocks the casbah'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-4OMr4zej9EU/Ts-PCAK98UI/AAAAAAAAB20/lE7ysPRElP0/s72-c/RCWagner.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-4379893692377813280</id><published>2011-11-23T15:22:00.004+01:00</published><updated>2011-11-25T14:09:22.387+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Interview'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Norbert Merjagnan : Humanité et écriture</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-hiIpSFWUUl4/Ts0B6ST3A8I/AAAAAAAAB2I/uP0UPgaYxKo/s1600/MerjagnanTete.png"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 319px; height: 315px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-hiIpSFWUUl4/Ts0B6ST3A8I/AAAAAAAAB2I/uP0UPgaYxKo/s400/MerjagnanTete.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5678196806043239362" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Aux Utopiales j'ai eu la chance de converser longuement avec Norbert Merjagnan. Abordable et chaleureux, il a longuement discuté avec les personnes présentes, dans le cadre formel des interviews, mais aussi informellement au Bar de Madame Spock ou dans les travées du festival.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2008/04/une-belle-plume.html"&gt;Les Tours de Samarante&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/04/le-dormeur-doit-se-reveiller.html"&gt;Treis, altitude Zéro&lt;/a&gt; (nominé Prix des blogueurs Planète-SF 2011), il travaille sur le troisième volet de sa trilogie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait déjà répondu &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/04/norbert-merjagnan-skalde-et-hyper.html"&gt;aux questions de Quoi de Neuf&lt;/a&gt;... et dans l'entretien qui suit il parle très ouvertement de sa conviction dans une humanité plurielle, de la recherche scientifique, et de son processus d'écriture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Toutes les histoires que j’écris sont vraies ». C’est par ces mots, dignes de Boris Vian, que Norbert Merjagnan commence à répondre à notre interview.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le futur décrit dans ses deux romans est-il le nôtre ou un futur parallèle possible ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis convaincu que nous vivons une évolution majeure de la société et de l’Humanité, semblable à celle que connut le XVIème siècle. Les progrès de la génétique, de la cybernétique, et de la robotique sont tels que l’Homme augmenté est maintenant une certitude. Cette évolution sera tirée par les moteurs habituels de l’innovation : la demande militaire et la demande de produits de luxe. Il y aura un marché pour l’augmentation de l’Homme donc il y aura innovation. La question à se poser est : « Comment évolueront les paradigmes culturels face à ces changements techniques ? ». Mais aussi : « Y aura-t-il une seule Humanité ou plusieurs ? ». La paléontologie nous apprend qu’il y a eu plusieurs hominidés différents qui se sont succédés, peut-être croisés, voire ont éventuellement échangé des gènes par reproduction sexuée. En dépit de ce fait, la doxa méta-culturelle affirme l’unité et l'unicité de l'espèce humaines. Un seul humain à l'image d'un seul dieu, peu importe lequel du moment qu'il est l'Unique.  De mon point de vue, en tant qu’individu singulier, je ne peux pas croire que j’appartiens à la même humanité que celle qui compte en son sein des hommes capables de faire des guerres dans lesquelles on assassine des enfants. Certains actes, le viol par exemple, me semblent physiquement impossibles, même en tenant compte de l’imprégnation culturelle. Il y a des limites indépassables pour moi, ma nature l’empêche, ça m’est étranger. Je pense qu'il s'agit d'une question de tempérament, de nature, car le facteur clé est la sensibilité, la perméabilité à la souffrance d'autrui. J'y vois un signe qu’il n’y a pas ou plus d’unité de l'espèce humaine. Dans le même ordre d’idée, se pose la question des athlètes handicapés qu’on ne sait pas ou plus où classer. De plus, il est évident que le sport utilisera rapidement des améliorations cybernétiques, ou génétiques (il utilise déjà des améliorations chimiques ;-). La notion de compétition sportive implique l’existence d’un Homme « générique » dans son essentialité, condition sine qua non de la comparaison juste des performances. Comment ce milieu traitera-t-il les divergences biologiques ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Comment écris-tu ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis en recherche, même si j’ai quelques certitudes. Ce sont les images qui permettent de comprendre. Ma recherche se nourrit de visions. Quand j’écris, je sais quand une scène n’est pas vraie. Il faut alors que j’abandonne cette tentative et que je cherche la « vraie » scène. Pour le troisième tome des Tours, je cherche encore des éléments de l’histoire mais récemment quelque chose d’important, un nœud du récit, s’est débloqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Comment es-tu passé à l’écriture ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai essayé le plus possible de vivre en paix avec mes doutes et mes questions, depuis tout enfant. J’ai tenté de construire une vie combinant un doute supportable et l’absence soutenable de questionnement. Ça n’a pas fonctionné. A un moment j’ai compris que je devais chercher. Il m’a fallu décider et changer.&lt;br /&gt;Ecrire ne me rend pas heureux, mais c’est ce qui est le plus proche de quelque chose qui pourrait me rendre heureux. J’ai une dizaine de romans en tête. Beaucoup d’auteurs cherchent une histoire pour assouvir leur besoin d’écrire, moi je n’ai pas besoin d’écrire mais les histoires sont là, elles veulent sortir. Je serai heureux le jour où je n'aurai plus d’histoire : elles seront toutes sorties.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;D’où penses-tu que viennent tes histoires ? Du tréfonds de toi par le biais d’une psychanalyse littéraire ou d’un monde platonicien des idées ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, pas de la psychanalyse. Je m'y suis intéressé, beaucoup, puis je m’en suis détourné. Il n’en sortait aucune réponse. La psy, c’est les médecins de Molière des siècles à venir, la camisole chimique mais la connaissance sur le fonctionnement du cerveau est trop faible. Je dirais plutôt d’un monde des idées, par l’intermédiaire de brèches, d’ouvertures, de clefs. Je trouve l’idée de brèche très vivante. La brèche ouvre un monde, un lieu. Mes idées viennent de la recherche des clefs de la compréhension (comme chez Peters et Schuiten, par exemple). La brèche s’ouvre quand se rencontrent un lieu, un moment, une personne. Cela génère une émotion qui bouleverse l’agencement des idées, la vision des choses, et fait apparaître autre chose : une altérité. Mais les idées peuvent aussi bloquer ou du moins freiner. Aujourd’hui des chercheurs en physique théorique remettent en cause l’idée du Big Bang, en l’incluant dans un Tout plus vaste qui le précède et le suit. Un temps linéaire est trop heureusement lié à l’expérience humaine, naissance, vie, mort. Je me bats contre les méta-systèmes car ils sont bloquants. Quand je bloque sur une représentation qui me déplait je lis beaucoup pour me renseigner et comprendre la logique de la chose. J’aime assez la vision asiatique d’un Univers en respiration entre contraction et expansion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Que penses-tu des volontés de géoengineering liées au réchauffement climatique telles que décrites dans le SuperFreakonomics de Dubner et Levitt par exemple (le monde des Tours ayant souffert des « armes climatiques »)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis pour tout expérimenter. Mais je ne peux m’empêcher d’être méfiant. Si l’expérimentation tombe dans les mains de groupes qui voudront en tirer un profit rapide, il y a le risque d’aller trop vite et de ne pas tenir compte des risques globaux. Le chercheur est passionnant, l’exploiteur de la science est quelquefois débectant. Le plus intéressant dans l’Homme c’est sa curiosité et son goût de la découverte. La vraie question est celle du choix, de faire ou de ne pas faire, mais pas avant d’avoir cherché. J’aimerais qu’on puisse chercher beaucoup plus. De toute façon, s’il y a une chance de rentabilité, ou d’exploitation militaire, ça se fera tôt ou tard. Il vaudra mieux alors qu’on y ait travaillé, réfléchi, et qu’on ait discuté de ce qu’on voulait en faire. « La seule façon d’être protégé, c’est de connaître ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quittons Norbert Merjagnan avec la certitude que nous le recroiserons, dans ses livres ou en vrai, je ne sais ce qui est mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Photo de Christophe Schlonsok&lt;/span&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-4379893692377813280?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/4379893692377813280/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=4379893692377813280' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4379893692377813280'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4379893692377813280'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/norbert-merjagnan-humanite-et-ecriture.html' title='Norbert Merjagnan : Humanité et écriture'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-hiIpSFWUUl4/Ts0B6ST3A8I/AAAAAAAAB2I/uP0UPgaYxKo/s72-c/MerjagnanTete.png' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-7263808161782265466</id><published>2011-11-21T20:27:00.004+01:00</published><updated>2011-11-21T20:43:49.214+01:00</updated><title type='text'>Farewell El JC</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-EZ57aXsMt_s/TsqmdKWOZPI/AAAAAAAAB18/9Y2LTUpDnGA/s1600/ELJC.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 150px; height: 150px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-EZ57aXsMt_s/TsqmdKWOZPI/AAAAAAAAB18/9Y2LTUpDnGA/s400/ELJC.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5677533300177921266" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;El JC c'était typiquement le bon blogopote. Jamais rencontré irl mais il passait chez moi et je passais chez lui. Nous commentions l'un chez l'autre, et nos discussions étaient toujours courtoises et intéressantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a tenu le blog Quadrant Alpha, sûrement le plus encombré de widgets de tout mon blogroll car il s'intéressait à énormément de choses, participait à énormément de challenges, et qu'il voulait que toutes ces choses apparaissent. Plus tard, il a lancé &lt;a href="http://mesailleurs.com/"&gt;MesAilleurs&lt;/a&gt; où il a continué de faire partager ses passions, lecture, science, essentiellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux ans, il avait organisé pour Noël un concours de lettres au Père Noël. Et, chose rarissime, les gagnants potentiels pouvaient choisir leur prix en le demandant dans leur lettre. J'en garde un Océanique, qui restera un souvenir proche de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain, j'ai vraiment les boules en écrivant ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Farewell, buddy. Cya later.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-7263808161782265466?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/7263808161782265466/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=7263808161782265466' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/7263808161782265466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/7263808161782265466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/farewell-el-jc.html' title='Farewell El JC'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-EZ57aXsMt_s/TsqmdKWOZPI/AAAAAAAAB18/9Y2LTUpDnGA/s72-c/ELJC.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-3130325307611262468</id><published>2011-11-21T07:25:00.003+01:00</published><updated>2011-11-21T07:31:59.455+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BLUFFANT'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantastique'/><title type='text'>The City and The City</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-QS9JCVbSW0Q/TsnvBdEfpcI/AAAAAAAAB1w/gKGIJj4X2sk/s1600/TheCityandTheCityVF.png"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 123px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-QS9JCVbSW0Q/TsnvBdEfpcI/AAAAAAAAB1w/gKGIJj4X2sk/s200/TheCityandTheCityVF.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5677331613539608002" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;The City and The City&lt;/span&gt;", le roman le plus bluffant de China Miéville, est sorti en français. Il était &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2009/07/lu-et-approuve.html"&gt;signalé&lt;/a&gt; par votre délicieux serviteur en VO et &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2009/05/ne-pas-voir-ne-pas-entendre.html"&gt;chroniqué&lt;/a&gt; par Tiberix.&lt;br /&gt;Must-read.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;The City and The City, China Miéville&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-3130325307611262468?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/3130325307611262468/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=3130325307611262468' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3130325307611262468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3130325307611262468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/city-and-city.html' title='The City and The City'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-QS9JCVbSW0Q/TsnvBdEfpcI/AAAAAAAAB1w/gKGIJj4X2sk/s72-c/TheCityandTheCityVF.png' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-4416382229646039616</id><published>2011-11-19T12:17:00.003+01:00</published><updated>2011-11-19T12:36:12.877+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sapience'/><title type='text'>Pimp my economics !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-oTOlJLjYGgk/TseQbucl4wI/AAAAAAAAB1g/iZVP8Zjf6go/s1600/Superfreakonomics.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 132px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-oTOlJLjYGgk/TseQbucl4wI/AAAAAAAAB1g/iZVP8Zjf6go/s200/Superfreakonomics.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5676664661322621698" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Deuxième volume de la série &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2007/05/lconomie-pour-les-comiques.html"&gt;Freakonomics&lt;/a&gt; de Dubner et Levitt.&lt;br /&gt;Dubner et Levitt reprennent leur baton de pèlerin pour donner le goût de la méthode économique au grand public. Ils appliquent donc une méthodologie parfaitement valide pour étudier les sujets les plus triviaux. Ca me fait rire, mais c'est aussi une belle démonstration de la démarche scientifique en général et économique en particulier (les auteurs donnent d'ailleurs en annexe l'intégralité des références des études qu'ils citent, afin qu'on puisse s'y reporter si on le souhaite).&lt;br /&gt;Il n'y a qu'à lire la couverture pour avoir quelques idées sur ce qu'on trouvera à l'intérieur. Je liste ci-dessous les titres des chapitres afin que chacun puisse saliver d'envie et se ruer sur cet ouvrage drôle, instructif, et qui devrait (croisons les doigts) faire naitre des vocations de scientifiques voire d'économistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;En quoi les prostituées ressemblent-elles aux Père Noël des grands magasins ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi les kamikazes devraient-ils acheter une assurance-vie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incroyables histoires sur l'apathie et l'altruisme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une réparation simple et bon marché&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est ce qu'Al Gore et le Mont Pinatubo ont en commun ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les singes sont aussi des hommes (où nous verrons que des singes à qui on appris la monnaie ont inventé seul la prostitution)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SuperFreakonomics, Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-4416382229646039616?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/4416382229646039616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=4416382229646039616' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4416382229646039616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4416382229646039616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/pimp-my-economics.html' title='Pimp my economics !'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-oTOlJLjYGgk/TseQbucl4wI/AAAAAAAAB1g/iZVP8Zjf6go/s72-c/Superfreakonomics.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-8832374474178672316</id><published>2011-11-18T16:18:00.004+01:00</published><updated>2011-11-18T17:45:38.767+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><title type='text'>Sale bolchevik</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-ObrxGcdoQ7M/TsZ3VMNtqVI/AAAAAAAAB1U/M1fMyBEgS3w/s1600/Tintin.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 142px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-ObrxGcdoQ7M/TsZ3VMNtqVI/AAAAAAAAB1U/M1fMyBEgS3w/s200/Tintin.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5676355586286790994" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;S'il y a une certitude que j'ai, c'est que je n'aime pas l'art engagé, même pas le 8ème. Aujourd'hui, je tape volontiers, et souvent, sur "l'art" militant de gauche ou d'extrême gauche (le pire pour moi étant les &lt;a href="http://imageshack.us/photo/my-images/405/banquier.jpg/"&gt;gros banquiers à cigare&lt;/a&gt; et haut de forme qu'on trouve dans la caricature moderne comme au meilleur d'Oliver Twist), car il ne se passe rien à droite dans ce domaine. Ca n'a pas toujours été le cas. En 1930, Hergé produisait une oeuvre violemment antisoviétique, "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tintin au Pays des Soviets&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;Du point de vue de ce qui deviendra le personnage mythique du reporter belge, "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tintin au Pays des Soviets&lt;/span&gt;", l'ouvrage est intéressant. Tintin y a déjà ses caractéristiques futures. Il est plus futé que ses adversaires, ce qui fait qu'il les bat toujours, il a une chance insolente, qui lui permet de se sortir des situations les plus périlleuses, il aide les enfants menacés, dans une scène qui annonce son rapport avec &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Lotus_bleu"&gt;Tchang&lt;/a&gt;, il est aidé par Milou, qui est incontestablement le plus intelligent des chiens.&lt;br /&gt;En ce qui concerne les éléments réels "dénoncés" par Hergé dans son album, la plupart de ceux-ci ont été avérés par la suite (et ils étaient déjà plus ou moins connus à l'époque de ceux qui avaient envie de connaître, voir le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Retour_de_l%27U.R.S.S."&gt;Retour de l'URSS&lt;/a&gt; d'André Gide). Le GPU était vraiment une pieuvre remettant en cause par sa seule existence la théorie marxiste du dépérissement de l'Etat, la démocratie populaire n'était qu'une vue de l'esprit, les koulaks ont vraiment été les victimes de la première période soviétique, la production (et surtout la productivité par tête) était vraiment &lt;a href="http://imageshack.us/photo/my-images/214/pibparteteurss.png/"&gt;bien inférieure&lt;/a&gt; à ce qu'annonçait les chiffres officiels, la propagande soviétique était intense et les actions extérieures nombreuses, il y eut vraiment des &lt;a href="http://www.amazon.fr/pays-lavenir-radieux-Fran%C3%A7ois-Hourmant/dp/2700723147/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1321631267&amp;sr=8-1"&gt;voyages d'intellectuels éberlués&lt;/a&gt; ramenant des panégyriques de leur périple .&lt;br /&gt;Mais l'outrance d'Hergé, le langage ordurier qu'il emploie, le manichéisme dont il fait preuve, et la désincarnation d'une URSS qui ne sert que de cadre à une dénonciation politique rendent son message inaudible tant il est ridicule. Dans une scène on voit des usines de carton pâte présentées à des communistes anglais qui s'en émerveillent stupidement. Hergé ne se rend pas compte que l'URSS qu'il présente au lecteur est aussi de carton pâte, déconnectée de toute réalité concrète.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tintin au Pays des Soviets, Hergé&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-8832374474178672316?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/8832374474178672316/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=8832374474178672316' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8832374474178672316'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8832374474178672316'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/sale-bolchevik.html' title='Sale bolchevik'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-ObrxGcdoQ7M/TsZ3VMNtqVI/AAAAAAAAB1U/M1fMyBEgS3w/s72-c/Tintin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-8626910059328087700</id><published>2011-11-17T07:53:00.002+01:00</published><updated>2011-11-17T08:31:29.909+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantastique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SF'/><title type='text'>Angle Mort 5</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-zdSbJ9jHzbs/TsSvfiT6-_I/AAAAAAAAB1I/BB2P1a7HnPQ/s1600/Agratti.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 124px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-zdSbJ9jHzbs/TsSvfiT6-_I/AAAAAAAAB1I/BB2P1a7HnPQ/s200/Agratti.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5675854386714835954" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Angle Mort n°5 est disponible &lt;a href="http://www.angle-mort.fr/issues/no-5/"&gt;sur le site du webzine&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Je crois que le meilleur, encore une fois, c'est l'édito. D'une grande intelligence, il est passionnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le punisseur&lt;/span&gt;", de Jean-Marc Agratti, est un très beau texte, mêlant passé, présent, futur, dans une ambiance oscillant entre "&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Roi_des_aulnes_(roman)"&gt;Le Roi des aulnes&lt;/a&gt;" et le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Splatterpunk"&gt;splatterpunk&lt;/a&gt;. Manque une vraie tension narrative dans ce texte qui, du fait de sa brièveté évoque plus le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kin%C3%A9toscope"&gt;kinétoscope&lt;/a&gt; que le cinéma. Je suis convaincu qu'il fait mieux dans les nouvelles qu'ils rassemblent en recueil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Porté disparu&lt;/span&gt;" de &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/08/paresseux.html"&gt;Lauren Beukes&lt;/a&gt; est un efficace texte de science-fiction militaire qui pêche néanmoins par la transparence symbolique de ce qu'il veut dénoncer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;L’IA qui écrivait des romans d’amour&lt;/span&gt;", d'Olivier Paquet est un texte indigeste à force d'être démonstratif. Sur le thème de l'IA qui ne veut pas mourir, j'ai déjà lu bien plus émouvant, en particulier le &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/08/trop-demonstratif.html"&gt;Epoch&lt;/a&gt; de Cory Doctorow, sur l'IA tout court il y a le &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/08/cute-baibies.html"&gt;Chiang&lt;/a&gt; ou le &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2008/02/ayant-sagement-laiss-la-jouissance-du.html"&gt;Egan&lt;/a&gt;. Bon, on ne peut pas toujours être original. Mais la lourdeur redondante de la démonstration m'a tuer (!) et m'a donné les plus grandes inquiétudes sur l'opinion que Monsieur Paquet se fait de mon intelligence. Parler des commanditaires du labo de recherche dans lequel vit l'IA et de leurs objectifs économiques, de la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;bottom line&lt;/span&gt; du compte de résultat, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ad nauseam&lt;/span&gt;, est pénible au point de m'avoir rappelé le théatre d'intervention des années 70.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Treize vues des bas-fonds&lt;/span&gt;", de William Gibson. Plaisir d'éditeur d'avoir un inédit de Gibson. Mais l'intérêt de cet inventaire à la Prévert en forme d'expo photo m'a un peu échappé. Je suis peut-être aussi con que les deux auteurs au-dessus ont l'air de le penser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On achète Angle-Mort (c'est un ordre), et on l'achète pour l'édito et l'Agratti.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-8626910059328087700?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/8626910059328087700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=8626910059328087700' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8626910059328087700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8626910059328087700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/angle-mort-5.html' title='Angle Mort 5'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-zdSbJ9jHzbs/TsSvfiT6-_I/AAAAAAAAB1I/BB2P1a7HnPQ/s72-c/Agratti.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-3124609510373877703</id><published>2011-11-16T14:26:00.006+01:00</published><updated>2011-11-16T14:31:15.111+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SF'/><title type='text'>Le fleuve des dieux</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-2XaD3ekr9e8/TsO6NUZoCnI/AAAAAAAAB08/3avdJ8hYo2E/s1600/Le%2Bfleuve%2Bdes%2BDieux.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 130px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-2XaD3ekr9e8/TsO6NUZoCnI/AAAAAAAAB08/3avdJ8hYo2E/s200/Le%2Bfleuve%2Bdes%2BDieux.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5675584693394213490" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En août 2010 est sorti en français "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le fleuve des dieux&lt;/span&gt;", qui était chroniqué en &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2010/04/bollypunk.html"&gt;avril de la même année en VO&lt;/a&gt;. Enjoy !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le fleuve des dieux, Ian McDonald&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-3124609510373877703?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/3124609510373877703/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=3124609510373877703' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3124609510373877703'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3124609510373877703'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/le-fleuve-des-dieux.html' title='Le fleuve des dieux'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-2XaD3ekr9e8/TsO6NUZoCnI/AAAAAAAAB08/3avdJ8hYo2E/s72-c/Le%2Bfleuve%2Bdes%2BDieux.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-3779790012191122776</id><published>2011-11-14T18:08:00.018+01:00</published><updated>2011-11-14T21:23:15.017+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Utopiales 2011</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-YnaozfSeo2E/TsFiGXGsNmI/AAAAAAAABx8/Chrhse4VvRk/s1600/IMG_0169.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 239px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-YnaozfSeo2E/TsFiGXGsNmI/AAAAAAAABx8/Chrhse4VvRk/s320/IMG_0169.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674924866884351586" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Grand cru que ces Utopiales 2011 consacrées à l'Histoire, sous toutes ses multiples coutures. Du 9 au 13 novembre, ce que le monde de l'Imaginaire compte de meilleur, non seulement en France mais aussi dans le monde, était réuni à Nantes pour parler d'Histoire, d'uchronie, de révision, entre autres, mais aussi converser, admirer, participer, dédicacer et faire dédicacer, sans oublier de manger et boire. Lecteurs, auteurs, éditeurs, scientifiques, blogueurs, mais aussi joueurs, concepteurs de jeux, cinéastes, graphistes, cosplay, pour ce qui est la grande foire de l'Imaginaire en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ce qui suit ne sera pas un compte-rendu exhaustif des Utopiales, mais plutôt le carnet de voyage d'un would-be gonzo reporter.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour un blogueur de l'Imaginaire, les Utos c'est quelque chose entre la caverne d'Ali Baba et Disneyworld. On va y croiser Pierre Bordage, Raphaël Granier de Cassagnac, Justine Niogret, Ian McDonald, Lionel Davoust, Roland C. Wagner, Glen Cook, Ugo Bellagamba, Sylvie Denis, Mélanie Fazi, entre autres. Mais aussi Charlotte Volper, Clément Bourgoin, Gilles Dumay, Jérome Vincent, toujours entre autres. Mais encore Jarmo Puskala et Pekka Ollula, venus de leur lointaine Hyperborée présenter leur démentiel Iron Sky, et d'autres cinéastes encore, à ne plus savoir où donner de la tête. Et enfin, il y a bien sûr le Traqueur Stellaire et Nessie, Lhisbei et Monsieur, Tigger Lilly, Endéa, Anudar, Lorhkan et Madame, De la Mettrie, et j'en oublie, sans compter tous les visiteurs venus simplement s'émerveiller devant les trésors dont déborde le Centre des Congrès de Nantes, caravansérail des mondes parallèles pendant quatre jours. Tout ce monde se frotte et s'entrelime, comme le préconisait Montaigne, jusqu'à atteindre une masse critique de plaisir, de découvertes, de rencontres, à laquelle il est difficile de s'arracher quand les lumières s'éteignent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-YNcMrsuAo0s/TsFmaIW_0eI/AAAAAAAABzQ/4T1nC45jfnA/s1600/IMG_0142.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 274px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-YNcMrsuAo0s/TsFmaIW_0eI/AAAAAAAABzQ/4T1nC45jfnA/s320/IMG_0142.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674929604570108386" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impossible de ne pas parler de l'excitation ressentie en interviewant Ian McDonald, Norbert Merjagnan, ou Roland C. Wagner. Je donnerai sous peu des compte-rendus de ces trois passionnants (et trop brefs) entretiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-4NmODPaK8Mc/TsFlwUhxBrI/AAAAAAAABy4/tM1VSG2-1eA/s1600/Ian%2BMcDonald.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 138px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-4NmODPaK8Mc/TsFlwUhxBrI/AAAAAAAABy4/tM1VSG2-1eA/s200/Ian%2BMcDonald.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674928886281995954" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-ot8Ruvp6pJY/TsFl4PPSWII/AAAAAAAABzE/JvIVPL1beRI/s1600/Norbert%2BMerjagnan.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 125px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-ot8Ruvp6pJY/TsFl4PPSWII/AAAAAAAABzE/JvIVPL1beRI/s200/Norbert%2BMerjagnan.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674929022301264002" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-s5aYWikua2s/TsFltY64zaI/AAAAAAAABys/q20_QfJacGw/s1600/RCWagner.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 132px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-s5aYWikua2s/TsFltY64zaI/AAAAAAAABys/q20_QfJacGw/s200/RCWagner.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674928835921497506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impossible d'oublier la bière prise avec RC Wagner (faute d'anisette) en parlant de Martin Birch et de punk yougoslave, ou les longues discussions avec Norbert Merjagnan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-B6KcoWrInFk/TsFuEW44dEI/AAAAAAAAB0k/IWSKSZpLly8/s1600/biere-nourrissante.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 234px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-B6KcoWrInFk/TsFuEW44dEI/AAAAAAAAB0k/IWSKSZpLly8/s320/biere-nourrissante.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674938026606228546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impossible de ne pas exprimer la joie à rencontrer enfin Charlotte Volper &lt;span style="font-style:italic;"&gt;irl&lt;/span&gt;, et Charlotte Bousquet par procuration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-iLLNRdIdvvA/TsFq56NK4RI/AAAAAAAAB0A/mbpMzcsgAPU/s1600/Charlotte%2BVolper.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-iLLNRdIdvvA/TsFq56NK4RI/AAAAAAAAB0A/mbpMzcsgAPU/s200/Charlotte%2BVolper.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674934548573118738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impossible de passer sous silence le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;surge&lt;/span&gt; d'adrénaline amené par le workshop &lt;a href="http://ironsky.net/"&gt;Iron Sky&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-Zvs72At1pAI/TsFoE37ML_I/AAAAAAAABzc/dWYs-tUIp_I/s1600/IMG_0176.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 150px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-Zvs72At1pAI/TsFoE37ML_I/AAAAAAAABzc/dWYs-tUIp_I/s200/IMG_0176.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674931438404513778" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais aussi les discussions avec les créateurs du jeu Wastelands, les bières avec les uns ou les autres, la déambulation dans l'immense librairie provisoire en regrettant de ne pouvoir tout emporter, les signatures sur les livres, les conversations sur tout et rien, parfois sur l'Histoire, les conférences de qualité (même si j'ai trop papillonné pour en voir beaucoup).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-udDjAmV1RPg/TsFoYFGAt5I/AAAAAAAABzo/_hSXSJ0NaYo/s1600/IMG_0159.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 239px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-udDjAmV1RPg/TsFoYFGAt5I/AAAAAAAABzo/_hSXSJ0NaYo/s320/IMG_0159.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674931768357074834" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-gDiHkYKcIww/TsFrUc_kEjI/AAAAAAAAB0M/vLRRuwujHiU/s1600/IMG_8489.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-gDiHkYKcIww/TsFrUc_kEjI/AAAAAAAAB0M/vLRRuwujHiU/s320/IMG_8489.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674935004587889202" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y eut le grand moment de la première édition du &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/cleer-prix-des-blogueurs-planete-sf_14.html"&gt;Prix des Blogueurs&lt;/a&gt;. Créé comme un défi à notre capacité d'organisation, il a couronné un livre de grande qualité et deux auteurs qui ne le sont pas moins. Nous sommes contents d'avoir réussi à en venir à bout, mais content aussi de la joie qu'il a procuré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-6uXRSQK-eLY/TsFpwO9EeSI/AAAAAAAABz0/JJ5h2nXC9hc/s1600/IMG_8462.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-6uXRSQK-eLY/TsFpwO9EeSI/AAAAAAAABz0/JJ5h2nXC9hc/s320/IMG_8462.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674933282832415010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait aussi la superbe exposition Grordbort, accompagnée par son créateur Greg Broadmore qui a signé son ouvrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/--Sw5E6UyR-M/TsFs_4ujMlI/AAAAAAAAB0Y/KoWGW_e7g5E/s1600/Grordbort.jpeg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 239px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/--Sw5E6UyR-M/TsFs_4ujMlI/AAAAAAAAB0Y/KoWGW_e7g5E/s320/Grordbort.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674936850278724178" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y eut tous les prix :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;En littérature :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prix Utopiales Européen : &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/reves-de-gloire-grand-prix-aux.html"&gt;Rêves de Gloire&lt;/a&gt;, de Roland C. Wagner&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prix Utopiales Européen Jeunesse : Terrienne, de Jean-Claude Mourlevat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prix Julia Verlanger : Planète à louer, de Yoss&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pour le cinéma :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grand Prix du Jury : Eva, de Kike Maillo&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mention spéciale : Extraterrestre, de Nacho Villagondo&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prix SYFY du Public : Endhiran - Robot, the movie, de S.Shankar&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prix du Jury courts métrages : Blinky TM, de Ruari Robinson&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prix du Public courts métrages : Le monstre de Nix, de Rosto&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, le Prix de la Meilleure Bande dessinée de Science-Fiction 2011 : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Château de sable, de Frederik Peeters et Pierre-Oscar Levy&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, un grand et bon moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les photos d'illustration ont été prises par Christophe Schlonsok et Mélanie Fazi (mais pas ensemble). Merci à eux.&lt;/span&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/11/14/22669771.html"&gt;Le CR de Lhisbei&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2011/11/utopiales-2011-debriefing/"&gt;Le CR du Traqueur Stellaire&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/2011/11/utopiales-2011-debriefing.html"&gt;Le CR d'Anudar&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-3779790012191122776?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/3779790012191122776/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=3779790012191122776' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3779790012191122776'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3779790012191122776'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/utopiales-2011.html' title='Utopiales 2011'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-YnaozfSeo2E/TsFiGXGsNmI/AAAAAAAABx8/Chrhse4VvRk/s72-c/IMG_0169.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-7381677627965078836</id><published>2011-11-14T08:05:00.003+01:00</published><updated>2011-11-14T08:12:25.222+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Rêves de Gloire, grand prix aux Utopiales</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-3LnNtYbo6Vs/TsC967NT7aI/AAAAAAAABxw/zLeNQVoDbWw/s1600/WagnerPrixUtos.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-3LnNtYbo6Vs/TsC967NT7aI/AAAAAAAABxw/zLeNQVoDbWw/s320/WagnerPrixUtos.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674744350510411170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Roland C. Wagner a remporté samedi soir le Prix Européen des Pays de Loire pour son monumental chef d'oeuvre &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/vers-lorient-complique-je-volais-avec.html"&gt;Rêves de Gloire&lt;/a&gt;, par ailleurs nominé Prix des blogueurs Planète-SF.&lt;br /&gt;Félicitations à l'auteur (qui, contrairement à certaines allégations, savait que Martin Birch avait produit Iron Maiden ;-) pour ce qui est la seule tentative, à ma connaissance, de rendre la complexe intrication, ou l'inextricable complexité, de la Guerre d'Algérie (les "Evènements") par la fiction. Essai transformé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-7381677627965078836?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/7381677627965078836/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=7381677627965078836' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/7381677627965078836'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/7381677627965078836'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/reves-de-gloire-grand-prix-aux.html' title='Rêves de Gloire, grand prix aux Utopiales'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-3LnNtYbo6Vs/TsC967NT7aI/AAAAAAAABxw/zLeNQVoDbWw/s72-c/WagnerPrixUtos.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-7905444135724882472</id><published>2011-11-14T07:23:00.007+01:00</published><updated>2011-11-14T21:31:34.348+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>CLEER, prix des blogueurs Planète-SF 2011 (2)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-MRxUbpeK50I/TsC6cPiZmgI/AAAAAAAABxM/LIIVAtfFa4U/s1600/IMG_8350.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 214px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-MRxUbpeK50I/TsC6cPiZmgI/AAAAAAAABxM/LIIVAtfFa4U/s320/IMG_8350.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674740524856744450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Un post plus digne de ce nom, largement inspiré de &lt;a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/11/12/22659015.html"&gt;celui de Lhisbei&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce samedi 12 novembre, aux &lt;a href="http://www.utopiales.org/"&gt;Utopiales&lt;/a&gt;, et plus précisément au bar de Mme Spock, à 11h30 et devant une audience qui nous a surpris, s’est tenu la remise du Prix 2011 des blogueurs de &lt;a href="http://planete-sf.org/"&gt;Planète SF&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Courant octobre le jury, composé de &lt;a href="http://rsfblog.canalblog.com/"&gt;Lhisbei&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/"&gt;Anudar&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://efelle.canalblog.com/"&gt;Efelle&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://lespeuplesdusoleil.hautetfort.com/"&gt;Férocias&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.traqueur-stellaire.net/"&gt;Guillaume&lt;/a&gt;,et Gromovar, avec le soutien moral de &lt;a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/"&gt;Tigger Lilly&lt;/a&gt; (et de ses bisounours radioactifs) s’est virtuellement réuni (on est blogueur ou on l'est pas, on n'allait pas aller chez Drouant quand même et risquer de croiser Maurice Druon) pour délibérer et choisir son lauréat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etaient nominés :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2010/11/un-livre-iso-9001.html"&gt;CLEER, une fantasy corporate, L.L. Kloetzer (Denoël Lunes d'Encre)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;mais aussi &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2010/10/cleer.html"&gt;CLEER, une fantasy corporate, L.L. Kloetzer (Denoël Lunes d'Encre)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/02/hasta-la-victoria-sempre-ou-pas.html"&gt;Planète à louer, Yoss (Mnémos)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/vers-lorient-complique-je-volais-avec.html"&gt;Rêves de Gloire, RC Wagner (L'Atalante)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/04/le-dormeur-doit-se-reveiller.html"&gt;Treis, altitude zéro, Norbert Merjagnan (Denoël Lunes d'Encre)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Choisir le lauréat n’a pas été une mince affaire et les débats furent animés. Des quatre romans nominés, tous méritaient le prix mais CLEER a su séduire le jury par son concept innovant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le trophée, un objet contondant permettant d’imaginer nombre de scénarii sanglants dignes du plus haletant épisode de Colombo, a été remis aux lauréats Laure et Laurent Kloetzer en présence de leur éditeur, Gilles Dumay, directeur de la collection Lunes d’Encre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-WFlkAU-obTU/TsC6t8wO-rI/AAAAAAAABxY/H-mxaLP-qjg/s1600/IMG_8462.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-WFlkAU-obTU/TsC6t8wO-rI/AAAAAAAABxY/H-mxaLP-qjg/s320/IMG_8462.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674740829052140210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etaient présents, pour Planète SF, Guillaume et Gromovar, co-présidents du Prix, Anudar et Lhisbei, jurés (Efelle et Férocias étant pris par d'autres obligations), ainsi que Tigger Lilly (mais sans ses bisounours radioactifs).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les membres du jury et les blogueurs présents remercient chaleureusement &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Laure et Laurent Kloetzer&lt;/span&gt;, Norbert Merjagnan, Gilles Dumay et Roland C. Wagner pour le temps qu’ils leur ont consacré (sans le compter) à l’occasion de cette cérémonie ou lors d’autres moments du festival (y compris au bar).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je remercie personnellement Roland C. Wagner et Norbert Merjagnan pour les interviews (sans oublier Ian McDonald).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je remercie personnellement Charlotte Volper, Charlotte Bousquet, et Elvire de Cock, qui sauront pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous pour l’édition 2012 sur Planète SF (avec cette fois, une estrade et un porte-voix ;-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-YVcGMeUWW_o/TsF6jk2dzTI/AAAAAAAAB0w/hlwLS9tdzzU/s1600/IMG_8480.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-YVcGMeUWW_o/TsF6jk2dzTI/AAAAAAAAB0w/hlwLS9tdzzU/s320/IMG_8480.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674951757069667634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Toutes les photos sont de Christophe Schlonsok&lt;/span&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-7905444135724882472?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/7905444135724882472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=7905444135724882472' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/7905444135724882472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/7905444135724882472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/cleer-prix-des-blogueurs-planete-sf_14.html' title='CLEER, prix des blogueurs Planète-SF 2011 (2)'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-MRxUbpeK50I/TsC6cPiZmgI/AAAAAAAABxM/LIIVAtfFa4U/s72-c/IMG_8350.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-3780994928573632270</id><published>2011-11-13T08:46:00.002+01:00</published><updated>2011-11-13T08:50:32.928+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>CLEER, Prix des blogueurs Planète-SF 2011</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-em2P7K9q8OQ/Tr92tvx6zFI/AAAAAAAABxA/ZJAnR2SGArk/s1600/kloetzer.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 212px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-em2P7K9q8OQ/Tr92tvx6zFI/AAAAAAAABxA/ZJAnR2SGArk/s320/kloetzer.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5674384583802145874" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;CLEER une fantasy corporate, de L.L. Kloetzer est le premier lauréat du Prix des blogueurs Planète-SF.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/11/12/22659015.html"&gt;Un bien meilleur billet se trouve chez Lhisbei.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et un compte-rendu plus détaillé sera fait ici sous très peu (à l'échelle des temps géologiques).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-3780994928573632270?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/3780994928573632270/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=3780994928573632270' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3780994928573632270'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3780994928573632270'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/cleer-prix-des-blogueurs-planete-sf.html' title='CLEER, Prix des blogueurs Planète-SF 2011'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-em2P7K9q8OQ/Tr92tvx6zFI/AAAAAAAABxA/ZJAnR2SGArk/s72-c/kloetzer.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-398386354747731675</id><published>2011-11-09T20:06:00.005+01:00</published><updated>2011-11-09T20:18:11.493+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dispensable'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Bliss</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-rkrK7Ha5urA/TrrPYn3UamI/AAAAAAAABvs/DbjOhl5iamQ/s1600/affiche-utopiales-2011.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 138px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-rkrK7Ha5urA/TrrPYn3UamI/AAAAAAAABvs/DbjOhl5iamQ/s200/affiche-utopiales-2011.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5673074702551378530" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Utopiales vendredi et samedi. Rendez-vous à la plus grande convention Imaginaire de France.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-rKQftDoDfog/TrrPPUafm7I/AAAAAAAABvg/0r6ShkRbyfo/s1600/nos-annees-strange.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 178px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-rKQftDoDfog/TrrPPUafm7I/AAAAAAAABvg/0r6ShkRbyfo/s200/nos-annees-strange.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5673074542711380914" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Reçu un merveilleux cadeau, Nos Années Strange, de Sébastien Carletti et Jean-Marc Lainé. Chronique après les Utos (peut pas être au four et au moulin).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-ARTOEJSvU0s/TrrPdhjFBDI/AAAAAAAABv4/rcKRkS7PGL8/s1600/Superfreakonomics.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 132px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-ARTOEJSvU0s/TrrPdhjFBDI/AAAAAAAABv4/rcKRkS7PGL8/s200/Superfreakonomics.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5673074786755216434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;J'aurais du terminer et chroniquer Superfreakonomics, de Dubner et Levitt, mais j'ai pas eu le temps. Chronique à suivre aussi (décidément ! Je devrais sous-traiter à un blogueur chinois).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-G5vWK-SZ3BU/TrrRjO_kuhI/AAAAAAAABwE/UTgfEproMdQ/s1600/The-dervish-house.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 130px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-G5vWK-SZ3BU/TrrRjO_kuhI/AAAAAAAABwE/UTgfEproMdQ/s200/The-dervish-house.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5673077083876932114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Je vais commencer The Dervish House, de Ian McDonald, dans le TGV.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Fin de 3615 MyLife&lt;/span&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-398386354747731675?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/398386354747731675/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=398386354747731675' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/398386354747731675'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/398386354747731675'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/bliss.html' title='Bliss'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-rkrK7Ha5urA/TrrPYn3UamI/AAAAAAAABvs/DbjOhl5iamQ/s72-c/affiche-utopiales-2011.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-5758651881469853563</id><published>2011-11-06T23:48:00.004+01:00</published><updated>2011-11-19T11:09:11.619+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SF'/><title type='text'>Mais je t'aime Manon</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-4fgABABvw04/TrcO7O-WixI/AAAAAAAABvU/8U8erckGLDg/s1600/le-porteur-d_eau.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 133px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-4fgABABvw04/TrcO7O-WixI/AAAAAAAABvU/8U8erckGLDg/s200/le-porteur-d_eau.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5672018666491120402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dans le magistral "The Collapse of Complex Societies", Joseph A. Tainter décrit l'effondrement comme "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;la perte rapide et significative d'un niveau établi de complexité sociopolitique&lt;/span&gt;". L'effondrement se caractérise, si je résume, par moins de différenciation sociale, moins de division du travail, moins de contrôle centralisé, moins de contrôle social, moins d'investissement dans le "superflu" (art, littérature, etc...), moins de circulation d'informations, moins d'allocation des ressources, moins de coordination, le tout sur un plus petit territoire. C'est, de ce fait, un processus éminemment politique, même s'il peut avoir des répercussions dans d'autres domaines, économiques, sociétaux, artistiques, par exemple.&lt;br /&gt;Dans cette optique, "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le porteur d'eau&lt;/span&gt;" de Jean-Marc Ligny est une superbe nouvelle sur une société effondrée, à cause principalement du réchauffement climatique.&lt;br /&gt;L'auteur décrit, en maints détails réalistes, un paysage asséché et une civilisation en voie de disparition : villages isolés, no man's land, bandes de maraudeurs, enclave encore "civilisée" ; chacun tente de survivre, par tous les moyens même les moins ragoûtants. Ligny décrit l'agonie, la sauvage anarchie, l'ordre dictatorial et illégitime. Il place dans son monde une belle histoire de courage et d'abnégation, cruelle comme on peut penser que le serait le monde dans lequel elle se déroule. On lui pardonnera le choix un peu puéril de nommer l'enclave Davos, tant la nouvelle est réussie, et transporte littéralement le lecteur dans un monde effrayant qui sera peut-être le nôtre.&lt;br /&gt;On peut télécharger gratuitement (mais on peut aussi contribuer financièrement) "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le porteur d'eau&lt;/span&gt;" sur &lt;a href="http://www.belial.fr/jean-marc-ligny/le-porteur-d-eau"&gt;le site du Bélial&lt;/a&gt;. Et c'est encore plus agréable à lire si on a un reader.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le porteur d'eau, Jean-Marc Ligny&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lu dans le cadre du &lt;a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/12/challenge-fins-du-monde.html"&gt;Challenge Fins du Monde&lt;/a&gt; de Tigger Lilly&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-pBLetcgYde4/TZb1VOWc4PI/AAAAAAAABUk/gX6TRCBmtMg/s1600/Fin%2Bdu%2Bmonde.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 129px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-pBLetcgYde4/TZb1VOWc4PI/AAAAAAAABUk/gX6TRCBmtMg/s200/Fin%2Bdu%2Bmonde.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5590925732405371122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-5758651881469853563?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/5758651881469853563/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=5758651881469853563' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/5758651881469853563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/5758651881469853563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/mais-je-taime-manon.html' title='Mais je t&apos;aime Manon'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-4fgABABvw04/TrcO7O-WixI/AAAAAAAABvU/8U8erckGLDg/s72-c/le-porteur-d_eau.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-7194599329457641354</id><published>2011-11-05T09:10:00.003+01:00</published><updated>2011-11-05T09:35:36.931+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Interview'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Charlotte Bousquet : la fille de Mnémosyne</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-wGqcI3tnSpo/TrTwk5XdHsI/AAAAAAAABvI/7ntJwBsDEso/s1600/Charlotte_Bousquet_argemmios.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 214px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-wGqcI3tnSpo/TrTwk5XdHsI/AAAAAAAABvI/7ntJwBsDEso/s320/Charlotte_Bousquet_argemmios.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5671422347431452354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlotte Bousquet écrit de la fantasy pour adultes (sans sous-entendu), et de nombreux ouvrages Jeunesse de qualité (dixit mon fils). Arachnae, Cytheriae (prix Elbakin 2010 et prix Imaginales 2011), Princesse des os, entre autres, elle garnit avec régularité les étals des libraires. Elle vient tout juste de sortir Nuit Tatouée (dont on peut télécharger un extrait &lt;a href="http://www.editionsarchipel.com/sites/default/files/internet_bousquet_nuit_tatouee.indd_.pdf"&gt;ici&lt;/a&gt;), son dernier roman YA.&lt;br /&gt;Elle nous reçoit aujourd’hui pour discuter de l’&lt;a href="http://archipeldesnuminees.blogspot.com/"&gt;Archipel des Numinées&lt;/a&gt;, avant la sortie de &lt;a href="http://www.charlottebousquet.com/Maricia-Teaser.swf"&gt;Matricia&lt;/a&gt;, le troisième roman consacré à ce lieu fantastique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Bonjour Charlotte et merci pour cet entretien. Comment t’es venue l’idée du l’archipel des Numinées ? Et d’où vient ce nom ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans mon premier univers de fantasy, Amarantha, j’avais créé un archipel, les Incantiades, avec la vague intention de l’utiliser un jour.  Je suis passée à autre chose, mais l’idée est restée.  En écrivant Arachnae, je l’ai reprise et développée. Pourquoi ? Parce que l’aspect cités-Etats induit par la vie insulaire  permettait de créer des microcosmes indépendants tout en gardant un même fond. Parce que, du Nord au Sud, cela me donnait la possibilité de développer différentes cultures, différents modes de vie, apparentés et proches par certains côtés, mais très dissemblables en réalité.  Numinées ? Le nom a pour origine  le latin numen,  qui se rapporte aux présages, à l’influence des dieux… mais aussi la mer des Nuées, sur la lune. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La carte de l’Archipel existe, paraît-il. Tu confirmes ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui ! Et pour preuve : &lt;a href="http://archipeldesnuminees.blogspot.com/2011/10/une-jolie-carte-de-larchipel.html"&gt;Voir ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le cadre de l’Archipel évoque clairement Venise (ville que tu visites aussi dans Noire lagune ). Peux-tu nous expliquer ce choix ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Venise, la Sérénissime,  est une source inépuisable de rêves et d’images, qui sont autant de reflets de nos désirs, craintes et fantasmes. Venise, plus que d’autres villes peut-être, est une Idée avant d’être une réalité. Une Idée qui devient chair et pierre. &lt;br /&gt;Lorsque les Vénitiens voulurent accueillir Henri III, juste après la désastreuse perte de Chypre, ils choisirent une femme pour les représenter. Et pas n’importe laquelle : la courtisane Veronica Franco, poétesse, politicienne et libre… Une merveilleuse incarnation de leur République, non ?  &lt;br /&gt;Bref… Comme tu peux le constater, je suis profondément attachée à Venise et j’espère répondre en cela à ta question. Petite précision toutefois :  l’Archipel s’inspire plus de  la Renaissance italienne en général que de la Sérénissime.  Arachnae se rapproche d’une cité « terrestre : rues tortueuses, passages couverts,  dédale à la romaine. Lysania, la capitale de Matricia évoque Florence et Messina, un mélange entre Naples et Le Caire. Seule Cribella où se déroule  Cytheriae, avec ses palais en ruines et ses canaux malodorants, est une sorte de Venise imaginaire et décadente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ton style s’apparente à la dark fantasy (tu ne répugnes pas, notamment, au sexe et au sang). Acceptes-tu cette étiquette ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme j’écris également du polar, du fantastique, de la dystopie, des textes pour les très jeunes et de la poésie, cela m’est un peu égal.  Et puis, une  étiquette en vaut bien une autre, non ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tes villes, organisées (je dirais même administrées), brillantes, sordides, et mortelles, sont habitées, entre autres, par des créatures surnaturelles. Elles m’ont fait penser à des villes de jeux de rôles. Comment les crées-tu ? Y a-il quelque chose en elles de ton expérience de rôliste ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arachnae, plus que les deux autres sans doute, porte en elle des traces de la Vodacce du jeu de rôles &lt;a href="http://s7ememer.free.fr/"&gt;Les Secrets de la Septième mer&lt;/a&gt;… elle-même inspirée de la Renaissance italienne. Mais je n’ai pas souvenir qu’il y ait dans ces lieux « rôlistiques » plus de créatures surnaturelles  qu’en des cités comme Ankh-Mopork, Wieldstadt, Abyme, etc. L’avantage des villes imaginaires, c’est qu’on peut les peupler de légendes urbaines devenues réelles, de créatures chimériques. Dans l’Archipel des Numinées, celles-ci sont avant tout apparentées à la mythologie gréco-romaine (stryges, larves, lamia), mais on trouve également des goules (arabes) et quelques inventions aquatiques (les leugeïa de  Cribella). Comment je construis ces villes ? D’abord à partir d’un nom (d’araignée), ensuite je dessine un plan plus ou moins détaillé – il l’était pour Arachnae qui est un personnage à part entière, il l’était beaucoup moins pour Cytheriae et simplement esquissé pour Matricia, mais il s’agit plus d’un outil de travail pour moi que de quelque chose de vraiment abouti.  Ensuite, je leur donne « corps ». Là effectivement, je crois que le jeu de rôles a son importance : je pense une fois encore  aux Secrets de la Septième mer, univers pour lequel mon époux et moi-même écrivons des suppléments (non-officiels, téléchargeables en PDF, etc.) décrivant différentes cités. Cela m’a certainement permis d’acquérir des mécanismes immersifs que j’utilise dans l’écriture. Pour Cytheriae,  par exemple, roman avant tout structuré à l’échelle d’un quartier, je me suis efforcée de donner corps au quotidien des gens, qui vont aller déjeuner de crostini et de bouillon au bar du coin, discuter des derniers ragots avec l’artisan du bout de la rue et connaissent assez l’apothicaire du vieux marché pour lui demander des conseils d’ordre « privé ». C’est ce qui fait, en tant que Maître de Jeu, qu’on arrive à rendre vivant un lieu pour des personnages, d’abord en leur faisant découvrir, puis en les y englobant. Mais en même temps, je me dis que s’y j’ouvre un guide touristique pas trop mal fichu, c’est un peu pareil… Le dernier élément, pour construire mes villes (histoire de revenir au cœur du sujet), n’a en revanche plus rien à voir avec le jeu de rôles, puisqu’il s’agit de leur donner, sinon une âme (à part Arachnae), du moins un trait de caractère…  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ton imaginaire me parait assez clairement grec. Une conséquence de ta formation ? A ce propos, comment est-on reçu par un jury de thèse quand on vient soutenir « les mondes imaginaires et le déplacement du réel : un questionnement de l'être humain » ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grec, romain, égyptien… Avant ma formation universitaire, il y a eu simplement l’éducation, le fait que mes parents m’aient fait découvrir Homère aussi bien que les frères Grimm ; et puis les légendes égyptiennes, les contes issus du folklore français ou africain  garnissaient ma bibliothèque d’enfant. Je crois que dans mes romans, du moins mes récits de fantasy, j’utilise un peu tout cela. &lt;br /&gt;Quant à ma thèse, ce fut une autre affaire… Partant du principe que l’homme pose la question « Qui suis-je ? » en étant confronté  à la mort (mort de l’autre qui me renvoie à ma propre finitude),  je me suis efforcée de montrer qu’il n’y a pas de réponse universelle, pas de certitude – « ceci est », mais des devenirs, des singularités qui se rencontrent, se croisent, créent à chaque fois des possibles. Me fondant sur Winnicott, j’ai expliqué que les  mondes imaginaires, aire intermédiaire d’expérience, permettaient de faire coïncider deux réalités singulières, deux altérités toujours monstrueuses l’une pour l’autre au premier regard… D’où la présence d’auteurs comme Mary Shelley, Stephen King ou Anne Rice dans mon corpus. Mon jury de thèse ? Deux bons, une brute, un truand. Une mention très honorable à la majorité (la brute en question a été le seul à s’opposer à la mention… et l’a regretté un an plus tard, faut pas chercher). Pas si mal !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tes personnages principaux, même les combattants, sont des femmes. Est-ce une volonté militante, l’envie de casser les codes, ou décris-tu des femmes parce que tu les connais mieux ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j’ai commencé à lire de la fantasy, il y avait encore des codes sexistes, des héros virils en cotte de maille et des princesses soumises ou à soumettre – sans aucun second degré à l’exception de l’univers de Gor, mais je ne sais si c’est volontaire… - et l’alternative des Amazones libres ne me séduisait pas vraiment. Puis sont arrivées chez Pocket les Eddings, Lackey, etc.  J’ai commencé à respirer, brûlé mon corset… Tout naturellement, je me suis mis à écrire des histoires avec des héroïnes féminines.  Après, j’ai découvert qu’il y avait même des garçons tout à fait fréquentables (si si !), comme Nicolas Cluzeau ou Fabien Clavel, qui écrivaient aussi des récits dont les personnages principaux étaient des femmes… que les codes sexués ou sexistes ou les deux n’avaient plus autant d’importance que cela. Enfin, plus vraiment pour le moment. Plus trop.  Mais je continue à écrire des romans dont les figures dominantes sont des femmes, pas nécessairement héroïques d’ailleurs.  Parce que je me sens plus à l’aise avec elles. Parce que je ne suis pas certaine que je m’ennuierai pas avec un héros masculin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Dans le même ordre d’idées, la sexualité de plusieurs de tes personnages flirte avec la bisexualité. Là aussi, est-ce un choix militant ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non et oui. &lt;br /&gt;Non, parce que la sexualité est un choix et non une norme ; oui parce que la sexualité doit être un choix et non une norme. &lt;br /&gt;Ce n’est pas parce que nous vivons dans un monde  où l’homosexualité peut être encore punie d’emprisonnement ou de mort, où les viols correctifs sont à la mode, ce n’est pas parce que nous vivons dans un pays ou le mariage homosexuel n’est toujours pas accepté ni même l’adoption, où les transgenres sont considérés comme des malades, où des gamines se font tabasser parce qu’elles sortent ensemble, que mes univers de fantasy doivent être aussi réactionnaires, étroits d’esprits, injustes et bêtes. Dans l’Archipel des Numinées, les gens ont les amants qu’ils veulent. Garçon. Fille. Ou les deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Il n’y a pas vraiment d’amour heureux dans tes récits. Et dans la vie ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, ce n’est pas vrai ! À part dans l’Archipel des Numinées (et encore…), j’écris des histoires qui se terminent bien.  Pas toujours, mais quand même… Dans la vraie vie, tout va très bien, merci… Et de ton côté ? &lt;span style="font-style:italic;"&gt;(Gromovar n'aime personne et personne n'aime Gromovar, ndlr)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La mémoire, le remords, l’inconscient semblent très présents dans tes romans ainsi que dans ta brillante nouvelle « La stratégie de l’araignée ». Crois-tu qu’il y a une vérité agissante dans les souvenirs ? Puis-je être mon pire ennemi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’en suis même convaincue.  D’une certaine façon, nous nous constituons de souvenirs. Souvenirs qui nous sont propres, souvenirs que nos parents, grands-parents déposent en nous et qui tissent une sorte de toile psychique, avec ses fils conducteurs qui nous conditionnent (sans toutefois nous déterminer, nous priver de libre-arbitre et de « possibles »), et ses « trous noirs » (dont parle très bien le psychanalyste et physicien &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Loup_Verlet"&gt;Loup Verlet&lt;/a&gt;, dans Chimères et paradoxes) qui forment un indicible différent du refoulé. Le « matériau inconscient » peut agir pour nous comme une vérité, une loi immuable – même si celle-ci est erronée et nous empêche de vivre… jusqu’à ce que nous trouvions un moyen de la dépasser.  J’ai failli m’appuyer sur un exemple personnel, mais si tu veux bien, je vais plutôt puiser dans L’Archipel des Numinées. Dans Arachnae, Théo est orpheline de guerre, habituée à ne compter que sur elle seule, à se cacher et à ne se préoccuper que de sa propre survie. Elle repousse toutes celles qui tentent de s’approcher et  les fuit.  Si j’effectue des raccourcis : autrui = charge = danger ; danger = fuite = survie. Voilà une loi agissant comme une vérité pour elle ; répétant ce même schéma à l’infini, elle est incapable de le dépasser (du moins, au moment où s’achève Arachnae).  Nola, personnage principal de Cytheriae, paralysée par ses souvenirs, par ce qu’elle a subi, taillade son corps parce que c’est le seul moyen qu’elle a trouvé pour survivre, exprimer sa douleur et libérer sa psyché de l’étau qui la paralyse. Elle aussi vit dans la répétition des mêmes actes, mais à la différence de Théo, elle trouve une clef qui lui permet de « faire avec » ce traumatisme.  Dionisia, principal personnage de Matricia est, je m’en aperçoit en  répondant à tes questions, est la seule qui soit consciente de ces forces souterraines… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;J’ai trouvé le prince Alessio parfaitement machiavélien. Penses-tu qu’un politique doive l’être s’il veut agir, voire seulement survivre ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense qu’un politique doit d’abord agir pour le bien de ceux qu’ils gouverne avant de penser à son propre profit. Je pense qu’un politique doit avoir une vision à long terme pour son peuple, son pays et être capable de la mettre en œuvre, de la faire partager. Alessio est machiavélique, mais garde toujours ce pacte implicite en tête… Serait-ce ce qui fait de lui un être de fiction ? &lt;br /&gt;Aujourd’hui, on essaie de nous engluer dans une gangue molle ou au contraire ultralibérale,  en nous faisant croire que toute opinion tranchée (autre qu’à l’extrême-droite) est le fait d’hystériques ou de gentils idéalistes qui ont un peu trop fumé. Quand on regarde les dépêches dont nous assomment les média et qu’on ne prend pas la peine de se renseigner vraiment (au hasard, via Médiapart, par exemple), on a deux candidats et une mère fouettarde. On nous ressert quasi le même schéma et les mêmes arguments qu’en 2002  (la fameuse opération « il faut sauver le soldat Le Pen », avec délires sécuritaires et vote utile qui a permis la réélection de Chirac). Je ne suis pas « les Français »,  être auteur ne permet pas même avec la meilleure volonté du monde, de se tenir informé de tout et de fréquenter toutes les souches sociales.  Mais je me dis que les gens et même « ces gens-là » peuvent aussi en avoir assez d’être pris pour des imbéciles, de cette dictature de la médiocrité, de la peur de l’autre et vouloir faire bouger les choses. de trouver des clefs pour sortir de cette spirale répétitive ultralibérale. Pas nécessairement en votant pour la mère Fouettarde. Il y a eu le printemps arabe, il y a les indignés, l’Islande…Pourquoi pas un « mai français » ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La religion des Moires perd, dans la douleur, sa prééminence dans l’archipel. Vers quoi se dirige-t-on ? L’archipel est-il prêt pour le règne de la Raison ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, pour quoi faire ? &lt;br /&gt;Le culte  de la Triple Déesse perdurera, sous une forme un peu différente, mais elle ne disparaîtra  certainement pas. Je ne puis t’en dire plus sans dévoiler un pan de Matricia et de l’avenir non encore écrit de l’Archipel.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Drogues et bordels occupent une place importante dans les Numinées. Est-ce un hommage au XIXème siècle ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bordels d’Arachnae, tout à fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Misère, réfugiés, émeutes, insensibilité des puissants, doit-on lire, au contraire de ma question précédente, les romans de l’Archipel avec les lunettes du présent ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un n’empêche pas l’autre. Je crois qu’en tant qu’écrivain, en tant qu’artiste, on puise son inspiration dans tout ce qui s’imprime en nous. Il me serait difficile, d’autant plus que j’y suis très sensible, de ne pas évoquer  ces sujets. Je ne suis pas très douée pour les manifestations et le militantisme, alors écrire est une forme d’engagement – celui dont je me sens le plus capable en tout cas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Tu offres dans tes romans de nombreux poèmes et extraits de pièces ou de romans, certains lisibles sur le blog des Numinées. Voudrais-tu un jour regrouper tous ces fragments dans un « Traité de littérature des Numinées » ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi pas ? Il y a déjà, à la fin de Matricia, une annexe présentant les différents poètes de l’Archipel… J’ai pu essayer  différentes formes poétiques et esquisser  des traits de caractère de chacune des principautés.  Par exemple : à Arachnae, on écrit des sonnets et à Cytheriae des ballades, à Matricia des élégies et à Messina, des jeux musicaux. Cela  m’a permis également de clore cette première époque du cycle. &lt;br /&gt;  Pour en revenir à ta question, si cela se fait,  il y a plus de chances pour que cela soit une sorte de « bonus en ligne ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ton style écrit est riche et empreint de classicisme. Peux-tu nous dire quels sont les auteurs qui t’ont inspirée sur le plan stylistique ? Et plus globalement, qu’aimes-tu lire ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme dit plus haut,  je crois que j’absorbe ce que j’ai lu ou pu lire. Je n’ai pas d’inspiration précise – sauf pour la poésie parce que j’essaie de me « remettre » dans l’esprit d’une forme avant d’écrire – mais j’adapte plutôt mon style à l’histoire que je raconte. Je me vois mal user de ce même classicisme pour un thriller contemporain, par exemple ! En tant que lectrice, je suis de plus en plus éclectique. Mes lectures vont de la bit’lit à l’éthologie et la philosophie, en passant par la poésie, la littérature générale, les essais historiques et philosophiques, les « anciens », le théâtre et les romans de mes camarades de plume. Il est d’ailleurs assez intéressant de s’apercevoir à ce propos de la porosité des idées et des univers, des thématiques qui nous intéressent.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;J’aurais voulu poser encore beaucoup de questions. Mais il faut savoir être raisonnable. Je te remercie pour ta gentillesse et te salue chaleureusement. Peut-être une dernière ? Pourrais-tu nous dire deux mots sur l’intrigue de Matricia ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et  merci à toi pour cette interview !&lt;br /&gt;Pour répondre à ta dernière question : Arachnae racontait l’histoire d’une ville ; Cytheriae, celle d’un quartier. Matricia se concentre sur celle d’une famille, plus exactement de ses deux derniers descendants : Dionisia, que tu as découvert dans « La Stratégie de l’araignée » et son oncle Alino. Vengeances, trahisons, survie d’une principauté dévorée par une peste maléfique… Des trois, Matricia est sans conteste le plus sombre et le plus étouffant. Son écriture n’a pas été toujours paisible, mais je crois  que c’est, pour moi, le plus abouti.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-7194599329457641354?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/7194599329457641354/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=7194599329457641354' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/7194599329457641354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/7194599329457641354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/charlotte-bousquet-la-fille-de.html' title='Charlotte Bousquet : la fille de Mnémosyne'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-wGqcI3tnSpo/TrTwk5XdHsI/AAAAAAAABvI/7ntJwBsDEso/s72-c/Charlotte_Bousquet_argemmios.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-8325648967610826244</id><published>2011-11-04T18:48:00.003+01:00</published><updated>2011-11-04T18:57:00.441+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><title type='text'>Panache blanc</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-S3CWQ0fXKbE/TrQle1TY9YI/AAAAAAAABu8/NMcpGLBUVjw/s1600/R%25C3%25A9cits%2Bcruels%2Bet%2Bsanglants.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 124px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-S3CWQ0fXKbE/TrQle1TY9YI/AAAAAAAABu8/NMcpGLBUVjw/s200/R%25C3%25A9cits%2Bcruels%2Bet%2Bsanglants.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5671199042401006978" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’à présent, quand on voulait des informations détaillées sur les supplices appliqués en France aux condamnés, on devait lire &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Surveiller_et_punir"&gt;Surveiller et Punir&lt;/a&gt; de Foucault. Passionnant mais ardu. Maintenant, on peut lire "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Récits cruels et sanglants&lt;/span&gt;" de Jean d’Aillon, qui joint l’utile à l’agréable d’une manière qu’on peut qualifier de très graphique.&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Récits cruels et sanglants&lt;/span&gt;" rassemble trois longues nouvelles prenant place dans la France des guerres de Religion, autour de 1585. Henri III, « le roi bougre », est contesté de partout, Henri IV, déjà roi de Navarre, tente d’asseoir sa légitimité d’héritier réformé face aux manœuvres d’Henri de Guise et de ses Ligueurs catholiques. Comme dans l’Angleterre d’&lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/le-nombre-de-la-bete.html"&gt;Henri VIII&lt;/a&gt;, catholiques et protestants s’affrontent dans une lutte à mort pour la suprématie politique ; contrairement à ce qui se passe en Angleterre, les Guerres de Religion françaises sont de vraies et longues guerres avec batailles et faits d’armes. On sait comment l’histoire se terminera, avec la conversion d’Henri IV, son règne, mythifié par l’historiographie, puis son assassinat par François Ravaillac, après de nombreuses tentatives organisées par des ultras catholiques qui avaient trop lu Saint Thomas d’Aquin. On pourra d’ailleurs retourner à « Surveiller et Punir » pour savoir ce qu’il advint de Ravaillac, coupable du crime le plus atroce qui se puisse imaginer à l’époque.&lt;br /&gt;Dans "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Récits cruels et sanglants&lt;/span&gt;", Jean d’Aillon, après ses écrits médiévaux, décrit une période charnière où la Renaissance n’a pas encore mis le Moyen-Age sous l’éteignoir. On porte épée et mousquet, armure et fraise. On croise un escroc et un assassin dans la première histoire, un machiavélique faussaire dans la seconde, et un bandit de grand chemin qui s’en prend aux pèlerins de Compostelle dans la troisième. D’Aillon est toujours aussi précis et documenté dans ses descriptions. Sans oublier de fournir un whodunit au lecteur avide d’intrigue policière, il brosse en quelques pages l’état de l’industrie textile confrontée aux désordres de la guerre civile ainsi que la situation des marchés et foires médiévaux, ou il décrit le marché des &lt;a href="http://www.saint-jacques.info/compostela1976.html"&gt;attestations de pèlerinage&lt;/a&gt; et le métier de quéreur de pardons, entre autres. Il le fait de manière détaillée, sans craindre la crasse, le sang, la gangrène, et la cruauté, caractéristiques de l’époque.&lt;br /&gt;Après avoir guidé les lecteurs à travers le début du bas Moyen-Age dans ses trois romans sur &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/04/bloody-mummers.html"&gt;Guillem d’Ussel&lt;/a&gt;, l’auteur les emmène dans ce qui en est la fin, avec ce recueil et les trois romans (sur la guerre des trois Henri) qui y sont associés. Alliant toujours plaisir et apport culturel, "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Récits cruels et sanglants&lt;/span&gt;" ne peut que satisfaire l’amateur de policiers historiques.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Récits cruels et sanglants, Jean d'Aillon&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-8325648967610826244?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/8325648967610826244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=8325648967610826244' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8325648967610826244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8325648967610826244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/11/panache-blanc.html' title='Panache blanc'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-S3CWQ0fXKbE/TrQle1TY9YI/AAAAAAAABu8/NMcpGLBUVjw/s72-c/R%25C3%25A9cits%2Bcruels%2Bet%2Bsanglants.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-3924906505674136388</id><published>2011-10-31T17:10:00.004+01:00</published><updated>2011-10-31T17:23:25.484+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantasy'/><title type='text'>"Who fears Death " gagne le World Fantasy Award</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-IsJSk06_7Aw/Tq7IxsHH-rI/AAAAAAAABuY/57ykWOCtHL0/s1600/Who%2Bfears%2BDeath.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 133px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-IsJSk06_7Aw/Tq7IxsHH-rI/AAAAAAAABuY/57ykWOCtHL0/s200/Who%2Bfears%2BDeath.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5669689736886221490" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Who fears Death&lt;/span&gt;", &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/09/juju-fantasy.html"&gt;le très original ouvrage de fantasy de Nnedi Okorafor&lt;/a&gt; vient de gagner le World Fantasy Award 2011. L'annonce sur son propre blog &lt;a href="http://nnedi.blogspot.com/2011/10/who-fears-death-has-won-world-fantasy.html"&gt;est ici&lt;/a&gt;, et ça me fait vraiment plaisir pour elle, sur un plan humain (voir son post) au moins autant que littéraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Congrats Nnedi ! Waiting for the next one.&lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-3924906505674136388?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/3924906505674136388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=3924906505674136388' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3924906505674136388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/3924906505674136388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/who-fears-death-gagne-le-world-fantasy.html' title='&quot;Who fears Death &quot; gagne le World Fantasy Award'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-IsJSk06_7Aw/Tq7IxsHH-rI/AAAAAAAABuY/57ykWOCtHL0/s72-c/Who%2Bfears%2BDeath.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-2197332946513259660</id><published>2011-10-31T12:21:00.005+01:00</published><updated>2011-10-31T20:11:32.609+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantasy'/><title type='text'>Hé, ho hisse ! Hé, ho hisse !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-qcqya2Nv6AA/Tq6Exg0_z6I/AAAAAAAABuM/e3IbqgphJ1A/s1600/La%2Bloi%2Bdes%2Bmages.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 132px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-qcqya2Nv6AA/Tq6Exg0_z6I/AAAAAAAABuM/e3IbqgphJ1A/s200/La%2Bloi%2Bdes%2Bmages.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5669614967066709922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Soyons clair. Je ne connais presque rien à la littérature russe, même la plus classique. J’aurais donc eu le plus grand mal à décrypter l’hommage à la littérature russe que constitue "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;La loi des mages&lt;/span&gt;", si j’avais été assez fol pour m’y essayer. Je suis donc entré dans ce premier tome d’un long roman avec la candeur d’un béotien, en supposant qu’un roman écrit par une créature bicéphale dont l’une des têtes s’appelle Gromov ne saurait me décevoir.&lt;br /&gt;Seconde mise au point. Ayant fini le livre, je lis la 4ème de couv, qui m’inspire une pensée émue pour tous les malheureux adolescents férus de fantasy qui ont acheté "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;La loi des mages&lt;/span&gt;" en croyant qu’ils allaient lire les aventures de Gandalf et Saroumane poursuivis par un Nazgul, ou mieux, de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%89p%C3%A9e_de_v%C3%A9rit%C3%A9"&gt;Richard Rahl et Kahlan fuyant l’empereur Jagang&lt;/a&gt;. Mauvaise pioche, buddies.&lt;br /&gt;J’ai lu quelques romans russes dans ma vie, quand même, au maximum cinq. J’en ai tiré quelques lois générales sur la littérature russe (n’ayons peur de rien) qui s’appliquent me semble-t-il à cet ouvrage. D’une part, c’est une littérature dans laquelle la Nature est très présente. Pas celle des verts et/ou des bobos, mais une force primordiale fondamentalement hostile et étrangère. La forêt notamment, omniprésente, est le lieu de l’effroi (« la sauvagerie ») qu’elle n’est plus en Occident depuis la fin du Moyen-Age. Ensuite, c’est une littérature de la lenteur. Les territoires sont immenses et il faut longtemps pour les parcourir ; les Bateliers de la Volga se trainent péniblement vers un horizon qui n'est jamais plus proche. Je crois que ça donne une résistance à la durée que nous ne possédons pas ici, et que cette résistance est attendue du lecteur, avec des livres lents, à lire dans le Transsibérien. Enfin, tout y est plus décrit, plus imagé, plus théâtral, jusqu’aux dialogues comportant des oppositions langagières très marquées entre le peuple au parler rustique, bourru,  et sans aménité (rappelant un peu les Poilus de Barbusse dans &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Feu_(Henri_Barbusse)"&gt;Le feu&lt;/a&gt;), et la langue simplement correcte, mais qui paraît châtiée par comparaison, des aristocrates. Rien n’est dit simplement dans les romans russes que j’ai pu lire. J’ai toujours eu l’impression que la littérature russe était faite pour être déclamée. Prenez « La Route », de McCarthy, et vous aurez le contraire exact de l’idée que je me fais de la littérature russe.&lt;br /&gt;Dois-je dire aussi qu’on y boit plus que dans toutes les autres littératures réunies ?&lt;br /&gt;Concernant "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;La loi des mages&lt;/span&gt;", qu’en est-il spécifiquement ? Dans une Russie uchronique d’Ancien Régime, deux mages, ex bagnards et déportés (l’exil intérieur cher aux soviétiques) sont victimes d’une machination qui les emmènera à traverser le pays et à revoir leur allégeances. Ces mages sont des hommes et femmes aux pouvoirs surhumains, membres d’organisations criminelles structurées et très hiérarchisées qui quadrillent le pays (fantasme de mafia russe sur lequel je fais confiance aux auteurs). Ils sont « supervisés » par un service spécial de contrôle des mages, les « Barbares », tout aussi organisé et hiérarchisé. Les agents de ce service, résistants aux pouvoirs des mages, sont capables de les détecter, même après leur passage. L’organisation, qui m’a rappelé l’&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Okhrana"&gt;Okhrana&lt;/a&gt;, agence de renseignements mais aussi d’actions clandestines, a son propre agenda visant, semble-t-il, à régler le problème « mage » de manière définitive. La déportation de Drouts et Rachka, dans un village misérable, ne durera donc que peu de temps car des évènements plus grands qu’eux les rattrapent et les happent. Buts secrets, guerre des voleurs (?), volonté de survie, s’entremêlent pour former la trame du roman, autour des deux mages, de leurs deux disciples, et d’un étrange chef des « Barbares ». Autour de ces personnages principaux gravite la société russe : moujiks abrutis par l’alcool et la misère, femmes seules ou presque essayant de nourrir des tombereaux d’enfants, « prostituées » rurales motivées par la faim ou l'ennui, popes bien peu orthodoxes, bandits cruels, roms filous, employées de l’administration impériale, tatillons et bornés. Tout cela n’est guère reluisant. Et ce n’est guère mieux dans les villes, même si c’est plus policé. Dans ce monde, vivre comme un chien est la norme, et mourir de mort violente une occurrence pas si rare que ça.&lt;br /&gt;La narration de la première partie, à la deuxième personne, donne l’impression d’une inéluctabilité, d’évènements imposés de l’extérieur et simplement décrits, sans prise possible par ceux qui les subissent. Des phrases courtes, successives, souvent nominales, placent le lecteur dans une sorte de transe hypnotique due à l’effet de litanie amené par la scansion qu’impose le style. La transe fonctionne et entraine le lecteur le long d’une sorte de cadavre exquis où chaque phrase vaut plus par son harmonie avec son entourage immédiat que par son rôle, somme toute minime, dans l’intrigue générale. Et, étonnamment, ce qui aurait pu n’être qu’un exercice de style réussit à passionner car il y a un fil rouge, bien visible, qui tire le lecteur de page en page vers la fin, provisoire, de ce qui est malgré tout une histoire mystérieuse et intrigante. Dans la seconde partie, la première personne est plus présente, témoignant d’un retour aux affaires des personnages, même si c’est au travers de leurs disciples.&lt;br /&gt;Le monde de "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;La loi des mages&lt;/span&gt;" est dur, presque barbare dans sa cruauté. Les sentiments, souvent frustes, y sont exacerbés et les actes extrêmes. Il est gris, froid, et il n’y a que dans les fêtes, autour de l’alcool qui grise et de la nourriture habituellement trop rare, qu’on y trouve un peu de chaleur, fugace, car les fêtes finissent souvent mal, rappelant que le bonheur ne peut être que transitoire.&lt;br /&gt;A qui faire confiance ? A qui s’allier ? Que faire pour survivre et échapper à l’épée de Damoclès toujours présente de la corde ? Que veut l’administration ? Quel est le rôle de tous ces gens si interchangeables qu’ils ne sont souvent nommés que par leur titre, pompeux et ronflant au possible ? Voici quelques-uns des enjeux de ce premier tome, car, l’ai-je dit, il en faudra un second pour conclure et dénouer tous les fils de la machination dont sont victimes autant qu’acteurs les personnages du roman.&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;La loi des mages&lt;/span&gt;" se lit d’une traite dans un état second. Il est donc à déconseiller à toute personne qui ne saurait pas se mettre dans ce genre d’état. Mais quel plaisir pour les happy few.&lt;br /&gt;On notera la belle couverture de Christophe Dubois, entre Ostruce et Bilal, qui saisit parfaitement l’ambiance du roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;La loi des mages, t1, Henry Lion Oldie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;PS : Merci aux traducteurs pour cette découverte.&lt;br /&gt;PPS : Les connaisseurs de la littérature russe sont invités à corriger mes inepties en commentaires.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://citriq.net/9782354081218"&gt;&lt;img src="http://citriq.net/widget/5cz.png" alt="CITRIQ" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-2197332946513259660?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/2197332946513259660/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=2197332946513259660' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/2197332946513259660'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/2197332946513259660'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/he-ho-hisse-he-ho-hisse_31.html' title='Hé, ho hisse ! Hé, ho hisse !'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-qcqya2Nv6AA/Tq6Exg0_z6I/AAAAAAAABuM/e3IbqgphJ1A/s72-c/La%2Bloi%2Bdes%2Bmages.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-7978719933373847302</id><published>2011-10-30T04:51:00.000+01:00</published><updated>2011-10-30T04:51:14.144+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dispensable'/><title type='text'>Time and tide wait for no man</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;Quoique...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-50w6j4ijMaY/TqzI1lTYRWI/AAAAAAAABto/YZePa--ZA5o/s1600/DST%2Bfall%2Bback.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-50w6j4ijMaY/TqzI1lTYRWI/AAAAAAAABto/YZePa--ZA5o/s320/DST%2Bfall%2Bback.jpg" width="211" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: large;"&gt;Bien passés à l'heure d'hiver ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-7978719933373847302?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/7978719933373847302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=7978719933373847302' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/7978719933373847302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/7978719933373847302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/time-and-tide-wait-for-no-man.html' title='Time and tide wait for no man'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-50w6j4ijMaY/TqzI1lTYRWI/AAAAAAAABto/YZePa--ZA5o/s72-c/DST%2Bfall%2Bback.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-1609033457411356207</id><published>2011-10-28T06:44:00.004+02:00</published><updated>2011-10-28T07:13:06.495+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><title type='text'>Le nombre de la Bête</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-y_GS0-di0sI/TqozKotdV_I/AAAAAAAABtQ/IGqN7uosNPo/s1600/Proph%25C3%25A9tie.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 127px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-y_GS0-di0sI/TqozKotdV_I/AAAAAAAABtQ/IGqN7uosNPo/s200/Proph%25C3%25A9tie.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5668399338818983922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Prophétie&lt;/span&gt;" est le quatrième volume des enquêtes de Matthew Shardlake, avocat vivant dans le Londres d'Henry VIII. J'ai déjà écrit que j'aimais bien cette série &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2007/07/cromwell-cest-le-truc-en-irlande.html"&gt;dans ce billet&lt;/a&gt;, et &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2009/07/barbe-bleue.html"&gt;celui-là&lt;/a&gt;. Le polar historique anglais médiéval est un divertissement agréable et reposant entre deux ouvrages SFFF. C'est un espace-temps que je connais tellement que j'ai l'impression de lire du contemporain et que ça ne demande aucun effort de visualisation.&lt;br /&gt;Dans cette nouvelle installation, Sansom met en scène un sérial killer, ce qui est original dans un polar médiéval. Obsédé par l'&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Apocalypse"&gt;Apocalypse&lt;/a&gt;, il reproduit l'épisode des sept coupes. L'enquête pour le retrouver est longue et difficile, tant à l'époque il n'y a pas d'analyses ADN, d'interceptions téléphoniques, de bases de données administratives.&lt;br /&gt;Par delà le plaisir de l'énigme, je vois trois intérêts culturels à lire ce roman. D'une part, découvrir le monde sinistre des asiles d'aliénés, lieux de relégation pour riches malades mentaux, à travers la visite de Bedlam, le plus ancien au monde. D'autre part, plonger dans la terreur religieuse qui accompagna les valse-hésitations d'Henry VIII entre réforme et catholicisme, et voir comment les politiques utilisent la religion pour servir leurs intérêts diplomatiques et/ou militaires. Enfin, être témoin de la terreur religieuse ressentie par nombre de réformés qui s'interrogaient jusqu'à la folie sur l'état de leur &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9destination"&gt;Prédestination&lt;/a&gt;, angoisse métaphysique qui, rappelons-le, fut l'un des facteurs favorisants de l'apparition du capitalisme pour &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mergence_du_capitalisme_selon_Max_Weber"&gt;Max Weber&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Apprendre un peu en se distrayant beaucoup, le deal me parait honnête.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Prophétie, C. J. Sansom&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-1609033457411356207?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/1609033457411356207/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=1609033457411356207' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/1609033457411356207'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/1609033457411356207'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/le-nombre-de-la-bete.html' title='Le nombre de la Bête'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-y_GS0-di0sI/TqozKotdV_I/AAAAAAAABtQ/IGqN7uosNPo/s72-c/Proph%25C3%25A9tie.gif' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-6178447281124020450</id><published>2011-10-24T11:48:00.007+02:00</published><updated>2011-10-25T16:29:25.075+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BLUFFANT'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sapience'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Le côté obscur des Lumières</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-iI8Nx4VK4S0/TqU0dL3tAqI/AAAAAAAABtA/I9y4Zc653-k/s1600/Cimeti%25C3%25A8re%2Bde%2BPrague.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 137px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-iI8Nx4VK4S0/TqU0dL3tAqI/AAAAAAAABtA/I9y4Zc653-k/s200/Cimeti%25C3%25A8re%2Bde%2BPrague.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5666993382122914466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le cimetière de Prague&lt;/span&gt;" est le dernier roman d’Umberto Eco. Des années après « Le nom de la rose », Eco refait un grand numéro d’érudition qui éblouit autant qu’il informe. Cet homme m’impressionne.&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le cimetière de Prague&lt;/span&gt;", construit comme les feuilletons d’Eugène Sue auquel il est fait explicitement référence, promène le lecteur dans la face cachée du XIXème siècle. Dominé par les mythes conjoints du Progrès et de l’Unité, ce siècle frénétique est celui où le monde s’ouvre et devient grand. Période de bouleversements sans précédent, le siècle donne le tournis aux hommes comme aux sociétés, et génère les graines des désordres du XXème.&lt;br /&gt;Révolution industrielle, changements sociaux brutaux, apparition des « classes dangereuses », progression de l’athéisme et de l’anticléricalisme, révolution et contre-révolution, progrès scientifique rapide, positivisme et science des sociétés, perte d’influence de l’Eglise, nationalismes et unités nationales, printemps des peuples souvent réprimés dans le sang, sociétés secrètes, spiritisme, obsession du complot, encycliques variées allant de « &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Humanum_Genus"&gt;Humanum Genus&lt;/a&gt; » à « &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rerum_Novarum"&gt;Rerum Novarum&lt;/a&gt; » dans une tentative du Vatican de s’adapter aux temps en gardant pouvoir et influence. La camisole des Anciens Régimes a sauté, et les sociétés gigotent comme des épileptiques.&lt;br /&gt;Eco crée un personnage fictif, Simon Simonini, au centre de tous les complots et de toutes les conspirations de l’époque. En suivant ce triste sire, le lecteur voit se dérouler sous ses yeux toutes les aberrantes folies d’une époque qui a perdu son Nord et qui le cherche tous azimuts, comme un rat dans un labyrinthe. L’auto-analyse de Simonini, qui a rencontré Freud, est aussi celle d’une époque. Le faussaire Simonini aura donc à faire avec les &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Carbonari"&gt;carbonaris&lt;/a&gt;, les &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Garibaldi"&gt;garibaldiens&lt;/a&gt;, Napoléon III, Alexandre Dumas, les services secrets français, prussiens, russes, qui luttent autant entre eux que contre leur propre gouvernement et leur propre opinion publique (quoi qu’elle puisse être). Mais il fraiera aussi (ou aura à s'occuper) avec les maçons, les anti maçons, les antisémites, les jésuites, les socialistes, les communistes, les psychanalystes, les satanistes, les lucifériens, les illuminés de tous poils, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Drumont"&gt;Drumont&lt;/a&gt;, Zola, Esterhazy, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Taxil"&gt;Léo Taxil&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://gallica.bnf.fr/searchInPeriodique?spe=&amp;arkPress=cb328131278/date"&gt;Diana Vaughan&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_Barruel"&gt;l’abbé Barruel&lt;/a&gt;, etc… ; une horde de malades, de mystificateurs, de psychopathes à des degrés divers de pathologie qui conspirent, manipulent, emprisonnent, tuent, et préparent la solution finale, plus par jeu (des trônes) que par véritable conviction. Son chef d’œuvre est la création du « &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Protocoles_des_Sages_de_Sion"&gt;Protocole des Sages de Sion&lt;/a&gt; », faux grotesque que beaucoup considèrent encore comme authentique, notamment à l’extrême droite et en terre d’Islam, et auxquels Will Eisner a consacré un &lt;a href="http://blogs.mediapart.fr/blog/dianne/210709/will-eisner-le-complot"&gt;magnifique ouvrage&lt;/a&gt; dont je recommande la lecture.&lt;br /&gt;Le personnage créé par Eco est ahurissant de vérité. La haine qui dégouline de chacune de ses phrases et de ses pensées est purement stupéfiante (de ce point de vue, le début du livre où il énumère les défauts qu’il trouve à toutes les « races », y compris à ses propres compatriotes, est du grand art). D’autant plus quand l’Histoire nous dit que de tels personnages ont existé et existent encore aujourd’hui. Indifférents à toute humanité, mais surtout indifférents à la vérité, du moment que le mensonge ou l’affabulation servent leur but, ils inventent et véhiculent des théories délirantes qui ne sauraient résister à un examen attentif. Mais qui veut d’un examen attentif ? Ni les commanditaires de Simonini qui savent la plupart du temps qu’il leur fournit des faux, et dont la main droite ne sait souvent pas ce que fait la main gauche, ni le peuple qui veut de l’interdit, du croustillant, de l’inédit. Plus c’est gros, plus ça passe ; « aucun avion n’est tombé sur le Pentagone » ou alors « la CIA était d’accord avec les attentats, ça justifiait la guerre d’Irak faite pour récupérer du pétrole pour Exxon et donner des marchés au complexe militaro-industriel », etc… On ne croit que ce qu’on est disposé idéologiquement à croire. Dans « La culture du pauvre », &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Hoggart"&gt;Richard Hoggart&lt;/a&gt; montrait que la volonté, prégnante dans les classes populaires, de ne pas être dupe, pouvait virer à une disqualification à priori de toute vérité, du moment qu’elle venait « d’en haut ». Chacun le sait bien, « ils » nous mentent. La vérité est toujours ailleurs. Ce trait populaire est aujourd’hui, me semble-t-il, général. Chacun se gorge de sa propre intelligence en se posant comme quelqu’un à qui on ne la fait pas. Devant l’air entendu de ceux qui savent qu’ils ne savent rien mais jurent qu’il y a sûrement quelque chose à savoir, je pense souvent à cette réplique du Mitterrand des Guignols : « Imbéciles ».&lt;br /&gt;Dans un autre domaine, et dans « La psychologie de masse du fascisme », &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wilhelm_Reich"&gt;Reich&lt;/a&gt; affirmait, en substance, que l’Allemagne avait accepté le message nazi car la foule, mystique, aimait croire l’incroyable. C’est la thèse de l’auteur ici.  Reich posait aussi la répression sexuelle comme nécessaire à tout système répressif (1). Rien d’étonnant alors si Simonini, comme Drumont sont des impuissants pervers terrorisés par les femmes. Rien d’étonnant si le sexe conduit au dégout et au meurtre. Rien d’étonnant si la mystique (Eco n’en parle pas mais à l’époque on trouve aussi &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mesmer"&gt;Mesmer&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Camille_Flammarion"&gt;Flammarion&lt;/a&gt;, la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Golden_Dawn"&gt;Golden Dawn&lt;/a&gt;, les &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoinisme"&gt;Antoinistes&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Blavatsky"&gt;Blavatsky&lt;/a&gt;, j’en passe et des meilleures) est la forme privilégiée que prend l’hystérie de l’époque. Eco n’écrit-il pas d’ailleurs : « Une mystique est une hystérique qui a rencontré son confesseur avant son médecin. » ?&lt;br /&gt;Par une solide construction historique, un travail de documentation impressionnant, une mise en situation réussie, Eco invite le lecteur à un magistral cours d’Histoire. Il espère aussi lui montrer comment on construit le réel, et l’inciter à vérifier, s’assurer, confirmer que de nouvelles idées ne sont pas juste de vieilles idées recyclées et remises à l’ordre du jour. L’antisémitisme latent et endémique de l’Europe envers le « &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Peuple_d%C3%A9icide"&gt;peuple déicide&lt;/a&gt; » n’avait besoin que d’une mise en forme pour actualiser son potentiel. Les antisémites du XIXème, le Protocole, l’affaire Dreyfus, entre autres, ont fourni cette mise en forme avec les résultats qu’on sait.&lt;br /&gt;Une dernière remarque. Certains italiens ont accusé Umberto Eco de sympathie avec son personnage et d’antisémitisme. Combien de neurones le politiquement correct détruit-il chez un homme d’intelligence normale ? Je l’ignore, mais le nombre doit être colossal pour que de telles énormités puissent être proférées. A moins que ce ne soit une nouvelle manifestation du complot judéo maçonnique ;-)&lt;br /&gt;(1) On pourra voir avec profit mon mémoire "La régulation politique de la sexualité : étude de quelques modèles utopiques" ;-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le cimetière de Prague, Umberto Eco&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://hu-mu.blogspot.com/2011/05/le-cimetiere-de-prague.html"&gt;L'avis (éclairé) de Cédric Ferrand.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://citriq.net/9782246783893"&gt;&lt;img src="http://citriq.net/widget/57S.png" alt="CITRIQ" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-6178447281124020450?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/6178447281124020450/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=6178447281124020450' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/6178447281124020450'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/6178447281124020450'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/le-cote-obscur-des-lumieres.html' title='Le côté obscur des Lumières'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-iI8Nx4VK4S0/TqU0dL3tAqI/AAAAAAAABtA/I9y4Zc653-k/s72-c/Cimeti%25C3%25A8re%2Bde%2BPrague.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-486267152906591099</id><published>2011-10-22T16:05:00.002+02:00</published><updated>2011-10-22T16:25:20.638+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Succulent</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-7KlE5DHE1AY/TqLN3IA9PXI/AAAAAAAABs0/w1Vo8s4bQbQ/s1600/Flamb%25C3%25A9.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 136px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-7KlE5DHE1AY/TqLN3IA9PXI/AAAAAAAABs0/w1Vo8s4bQbQ/s200/Flamb%25C3%25A9.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5666317628113501554" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Flambé&lt;/span&gt;" est la quatrième installation de Chew, peut-être la meilleure série &lt;span style="font-style:italic;"&gt;comics&lt;/span&gt; en cours. Après le très bon &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2010/12/neault-sors-de-mon-corps-1.html"&gt;Just Desserts&lt;/a&gt;, "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Flambé&lt;/span&gt;" est au niveau.&lt;br /&gt;Chew est sûrement la série la plus déjantée du moment. Ici, nous voyons enfin comment l'épidémie de grippe aviaire, qui a conduit au &lt;span style="font-style:italic;"&gt;no poultry act&lt;/span&gt;, s'est développée. Mais on rencontre aussi dans ces pages des aliens, la zone 51, un ultra-obèse, un vampire (quand même), des terroristes, des bébés mutants, un poulet ninja, un dictateur nord-coréen, une secte, un chef tyrannique. Et le tout s'enchaine dans une logique implacable. C'est un feu d'artifice d'idées, sans la moindre censure. Layman n'a pas de surmoi ; ça jaillit comme d'un orgue de Staline.&lt;br /&gt;Les graphismes sont superbes et parfaitement adaptés au style du récit. Personnages à trogne, gore, ambiance sombre. Guillory, en geek assumé, truffe ses planches d'&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Easter Eggs&lt;/span&gt;, notamment liés à la pop culture, et c'est un véritable plaisir que de chercher tout ce qu'il cache au second plan. On referme l'album en se disant qu'on aimerait le connaitre personnellement.&lt;br /&gt;Si vous ne devez lire qu'un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;comic&lt;/span&gt;, que ce soit celui-ci.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Flambé, Chew t4, Layman, Guillory&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-486267152906591099?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/486267152906591099/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=486267152906591099' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/486267152906591099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/486267152906591099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/succulent.html' title='Succulent'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-7KlE5DHE1AY/TqLN3IA9PXI/AAAAAAAABs0/w1Vo8s4bQbQ/s72-c/Flamb%25C3%25A9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-1193357920119054812</id><published>2011-10-20T07:39:00.003+02:00</published><updated>2011-10-20T07:52:10.868+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><title type='text'>Toi zossi, économise 40 euros</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-nRFt-uDkces/Tp-0M2i_QoI/AAAAAAAABso/b4feP04b3vk/s1600/Voies%2Bdu%2Bseigneur.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 145px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-nRFt-uDkces/Tp-0M2i_QoI/AAAAAAAABso/b4feP04b3vk/s200/Voies%2Bdu%2Bseigneur.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5665444989149069954" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Courtissime billet pour adjurer tous les amateurs de BD ésotéricoïde (notamment avec des templiers dedans) d'éviter le tome 3 des Voies du Seigneur qui n'apporte rien d'intéressant et ne décolle jamais au delà d'un vague ennui.&lt;br /&gt;Tant qu'on y sera, on pourra aussi éviter les deux premiers tomes de la série qui ne présentent guère plus d'intérêt.&lt;br /&gt;Refermer ces albums puis y penser deux minutes m'a remis en tête la phrase historique de Margaret Thatcher : "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;I want my money back".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les voies du Seigneur, BD, 3 tomes&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-1193357920119054812?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/1193357920119054812/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=1193357920119054812' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/1193357920119054812'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/1193357920119054812'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/toi-zossi-economise-40-euros.html' title='Toi zossi, économise 40 euros'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-nRFt-uDkces/Tp-0M2i_QoI/AAAAAAAABso/b4feP04b3vk/s72-c/Voies%2Bdu%2Bseigneur.gif' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-6172181323363460833</id><published>2011-10-19T18:11:00.005+02:00</published><updated>2011-10-19T18:55:22.620+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sapience'/><title type='text'>Le malade bouge encore</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-FXHxgj1auts/Tp72zwdeP7I/AAAAAAAABsc/qOu0BxXyQVc/s1600/Ou%2Bva%2Bl%2527Amerique.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 132px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-FXHxgj1auts/Tp72zwdeP7I/AAAAAAAABsc/qOu0BxXyQVc/s200/Ou%2Bva%2Bl%2527Amerique.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5665236750320943026" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Où va l'Amérique d'Obama&lt;/span&gt;", est un essai dans lequel Hervé de Carmoy analyse la situation des USA dans le monde changeant de l’après Guerre Froide et de la montée en puissance de l’Asie.&lt;br /&gt;Il commence sur une passionnante ouverture d’Alexandre Adler qui détaille le développement et l’état actuel de la géopolitique des USA, et définit les quatre axes de ce que devrait être la nouvelle stratégie du pays pour le XXIème siècle : le retour du primat de la politique intérieure, la gestion, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;par containment&lt;/span&gt;, de la Chine, le redimensionnement de son armée, l’acceptation du projet européen. De grande qualité, cette ouverture, met en évidence la complexité de toute position géostratégique, loin des simplifications habituelles et des affirmations binaires. Elle montre aussi que tout changement stratégique est long et pénible car les inerties sont fortes, et les alliances difficiles à changer.&lt;br /&gt;Suit le texte de de Carmoy. Les forces et les faiblesses des USA y sont analysées, et la nécessité d’une pérestroïka américaine est pointée. Le modèle de développement qui a fait la force des USA depuis au moins le début du XXème siècle, et sûrement depuis la Seconde Guerre Mondiale est en voie d'épuisement. L’&lt;span style="font-style:italic;"&gt;imperium&lt;/span&gt; fondé sur la puissance économique, appuyée sur un dollar « &lt;span style="font-style:italic;"&gt;as good as gold&lt;/span&gt; », et la suprématie militaire, donc diplomatique, est entrée en déliquescence. L’armée, étirée à l’extrême, est à la limite de son possible, le dollar baisse lentement mais sûrement, l’économie a connu une crise presque sans précédent, le système financier est largement hors de contrôle. La puissance politique du pays se ressent de toutes ces avanies et oblige les USA à repenser leur posture. Dans ce moment de bascule, c’est à une analyse stratégique forces/faiblesses/opportunités que se livre l’auteur, à travers cinq thèmes principaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démographie : les USA sont en passe de ne plus être un pays majoritairement blanc. L’immigration latino et asiatique transforme le pays en profondeur (de manière différenciée, l’intégration se faisant à un niveau plus élevé pour les asiatiques). Mais les blancs restent dominants, tant économiquement que politiquement. Et, dans le même temps, les USA ne parviennent plus à attirer suffisamment de cerveaux pour nourrir innovation et croissance. Dans le peuple, inégalités sociales et tensions persistent alors que, dans l’élite, un égalitarisme politiquement correct est la règle indiscutée (notons que dans le cas général les américains ne sont pas un peuple égalitariste). Les USA devront parvenir à rénover le rêve américain pour attirer de nouvelles populations tout en assurant des opportunités d’ascension sociale à ses immigrés afin de recommencer à être le pays qui attire les élites du monde (qui innovent) et le lumpenprolétariat d’Amérique latine (sans lequel l’économie américaine ne peut pourvoir ses emplois non qualifiés). Ils l'ont fait en grande partie par l'endettement. Il va falloir trouver autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le système financier : le système financier américaine est au bord du gouffre après avoir fait sauter progressivement toutes les règles prudentielles héritées de la crise de 29,  et avoir innové au delà du raisonnable, en délaissant le métier traditionnel de la banque pour se droguer aux marchés financiers et à leurs résultats incroyables. Il est indispensable de réformer en profondeur le système en y ramenant des règles éthiques et des hommes qui les portent, et en se recentrant sur le métier traditionnel du secteur bancaire, le financement de l'économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’innovation : les USA ont été pendant longtemps sur la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fronti%C3%A8re_technologique"&gt;frontière technologique&lt;/a&gt;. Ca peut devenir moins vrai dans un avenir proche. Concurrencés par l’Inde et le Chine dans la production d’ingénieurs et de docteurs, nantis de capital riskers échaudés par les pertes de la crise récente, ainsi que d’un Etat fédéral moins enclin que par le passé à financer en sous-main la recherche en dépit de ses affirmations libérales, les USA risquent de ne plus être le moteur du progrès technique qu’ils furent. Il leur faut réactiver l’immigration de cerveaux qui caractérisa les années 50 par exemple, réparer un système de financement des entreprises innovantes qui a longtemps été le meilleur du monde, et remettre l’Etat dans le jeu de l’innovation, y compris en finançant la recherche spatiale ou militaire, ce qui a toujours été son faux nez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La politique étrangère : la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Doctrine_Monroe"&gt;doctrine Monroe&lt;/a&gt; était isolationniste (traditionnellement, aux USA, la politique étrangère a pour but ultime la sécurité). Les USA s’en sont progressivement détournés. Vont-ils y revenir ? La Guerre Froide terminée, sans véritable adversaire militaire, les USA devraient se recentrer sur leur continent, diminuer la taille de leur (dispendieuse) armée, accepter le multilatéralisme. Ils ne peuvent retrouver leur puissance mondiale qu’en récupérant la force économique à l’intérieur de leur frontière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’armée : l’armée américaine a été organisée et calibrée pour faire face à la Guerre Froide. Cette doctrine ne peut perdurer. Elle a besoin aujourd’hui de plus de spécialistes, de plus de matériels hi-tech (notamment de surveillance électronique), de moins d’hommes en armes, et de plus de forces spéciales sur le terrain, renseignant et intervenant. Elle a aussi besoin de moins de matériel (qu’on pense aux bombardiers nucléaires qui ont volé 24 heures sur 24 pendant toute la Guerre Froide au cas où…), mais de matériel plus efficace, car plus précis voire automatiques, dans les combats de contre-insurrection ou les situations de déséquilibre du fort au faible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Carmoy considère donc que les USA peuvent conserver leur puissance en se transformant, en osant affronter une pérestroïka. Rien ne dit qu’Obama ou ses successeurs parviendront à prendre ces virages, car les intérêts et les résistances sont forts, mais, pour l’auteur, il n’y a pas d’autre voie pour éviter le déclin.&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Où va l'Amérique d'Obama&lt;/span&gt;" est un ouvrage fort intéressant qui mêle politique intérieure et géopolitique, tant les USA ne peuvent exister hors du monde, et tant tout mouvement des USA créent des vagues qui font bouger le monde. Mon seul bémol est la place peut-être excessive donnée par l'auteur aux aspects bancaires dans ses analyses.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Où va l'Amérique d'Obama, Hervé de Carmoy, Alexandre Adler&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lu dans le cadre d'un &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Masse Critique Babélio&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-6172181323363460833?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/6172181323363460833/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=6172181323363460833' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/6172181323363460833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/6172181323363460833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/le-malade-bouge-encore.html' title='Le malade bouge encore'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-FXHxgj1auts/Tp72zwdeP7I/AAAAAAAABsc/qOu0BxXyQVc/s72-c/Ou%2Bva%2Bl%2527Amerique.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-2740552418183857280</id><published>2011-10-14T16:52:00.004+02:00</published><updated>2011-12-20T10:10:43.481+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantasy'/><title type='text'>Démonianthropie</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-YzoPf-BWTVs/TphPziXaNYI/AAAAAAAABsQ/hyKdMSmbkiU/s1600/Cytheriae.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5663364278235313538" src="http://3.bp.blogspot.com/-YzoPf-BWTVs/TphPziXaNYI/AAAAAAAABsQ/hyKdMSmbkiU/s200/Cytheriae.jpg" style="cursor: hand; cursor: pointer; display: block; height: 200px; margin: 0px auto 10px; text-align: center; width: 132px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cytheriae&lt;/span&gt;" est le second roman de Charlotte Bousquet à se dérouler dans l’Archipel des Numinés, après "Arachnae". Il a reçu le prix Elbakin 2010 et le prix Imaginales 2011. Et pourtant j’ai préféré "Arachnae" dont &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/09/tous-les-moyens-sont-bons-quand-ils.html"&gt;il faut lire la chronique ici&lt;/a&gt;. Comme quoi…&lt;br /&gt;Principauté de Cytheriae, dans l’Archipel. L’organisation politique et sociale est sensiblement la même qu’à Arachnae. Une Princesse, vieillissante, trois Moires, voix et vouloir supposé de la déesse Lune, une aristocratie parasitaire, un petit peuple actif, et une zone de relégation, peuplée de réfugiés d’une autre principauté pestiférée. Et, un peu comme dans Arachnae, une série de meurtres suscite l’intérêt de membres de la Garde.&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cytheriae&lt;/span&gt;" raconte plusieurs intrigues parallèles, qui ne se déroulent pas toutes sur le plan matériel. Le lecteur aura à faire à une vengeance magique, à une situation insurrectionnelle, à un secret d’Etat, et à une guerre entre non humains. Les évènements décrits dans Arachnae ont de l’écho à Cytheriae, et on envisage avec ravissement une fresque à grande échelle éclairant la totalité de l’Archipel et de la guerre mystique qui semble s’y jouer.&lt;br /&gt;Le thème central de "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cytheriae&lt;/span&gt;" est le souvenir, le remords, et le pouvoir qu’ils possèdent (rappelant l’excellente nouvelle &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/08/iron-maiden.html"&gt;La stratégie de l’Araignée&lt;/a&gt;). Le personnage principal est hanté par son passé. Les souvenirs servent d’arme. Ils corrompent aussi, et poussent à la folie un homme simple. Ils sont enfin matérialisés dans le personnage de la Bête, remords vivant de la cité et preuve tangible des fautes de sa souveraine, la Pasiphaé des Numinés. C’est aussi un roman de la névrose. Névrose de l’héroïne qui dit être morte une fois, obsessions amoureuses non réciproques qui tournent à la déraison. Perversion d'un désir détourné d'un objet humain. Rien d’étonnant si l’auteur cite Freud en exergue.&lt;br /&gt;C’est aussi un roman qui dit l’insensibilité des puissants à la misère sociale et le sort peu enviable fait aux étrangers. Il est de fait plus politique qu’"Arachnae", notamment du fait de l’intervention d’une presse qui dénonce puis est contrainte à la clandestinité et aux libelles, tout en l'étant moins car on ne voit pas comment décident les puissants. On ne voit que le résultat de leurs décisions qui se manifestent ici par la manipulation de la foule et le sacrifice du bouc émissaire.&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cytheriae&lt;/span&gt;" enfin décrit un monde en décomposition qui rappelle la Venise architecturale, brillante &lt;span style="font-style: italic;"&gt;on stage&lt;/span&gt; et pourrissante &lt;span style="font-style: italic;"&gt;backstage&lt;/span&gt;, mais aussi un film comme "Blue Velvet" dans lequel la corruption est dissimulée derrière l’image sans tache d’une petite ville américaine proprette. Les principautés sont vieilles, usées, injustes, et la splendeur de leurs palais ne suffit pas à cacher que le temps du changement arrive.&lt;br /&gt;Sur le fond donc, il y a de la matière. Pour la forme, elle est toujours d’aussi grande qualité. Vocabulaire riche, à la limite de la préciosité (positif sous ma plume), poèmes, extraits de pièces de théâtre, libelles qui ressemblent à des fables de la Fontaine, "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cytheriae&lt;/span&gt;" a été écrit par quelqu’un qui sait écrire. Ce texte est un plaisir pour les yeux, du même genre que celui qu’on peut avoir en admirant un beau tableau ou une belle statue.&lt;br /&gt;Et pourtant j’ai préféré "Arachnae". Je serais tenté de dire : « Qui trop embrasse, mal étreint ». Il y a trop de points de vue dans "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cytheriae&lt;/span&gt;", trop de niveaux de réalité, et ils alternent trop vite. "Arachnae" était tendu par l’enquête de son héroïne qui faisait le lien entre les différents protagonistes. Ici il y a trop d’enjeux distincts, parfois indépendants (l’intervention du noble d’Arachnae est, de ce point de vue, significative), trop de niveaux d’interventions pour les personnages (entre l’enquête de terrain du nécromant et son enquête magique par exemple). La narration est, de ce fait, heurtée et les liens entre les différents évènements un peu trop lâches pour que le lecteur ait le sentiment qu’il ne quitte un aspect de la réalité globale que pour aller vers un autre de ses aspects. On peut écrire de multiples fils, comme George RR Martin, mais il faut alors se donner une longue narration. "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cytheriae&lt;/span&gt;" est trop court pour tout ce qu’il aborde. C’est dommage. Il n’en reste pas moins un roman très bien écrit qui fait avancer le lecteur dans la compréhension de ce qui est en jeu dans l’Archipel des Numinés. Dans un monde où le style est trop souvent sacrifié à une spontanéité de mauvais aloi, le cycle des Numinés est une respiration agréable et bienvenue.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Cytheriae, Charlotte Bousquet&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://citriq.net/9782354080808"&gt;&lt;img alt="CITRIQ" src="http://citriq.net/widget/54d.png" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-2740552418183857280?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/2740552418183857280/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=2740552418183857280' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/2740552418183857280'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/2740552418183857280'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/demonianthropie.html' title='Démonianthropie'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-YzoPf-BWTVs/TphPziXaNYI/AAAAAAAABsQ/hyKdMSmbkiU/s72-c/Cytheriae.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-4899226548355579318</id><published>2011-10-12T21:29:00.003+02:00</published><updated>2011-10-12T21:53:02.996+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Je est un autre</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-MSeLd3O_GEs/TpXqzR1nwzI/AAAAAAAABsE/PHvHFgjj-hI/s1600/Do-Androids-Dream-of-Electric-Sheep-Tome-3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 130px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-MSeLd3O_GEs/TpXqzR1nwzI/AAAAAAAABsE/PHvHFgjj-hI/s200/Do-Androids-Dream-of-Electric-Sheep-Tome-3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5662690273170801458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tome 3 de l'adaptation BD du "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Do androids dream of electric sheep&lt;/span&gt;" de Philip K. Dick. Après un &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/07/androids-are-still-dreaming.html"&gt;tome 2&lt;/a&gt; mettant Deckard en action, le 3 est celui des doutes et des questions.&lt;br /&gt;Au coeur du développement du roman, le lecteur se retrouve en territoire dickien connu, assez loin du film de Ridley Scott. Faux semblants, questions d'identité, doutes sur la sienne propre, la barrière entre humains et androides se fait floue. Dans un monde où les souvenirs peuvent être implantés, il est difficile d'être convaincu de sa propre humanité, surtout quand il est patent que certains androides ignorent leur condition. Qu'en sera-t-il de Deckard ?&lt;br /&gt;Sur le texte, toujours rien à dire, c'est celui de K. Dick intégralement.&lt;br /&gt;Trait et couleur restent de bonne qualité mais, l'action se passant presque intégralement en intérieur, il se banalise en perdant de son particularisme post-apo dickien.&lt;br /&gt;L'adaptation est toujours passionnante à lire, grace à son matériau de base, à savoir un texte décrivant un monde riche et détaillé, dans lequel se passe une histoire prenante, prétexte à de nombreux questionnements sur humanité et identité. Comme toujours, K. Dick impressionne.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Do androids dream of electric sheep ? tome 3, d'après Philip K. Dick, adapté par Tony Parker&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-4899226548355579318?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/4899226548355579318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=4899226548355579318' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4899226548355579318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/4899226548355579318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/je-est-un-autre.html' title='Je est un autre'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-MSeLd3O_GEs/TpXqzR1nwzI/AAAAAAAABsE/PHvHFgjj-hI/s72-c/Do-Androids-Dream-of-Electric-Sheep-Tome-3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-5295922112530728124</id><published>2011-10-10T17:14:00.005+02:00</published><updated>2011-10-10T18:41:53.096+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Sword to plowshare</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-R7VBdRXCtpQ/TpML7jazFiI/AAAAAAAABr8/_0gvjxYv5w4/s1600/wolverine-old-man-logan.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 133px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-R7VBdRXCtpQ/TpML7jazFiI/AAAAAAAABr8/_0gvjxYv5w4/s200/wolverine-old-man-logan.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661882274282673698" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est un tueur-né dont on a fait une arme invincible. Longtemps sa puissance de combat n'a été égalée que par sa détermination amorale à vaincre à tout prix. Ce n'est plus vrai. Plusieurs dizaines d'année après la guerre apocalyptique qui a permis aux super-villains de prendre le pouvoir en éliminant presque tous les super-héros, Logan (Wolverine) n'est plus qu'un vieil homme fatigué et anéanti. Porteur d'un terrifiant secret, il s'est juré de ne plus jamais combattre. Marié, père de deux enfants, il tente de survivre sur une petite ferme dont il paie le loyer exorbitant aux enfants du clan Hulk. Contacté par un Hawkeye (atteint de glaucome) aussi vieux que lui pour une mission de transport, il n'accepte, à condition de ne pas combattre, que pour payer au clan Hulk des dettes dont le non-paiement signifie la mort. Tous les deux vont traverser une Amérique en ruines pour livrer un peu d'espoir à Washington.&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Old man Logan&lt;/span&gt;" est une BD dure, dans la veine de ce qu'a déjà fait Mark Millar sur The Authority ou Judge Dredd. Elle est surtout riche en rebondissements. Les deux héros vieillissants vont de déception en déception, de drame en drame, dans un chemin de croix qui verra la renaissance douloureuse de Wolverine.&lt;br /&gt;Les graphismes, fins et détaillés, servent à merveille l'histoire en n'occultant aucune blessure, aucune destruction, aucun jet de sang. Les couleurs, très lumineuses, explosent au visage du lecteur, et ne lui laissent aucun repos.&lt;br /&gt;Hardcover grand format, "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Old man Logan&lt;/span&gt;" est un bien beau &lt;span style="font-style:italic;"&gt;comic&lt;/span&gt;, traduit et publié par Panini, qui a fait ici un joli travail.&lt;br /&gt;Si on n'apprécie pas les comics, on pourra lire avec profit &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2009/02/lhomme-qui-valait-moins-quun-kopek.html"&gt;Le dernier de son espèce&lt;/a&gt;, d'Andréas Eschbach, sur un thème très proche.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Old man Logan, Mark Millar, Steve McNiven&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lu dans le cadre du &lt;a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/12/challenge-fins-du-monde.html"&gt;Challenge Fins du Monde&lt;/a&gt; de Tigger Lilly&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-pBLetcgYde4/TZb1VOWc4PI/AAAAAAAABUk/gX6TRCBmtMg/s1600/Fin%2Bdu%2Bmonde.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 129px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-pBLetcgYde4/TZb1VOWc4PI/AAAAAAAABUk/gX6TRCBmtMg/s200/Fin%2Bdu%2Bmonde.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5590925732405371122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-5295922112530728124?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/5295922112530728124/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=5295922112530728124' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/5295922112530728124'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/5295922112530728124'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/sword-to-plowshare.html' title='Sword to plowshare'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-R7VBdRXCtpQ/TpML7jazFiI/AAAAAAAABr8/_0gvjxYv5w4/s72-c/wolverine-old-man-logan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-8269413080743713335</id><published>2011-10-09T10:30:00.005+02:00</published><updated>2011-10-09T13:39:17.810+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><title type='text'>Suite (et parfois fin)</title><content type='html'>Trois albums aujourd'hui. Trois suites, dont l'une est aussi une fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-Hk8xCOhfyCg/TpFb4yA1OfI/AAAAAAAABrk/BWWb7URtuEI/s1600/alchimie_002.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 146px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-Hk8xCOhfyCg/TpFb4yA1OfI/AAAAAAAABrk/BWWb7URtuEI/s200/alchimie_002.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661407237637487090" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Avec "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le dernier roi maudit&lt;/span&gt;" Nolane et Roman terminent de fort belle manière le feuilleton de la vengeance des templiers. On y croise Vidocq, en attendant le jour proche où Nolane en fera &lt;a href="http://millenaire.blogspot.com/2010/06/gothic-vidocq-locculte-au-quai-des.html"&gt;son personnage principal&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-5cnqJS9iddY/TpFb_TnrprI/AAAAAAAABr0/FlQ_7ZxmGo8/s1600/zombies2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 145px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-5cnqJS9iddY/TpFb_TnrprI/AAAAAAAABr0/FlQ_7ZxmGo8/s200/zombies2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661407349738022578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tome 2 du &lt;a href="http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2010/07/all-we-ever-got-was-cold.html"&gt;Zombies&lt;/a&gt; de Bec, Cholet, Champelovier, "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;De la brièveté de la vie&lt;/span&gt;", est d'aussi bonne qualité que le 1. Dur, vif, joliment dessiné, il ne peut revendiquer l'originalité mais se targuer d'être du travail bien fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-bF0K_VXacZg/TpFb8WIofbI/AAAAAAAABrs/gSceuGfmNxM/s1600/Assassin%2BRoyal%2B5.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 144px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-bF0K_VXacZg/TpFb8WIofbI/AAAAAAAABrs/gSceuGfmNxM/s200/Assassin%2BRoyal%2B5.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661407298873490866" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Complot&lt;/span&gt;" est le cinquième tome de l'adaptation de "L'assassin royal" de Robin Hobb en BD. Elle a les qualités et les défauts des romans. J'aime sa profondeur psychologique, mais certains pourront trouver la progression trop lente. Qu'on sache seulement que c'est dans ce tome que Royal fait monter en puissance ses funestes entreprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'assassin royal, t5, Gaudin, Picaud&lt;br /&gt;Zombies, t2, Bec, Cholet, Champelovier&lt;br /&gt;Alchimie, t2, Nolane, Roman&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-8269413080743713335?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/8269413080743713335/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=8269413080743713335' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8269413080743713335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/8269413080743713335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/suite-et-parfois-fin.html' title='Suite (et parfois fin)'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-Hk8xCOhfyCg/TpFb4yA1OfI/AAAAAAAABrk/BWWb7URtuEI/s72-c/alchimie_002.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-500541336383494687</id><published>2011-10-05T15:07:00.004+02:00</published><updated>2011-10-05T15:57:55.125+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='BD/Polars/Autres'/><title type='text'>I need lunch</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-SjCJyeV699o/ToxWoDX24TI/AAAAAAAABrc/onTh7d3Ssz0/s1600/paradoxia.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 131px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-SjCJyeV699o/ToxWoDX24TI/AAAAAAAABrc/onTh7d3Ssz0/s200/paradoxia.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5659994077797998898" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=-rTQgq-qatE"&gt;I need lunch&lt;/a&gt;, c'est une chanson du groupe punk américain &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Dead_Boys"&gt;Dead Boys&lt;/a&gt;. La groupie qui s'émerveille ci-dessous d'assister à un concert où on crie son nom, c'est &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lydia_lunch"&gt;Lydia Lunch&lt;/a&gt;. Egérie du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/No_wave"&gt;no wave&lt;/a&gt;, comme &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Christa_P%C3%A4ffgen"&gt;Nico&lt;/a&gt; l'a été de la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Factory"&gt;Factory&lt;/a&gt;, Lunch promène sa carcasse dans le milieu underground, de New-York à Los Angelès, en passant par New-Orleans. "&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Paradoxia&lt;/span&gt;" est son journal, une autobiographie à la dureté assumée.&lt;br /&gt;Sexe, drogue, alcool, un peu de go-go et de prostitution, mecs de passage, coups rapides, squats, vols, sont les mots qui décrivent la vie de Lydia dès son arrivée à New-York à l'âge de 16 ans, fuyant un père incestueux et violent, et un avenir bouché. C'est ce dont parle le livre.&lt;br /&gt;L'ouvrage a trois qualités majeures. D'une part, Lydia n'essaie jamais d'arranger son histoire ou de se donner le beau rôle. Sans s'apitoyer, elle décrit une vie dangereuse et excitante dans laquelle elle cherche l'adrénaline, qui est sa drogue principale, et  l'exorcisme, par la répétition, jusqu'à l'écoeurement, des tourments fondateurs de son enfance. Elle dit sa froideur, son calcul, son égoïsme, comme peu oseraient le faire. D'autre part, Lunch décrit en peu de mots, mais fort bien, la saleté et la corruption urbaine. Et la ville n'est pas seulement répugnante. Même les institutions, en particulier les urgences qu'elle fréquente souvent, y sont dysfonctionnelles. Glauque à souhait, par moment son style rappelle le &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Splatterpunk"&gt;splatterpunk&lt;/a&gt;, a fortiori lorsqu'elle décrit New-Orleans, antre de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Poppy_Z._Brite"&gt;Poppy Z. Brite&lt;/a&gt;, même si c'est Hubert Selby Jr. qui fait son panégyrique. Enfin, Lydia a une manière concise et précise de croquer une personnalité en quelques paragraphes qui font de ses amants des personnages immédiatement réalistes et incarnés.&lt;br /&gt;Les deux gros défaut du livre sont, d'une part une accumulation de scènes de sexe très détaillées (dans la première moitié du livre) qui lassent par leur répétition, d'autre part l'absence de tout ce qui fait qu'elle est connue, c'est à dire sa musique, sa poésie, ses contacts avec le milieu punk au moment du bouillonnement du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/CBGB"&gt;CBGB&lt;/a&gt;, etc... La vie de Lydia, telle que narrée dans "Paradoxia" pourrait être celle de n'importe quelle junkie nymphomane, alors qu'elle est loin de n'être que cela.&lt;br /&gt;On peut écouter la dame ici, avec &lt;a href="http://www.lydia-lunch.org/"&gt;Big Sexy Noise&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Mais si on trouve que Mademoiselle Lunch est trop méchante, plus même que Gromovar, on peut écouter &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=40-8wOTzQis"&gt;ça à la place&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Paradoxia, Lydia Lunch&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Livre lu dans le cadre d'une Masse Critique &lt;a href="http://www.babelio.com/"&gt;Babélio&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;iframe width="420" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/aUfTBAFpVG8" frameborder="0" allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/center&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6683582726066073132-500541336383494687?l=quoideneufsurmapile.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/feeds/500541336383494687/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6683582726066073132&amp;postID=500541336383494687' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/500541336383494687'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6683582726066073132/posts/default/500541336383494687'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/10/i-need-lunch.html' title='I need lunch'/><author><name>Gromovar</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16277025101923585435</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='33' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_6RAwewvUfwM/SNEslgRlbSI/AAAAAAAAAUo/jHi13VCGy9Y/S220/Gromovar.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-SjCJyeV699o/ToxWoDX24TI/AAAAAAAABrc/onTh7d3Ssz0/s72-c/paradoxia.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6683582726066073132.post-6149694217241523850</id><published>2011-10-03T07:08:00.004+02:00</published><updated>2011-10-03T12:15:13.404+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Planète SF'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='SF'/><title type='text'>Vers l'Orient compliqué, je volais avec des idées simples</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-wQvi-fl9Fh4/TolDbB8oQPI/AAAAAAAABrU/EDD8lydlSkU/s1600/Reves-de-Gloire.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 145px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-wQvi-fl9Fh4/TolDbB8oQPI/AAAAAAAABrU/EDD8lydlSkU/s200/Reves-de-Gloire.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5659128538425999602" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un livre aussi personnel que “&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Rêves de Gloire&lt;/span&gt;” ne peut faire l’objet, me semble-t-il, que d’une chronique qui l’est aussi. Alors, c’est parti.&lt;br /&gt;“&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Rêves de Gloire&lt;/span&gt;” est un pavé de 700 pages dans lequel RC Wagner revisite et réinvente l’histoire de la guerre d’Algérie et de l’indépendance subséquente, ce non-dit central de l’Histoire contemporaine de la France, ce passé qui ne veut pas passer. Uchronique, “&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Rêves de Gloire&lt;/span&gt;” utilise un point de divergence principal : De Gaulle est mort dans un attentat en 61, tout ce qui suit sur le plan politique est donc très différent de ce que nous connaissons. Il y a une seconde divergence au moins aussi importante dans le récit de Wagner : Tim Leary introduit la Gloire (in the sky with diamonds ?) en France au début des années 60 ce qui donne naissance au mouvement vautrien, hippies avant l’heure qui feront florès dans l’Algérois. Si l’on cherche un résumé plus détaillé, le Net en regorge, et je suis toujours aussi dubitatif devant cet exercice.&lt;br /&gt;Disons-le tout net, “&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Rêves de Gloire&lt;/span&gt;” est le fruit d’un énorme travail et ça se sent. Le fond historique est conséquent et très détaillé. Mouvements, personnages, sortent du fond des âges et reviennent s’adresser à nous (quand ai-je entendu parler de Messali Hadj pour la dernière fois ? ça fait un sacré bout de temps). Wagner rend parfaitement la complexité de la situation politique. Le conflit, central, entre indépendantistes et métropole, n’occulte pas les conflits qui agitent en interne les indépendantistes, les algériens de base (parfois sur des bases ethniques ou religieuses), les pieds-noirs, les métropolitains. Il n’y a pas deux camps, il y en a une infinité, aux valeurs et aux objectifs divergents. La guerre coloniale est aussi montrée comme  imbriquée dans un ensemble de mouvements géopolitiques qui sont loin de ne concerner qu’une France dont le rôle mondial s’amenuise. Les deux superpuissances s’intéressent au sort de cette terre, ainsi qu’un grand nombre de pays plus modestes, l’Espagne par exemple. Le lecteur, éclairé, sortira du roman avec l’impression, juste, que la situation était un vrai merdier que personne ne contrôlait et que peu pouvaient se vanter de comprendre dans les moindres détails. Il sera peut-être devenu aussi paranoïaque que les populations locales qui avaient fini par voir des barbouzes partout (souvent à juste titre).&lt;br /&gt;Pour ce qui est du décor, “&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Rêves de Gloire&lt;/span&gt;” décrit avec une économie de détails la ville d’Alger. Il est léger dans les descriptions, mais parvient néanmoins à rendre les paysages et les ambiances de la ville. Du beau travail que cette évocation.&lt;br /&gt;Au-delà de cet immense travail de documentation et de remise au jour d’une réalité oubliée ou occultée, la qualité principale, je dirais le tour de force du roman, est d’avoir réussi à donner la parole à tous les protagonistes du conflit. Aucun point de vue n’est négligé, et nous entendons la voix de chacun : algériens arabes, ou kabyles, ou mozabites, membres du FLN ou simples villageois, sympathisants ou opposants à la rébellion, européens d’Algérie (français mais aussi italiens ou espagnols) plus ou moins militants et/ou motivés par l’Algérie Française, groupes racistes ou non, soldats du contingent, légionnaires, métropolitains. Il n’y a pas de gentils ni de méchants dans “&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Rêves de Gloire&lt;/span&gt;”. Il y a quelques purs et quelques salauds,  mais il y a surtout des gens normaux qui font ce qu’ils croient juste et peinent à savo
